Printemps/Été 2021

Raf Simons – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Raf Simons - Printemps-Été 2021

Avec Hedi Slimane, Raf Simons est l’un de rares créateurs qui montre une obsession mordante pour la culture des jeunes et sa nouvelle collection PE21 n’est pas une exception.

Si vous aimez notre travail, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés et cela nous aidera à continuer à garder Essential Homme toujours actif !☺

Mais ici, ce n’est pas la culture de jeunes actuels, celle d’une génération perdue, sujet de pessimisme et rongé par la menace de chômage et un avenir plus sombre, qui l’intéresse. La génération qu’il met en lumière dans cette collection est celle qui mangeait des pop-corns, buvaient du Coca-Cola devant Pique-nique à Hanging Rock, Barbarella, sursautaient de peur devant Scream et Alien ou jubilaient devant The Breakfast Club.

Teenage Dreams”, tel est le titre de sa collection, marque une fois encore le territoire connu du designer belge mais aussi une première pour lui puisqu’il intègre ici sa toute première collection pour femmes, bien que cet univers ne lui est pas totalement étranger – il a par exemple supervisé les collections pour femmes pendant ses années passées chez Jil Sander, Dior ou Calvin Klein.

Les silhouettes de cette saison sont particulièrement minces et il y avait beaucoup de slogans, de graphismes et de motifs abstraits et psychédélique, ainsi que des tirages photo des membres de l’équipe du studio de Raf Simons.

On y retrouve aussi nombres de silhouettes signature de Raf, tels ces cols roulés colorés, ces blazers boxy, ces gros tricots qui s’intercalent avec des looks rétro : vestes en cuir sans manches et pantalons évasés.
Il y a de la nostalgie mais aussi de l’intemporalité dans cette collection d’un brin irrévérencieux.

Rynshu – Printemps/Été 2021 – Tokyo Fashion Week

/
Rynshu - Printemps-Été 2021 - Tokyo Fashion Week

Défilant habituellement à Paris, Rynshu Yamaji a, comme Rei Kawakubo de Comme des Garçons, a laissé la capitale française dernière lui en raison de la pandémie pour défiler pour la première fois à la Tokyo Fashion Week.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Avec un jardin traditionnel japonais en toile de fond, on aurait pu penser que les influences de son pays natal allaient jouer une part importante mais le designer continue cette saison de miser sur le Rock’n’Roll qui a influencé de nombreuses années son travail.

Cachés derrière des lunettes de soleil noires, les hommes Rynshu paradent dans des costumes slims dont beaucoup coupés dans des matières très brillantes et voyantes (tissus incrustés de strass ou à imprimés d’animaux multicolores) ou dans de la dentelle. Ces matières ont également été appliquées à des shorts, blousons, vestes motards… Cependant, Rynshu Yamaji les a associés à des pièces sombres d’une part pour jouer sur les contrastes et d’autre part, pour atténuer ces effets bariolés et quelque peu tape-à-l’oeil.

meanswile – Printemps/Été 2021 – Tokyo Fashion Week

/
Meanswhile - Printemps-Été 2021 - Tokyo Fashion Week

Bien que sa marque meanswile existe depuis de nombreuses années mais c’est la première fois que Naohiro Fujisaki la fait défiler durant la Tokyo Fashion Week cette saison.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

À l’inverse de beaucoup de créateurs à la Tokyo Fashion Week qui jouent la partition de la fantaisie, la collection Printemps/Été 2021 de meanswile mise sur la portabilité et la fonctionnalité, la proportion et l’asymétrie.

Ainsi, des influences de vêtements d’extérieurs et de sport, notamment d’escalade, et des détails utilitaires ont été intégrés avec cohérence dans cette collection. On pense à des sangles, des fermetures zippées, des sur-bottes, des couches matelassées, des pantalons cargos, des ponchos courts et des couvre-bras avec cordon de serrage qui se superposent et s’accordent pour créer des silhouettes spacieuses. Le tout principalement dans des tons neutres de noir, gris, beige et kaki.

