Undercover Automne/Hiver 2019 – Paris Fashion Week

Undercover – Automne/Hiver 2019 – Paris Fashion Week

in DÉFILÉS/Paris

Un peu plus tôt dans la journée, Pier Paolo Piccioli avait présenté sa collection pour Valentino, pour laquelle il avait collaboré avec le D.A d’Undercover, le japonais Jun Takahashi. Ce dernier avait appliqué sur plusieurs pièces de Pier Paolo Piccioli des graphiques de soucoupes volantes ainsi que les portraits du compositeur Ludwig van Beethoven et du romancier Edgar Allan Poe. Ces deux génies de l’art, l’un dans la musique et l’autre en écriture, ont eu la chance d’entrer en espace de quelques heures dans la dimension créative de deux maisons emblématiques de la mode : Valentino et Undercover, la première connue pour son élégance parisienne et la seconde pour son streetwear pointu.
Chez Undercover, Jun Takahashi reprend ces trois graphiques et les appliquait également sur ses manteaux, survêts, blousons matelassés, sweats avec ou sans capuche ou sur un ensemble qui ressemble à un pyjama. Ces motifs sont également accompagnés du nouveau logo que Pier Paolo Piccioli avait créé au nom de leur collaboration : “VU” pour Valentino/Undercover.
Cependant, l’inspiration principale de Jun Takahashi pour sa collection est toute autre. En effet, c’est un autre voyage dans le temps qui intéresse ici le créateur japonais : celui de Orange Mécanique de Stanley Kubrick avec son incroyable univers visuel et sonore, et sa violence stylisée et théâtrale. Ainsi, plusieurs portraits de Alex DeLarge, interprété dans le film par Malcolm McDowell, parfois avec son sourire sinistre ou avec ses crocs ensanglantés, se répètent sur plusieurs pièces de la collection – on comprend mieux la raison de la présence, dans les deux collections Valentino et Undercover, du compositeur Ludwig van Beethoven qui est l’idole d’Alex DeLarge. “Choodessny”, “Prestoopnik”, des slogans dans le style Nadsat, language argotique utilisé par Alex DeLarge, ont également été tricotés sur des chandails multicolorés, associés à la théâtralité des accoutrements inspirés de la Renaissance italienne, donnent à la collection des airs définitivement fantastiques, d’un brin romanesque.