Dion Lee – Printemps/Été 2021 – New York Fashion Week

/
Dion Lee - Printemps-Été 2021

Pour sa saison Printemps/Été 2021, l’Australien Dion Lee a trouvé ses inspirations dans le changement climatique de New York qui a vu ces dernières années son climat fortement modifié, passant de zone continentale humide à subtropicale dû à ses hivers de plus en plus chauds et ses pluies torrentielles en été.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Ainsi, Dion Lee a investi un entrepôt de Bushwick pour présenter sa collection restée fidèle à l’esprit architectural qui a contribué au succès de sa marque, mais qui s’avère plus adoucie cette saison en raison des impulsions organiques de la nature.

L’un des éléments phares de la collection est les feuilles de Monstera qui symboliserait l’étouffement. L’étouffement dû à la pollution ? au changement climatique causé par les activités humaines et qui bouleverse tout le système organique et menace nombre d’espèces vivantes ?

Les feuilles de Monstera prennent ici l’aspect d’imprimés de camouflage subtils ou viennent “se greffer” sur un haut en cuir moulé. Il teste également de nouvelles expériences avec le macramé, notamment avec ses débardeurs et ses sandales épaisses.

À Shanghai, Lanvin évoque les années folles pour Printemps/Été 2021

/
Lanvin - Printemps-Été 2021 - Shanghai

En juillet dernier, alors que la Paris Fashion Week masculine devait avoir lieu mais a été finalement abandonnée pour cause de COVID-19, la maison Lanvin avait présenté une mini collection pour hommes via un lookbook photographié au Palais Idéal du Facteur Cheval, à Hauterives dans le Drôme.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Trois mois plus tard, Bruno Sialelli, le directeur de création de la plus vieille maison de couture parisienne, met le cap sur Shanghai pour un défilé mixte en bonne et due forme qui a eu lieu dans le magnifique jardin Yuyuan datant du XVIè siècle situé au centre de la Vieille Ville.

Embauché en 2019 pour relever la maison qui s’enfonçait dans des années de crise aussi bien en affaires qu’en création – Lanvin appartient désormais au conglomérat chinois Fosun International qui possède en outre le Cirque du Soleil – Bruno Sialelli qui a fait ses armes chez Loewe, Balenciaga, Alexander Wang et Acne Studios semble avoir réussi son pari, gagnant rapidement les faveurs de la critique, bien qu’en terme de vente, les espérances ne sont pas encore à la hauteur.

Cette saison, le designer a imaginé une garde-robe d’une grande élégance oscillant entre chic parisien et raffinement oriental, une volonté sans doute de resserrer ses liens avec l’Empire du Milieu et son marché gigantesque. “L’influence de la culture chinoise sur l’art et la mode des années 1920 est une source d’inspiration fondamentale pour ce défilé”, souligné la maison.

Son vestiaire repose sur des coupes pointues avec la proéminence des costumes trois pièces et ensembles plus lâches, des manteaux de coupe épurée, droits ou légèrement évasés, à simple et double boutonnage, associés à des pantalons plissés, cigarette ou amples, ou à des shorts.
Les imprimés et broderies inspirés des panneaux de laque Art déco du décorateur Jean Dunand, grand ami de Jeanne Lanvin, sont très présents et interviennent avec profusion sur des chemises, des polos, des cardigans et des shorts. Dans cette exubérance suspendue entre l’héritage et les codes de la maison, les éléments des traditions du Céleste Empire et la volonté de les inscrire dans la modernité, l’or est presque omniprésent, évoqué à la fois avec sobriété et l’excentricité précieuse, à côté d’autres éléments brillants (strass, broderies lumineuses, cristaux, détails dorés, etc.).

AMIRI – Printemps/Été 2021 – Los Angeles

/
AMIRI - Printemps-Été 2021

La pandémie a bouleversé toute l’industrie de la mode et le luxe en fait partie. Toutes les maisons et créateurs ont confronté du jour au lendemain de grands changements et le cas de Mike Amiri qui a dû laisser derrière lui Paris où il défilait ces trois dernières années pour Los Angeles.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Le natif de la région a ainsi choisi la Cité des Anges pour présenter sa collection aux accents ensoleillés du sud de la Californie.
Tourné par une journée radieuse à l’extérieur de la résidence Sheats-Goldstein, une propriété spectaculaire construite au début des années 60 par l’architecte John Lautner avec vue imprenable sur la ville, le défilé a transmis l’ambiance décontractée et ambitieuse de la marque, non seulement à travers les vêtements, le casting mais aussi la musique créée et interprétée par le producteur The Alchemist, lui aussi natif de Los Angeles.

Au cœur de la collection, la coupe décontractée emblématique d’AMIRI est associée à des vêtements de sport colorés inspirés des années 70, les constructions athlétiques devenant l’équivalent d’un costume sur mesure. Un blazer à double boutonnage est porté avec un short de basket-ball en cachemire et une chemise en soie; un manteau de couleur camel se joint à un short en cuir brillant tandis que des vestes universitaires sont portées par-dessus d’une salopette en ton sur ton ou d’un short-salopette en denim.

Bien que beaucoup de looks soient dans des couleurs monochromes, plusieurs imprimés tels les plantes de cannabis, les motifs hawaïens ainsi que les images des îles et des végétaux reflètent l’envie de voyager et le California way of life.

Michael Kors Collection – Printemps/Été 2021 – New York Fashion Week

/
Michael Kors Collection - Printemps-Eté 2021

Pas de photographes survoltés, ni de public, l’Américain Michael Kors, comme la grande majorité de maisons de mode et de créateurs, s’est aussi résigné à “confiner” la présentation de sa collection Printemps/Été 2021. Et c’est une première, en trente-neuf de carrière pour le designer !

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Présent en cette seconde partie de la New York Fashion Week, Michael Kors avait choisi de présenter sa collection via un défilé virtuel filmé dans un jardin communautaire du New York Restoration Project, l’organisation fondée par son amie Bette Midler. La vidéo de défilé est également accompagnée d’un documentaire de sept minutes, tourné par la jeune cinéaste Haley Elizabeth Anderson, racontant entre autres l’amour de Kors pour sa ville de New York.

Le choix du lieu n’est jamais anodin. Chez Michael Kors, ce jardin communautaire symbolise à ses yeux “la nature et la renaissance à travers une lentille urbaine”, et la sérénité qui en découle. Le créateur a ainsi voulu répercuter cet apaisement de l’esprit face à la nature en plein coeur d’une grande métropole qu’est New York sur sa collection. Une collection qui incarne à la fois la sobriété, en l’absence d’embellissements superflus, et la volupté dans ses vastes proportions.

Les lignes s’étirent quand les volumes prennent de l’ampleur. Les chemises très longues se portent avec des costumes et manteaux très décontractés. Le tout porté avec des sandales en cuir, l’accessoire indispensable de la saison.

Wales Bonner – Printemps/Été 2021 – London Fashion Week

/
Wales Bonner - Printemps-Été 2021 - London Fashion Week

Grace Wales Bonner poursuit le récit qu’elle a commencé avec sa collection Automne/Hiver 2020 “Lovers’ Rock”, explorant les codes de son identité caribéenne.

Appelée “Essence”, sa nouvelle collection Printemps/Été 2021 explore le style flamboyant du dance-hall au début des années 80 en Jamaïque, l’associant avec les codes les plus traditionnels de la couture britannique.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Les silhouettes sont coupées avec une grande fluidité, présentées cependant avec beaucoup de contrastes et de détails complexes qui ont rendus célèbres Wales Bonner.

À côté de cela, la créatrice introduit également dans sa collection de nombreux vêtements de sport hybrides, en collaboration avec adidas Originals.

Maison Kitsuné – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Maison Kitsuné - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Première directrice artistique à être nommée par Maison Kitsuné, la griffe parisienne fondée en 2002 par Gildas Loaëc et Masaya Kuroki, la Sud-coréenne Yuni Ahn avait mis fin à son contrat, en janvier dernier par un commun accord avec les fondateurs, après seulement un an passé à la tête des collections de la marque au renard.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Depuis son départ et dans l’attente d’une nouvelle nomination, Maison Kitsuné a lancé l’initiative “Guest Designers”, conviant un nouveau directeur artistique pour chaque nouvelle saison. Le premier à relever le défi fut l’anglais Marcus Clayton qui, après son passage à la fameuse Central Saint Martins, avait fait ses armes chez Alexander Wang, Givenchy période Riccardo Tisci et Rihanna pour le lancement sa marque Fenty en 2018.

Pour sa première collection en tant que directeur artistique, le Londonien a voulu rendre hommage aux deux villes d’origine de deux fondateurs de la marque : le français Gildas Loaëc et le japonais Masaya Kuroki. Il a ainsi puisé ses inspirations dans ce qui relie Paris et Tokyo : la lumière de ces villes, leur attitude, leur bon goût, leur sens de l’humour et l’amour des belles choses. Il mélange entre autres les styles qui les caractérisent : la bourgeoisie parisienne et le streetwear utilitaire japonais et vice-versa.

Le résultat est à la hauteur de l’amour porté pour ces deux pays : les basiques français revisités (marinières, chemises en popeline de coton et unisexes oversize, polos rayés de rugby, trenchs classiques) ont rejoint la vision de Clayton du streetwear japonais (vêtements de travail en sergé résistant, gabardines cirées et bandanas en soie Habotai) dans une fusion de silhouettes à la fois décontractées et élégantes.

Les tons de terre neutres (kaki, beige, camel) s’unissent aux nuances pastels de bleu ciel, de rose ou de blanc cassé sur une variété de pantalon de jogging à cordon, de chemises à rayures, de polos à rayures oversize ou à color-block. Quant aux pulls et aux tricots, ils mettent en valeur le célèbre renard au regard malicieux, tandis que les chapeaux safari et les pantalons cargo à poches surdimensionnées suggèrent l’envie d’évasion.

Photo : Arnaud Lajeunie

Paul Smith – Printemps/Été 2021 – London Fashion Week

/
Paul Smith - Printemps-Été 2021 - London Fashion Week

C’est une collection qui aurait dû être présentée durant la semaine parisienne de la mode masculine en juin dernier mais elle a été finalement présentée en showroom de la marque à Londres due à la pandémie.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Les inspirations de la collection Printemps/Été 2021 de Paul Smith sont sans surprise la nostalgie des vacances passées et l’envie de s’évader à nouveau lorsque les horizons sanitaires s’éclairciront, dans un avenir encore très incertain.

Durant les 16 semaines de confinement, Paul Smith a passé certaines de ses soirées à parcourir d’anciens albums de vacances avec sa femme, Pauline. De ces souvenirs attendrissants a émergé une collection à l’élégance décontractée qui fait de constants clins-d’œil aux styles des Havanais et ceux des années 70.

Pour les hommes, des imprimés floraux joyeux tirés des archives viennent fleurir sur des chemises et des shorts, tandis que des costumes monochromes prennent des teintes qui évoquent les jardins de Provence dans des tons de menthe, de lavande et de bougainvilliers rose-rouge.

Les silhouettes sont amples dont le confort et l’aisance ont été suggérés par des cordons de serrage. Et quand aux tissus, ils inspirent bien entendu de la légèreté, avec le seersucker, le coton biologique et le lin à 100%.

Maison Margiela – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Maison Margiela - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Pour la collection de Co-Ed Printemps/Été 2021 de Maison Margiela – 2nd collection sans défilé de la maison, John Galliano s’est associé une nouvelle fois au photographe Nick Knight et dévoile, dans un film de 45 minutes, un vestiaire sombre et théâtral inspiré par le tango.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Dans ce film, le créateur britannique revient sur le processus de création de cette collection qui implique, outre Nick Knight qui réalise ici le deuxième et dernier opus du projet S.W.A.L.K. initié pour la dernière collection Artisanal, le français Olivier Rizzo, la britannique Pat McGrath (maquillage) et le mannequin allemand Leon Dame, entre autres.

Tourné en Toscane, le film met en scène, dans une magistrale réalisation tout en mouvements, entre l’ancien et le merveilleux, entre l’imaginaire foisonnant emprunté à cette danse née en Amérique latine, le concept de Replica de la Maison qui désigne le recyclage de pièces vintage authentiques, ou upcycling, devenue ReCicla depuis la collection Automne/Hiver 2021.

Au programme : transformation des trouvailles vintage en de silhouettes entièrement nouvelles, habillées de couleurs couleurs traditionnelles de Tango.

Thom Browne – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Thom Browne - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Les Jeux Olympiques d’été de Tokyo ont peut-être été reportés à l’année prochaine – sous réserve de l’évolution de la pandémie qui ne semble pas affaiblie, l’événement sportif le plus suivi de la planète reste ancré dans l’esprit de Thom Browne qu’il en a fait le thème de sa nouvelle collection.
Cependant, ses Jeux se déroulent non pas en 2021 mais en 2132, quelque part dans l’univers à des centaines de milliers de kilomètres de la terre.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Dans la vidéo dévoilée pour l’occasion, on y voit le comédien Jordan Firstman et le mannequin Grace Mahary commenter et plaisanter en tant que commentateurs sportifs tandis que les porte-drapeaux et les sportifs alias mannequins descendent les marches du stade du Los Angeles Coliseum – le lieu a été choisi à la fois pour son architecture Art déco et pour avoir accueilli à deux reprises des Jeux olympiques de 1932 et 1984.

Je regardais Chariots of Fire et je suis resté coincé dans les années 1920. J’ai également vu une image de Suzanne Lenglen (championne de tennis française des années 20) dans ses incroyables cardigans à taille basse et jupes plissées”, a déclaré le designer. Il est à n’en pas douter que les silhouettes des années 20 et 30 ont largement influencé la collection de Thom Browne.

L’ensemble de la collection est rendu dans une palette presque entièrement blanche : ivoire, coquille d’œuf, jaune et gris pâles qui se prêtent si bien à la fantaisie du créateur. Les techniques sont toujours aussi minutieuses et témoignent une grande maîtrise tandis que les longues silhouettes sont autant l’occasion pour le créateur de brouiller les genres.

Et pour parasiter encore plus la perception de genres, Thom Browne renverse le positionnement des vêtements sur le corps : veste portée comme une jupe, jupe plissée comme un haut, mettant au défi la portabilité de ses vêtements. Mais ça, c’est une autre histoire !

Balenciaga – Pré Printemps 2021 – Paris Fashion Week

/
Balenciaga - Pré-Printemps 2021 - Paris Fashion Week

La rue est un terrain de chasse pour Demna Gvasalia qui s’inspire toujours des archétypes de gens qu’on croise dans la vie de tous les jours.

Pour la pré-collection Printemps-Été 2021 de Balenciaga, le créateur se sert de nouveau de la rue, non seulement pour ses inspirations, mais aussi comme le podium – n’oublions pas que c’est dans la rue que se montreront réellement les vêtements, aussi luxueux soient-ils.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

C’est par une vidéo, signée Walter Stern, publiée sur la toile que le Géorgien a dévoilé sa collection pour la maison Balenciaga. On y voit des hommes et des femmes arpenter, après la tombée de la nuit, les rues de Paris, lunettes de soleil sur le nez, au rythme de Sunglasses at Night chanté par le Canadien Corey Hart.

Majoritairement unisexes et de taille unique, ce qui “diminue l’impact environnemental d’un modèle de production” selon le communiqué de presse, les vêtements s’inscrivent dans une logique de durabilité avec 93,5% de tissus unis certifiés durables, recyclés ou issus de l’upcycling et 100% des impressions également éco-friendly.

Les looks sont enveloppants, taillés dans des largeurs et des longueurs exagérées – un esprit qu’on retrouve dans toutes les collections du Géorgien.

Les vêtements semblent faciles à porter, avec la subversivité et l’humour ironique qu’on connaît de Gvasalia. Par exemple : un jogging porté avec un top de soirée, un pull jeté sur la tête en guise de capuche ou un peignoir de bain assorti à des baskets et jeans aux finitions effilochées ou encore un pantalon de jogging bi-matière et bi-couleurs associé à une chemise aux manches ultra-oversize.

Le sportswear se mêle ainsi à des pièces plus couture, le streetwear aux codes du businesswear. Les frontières et les codes se diluent pour devenir un langage et un style à part entière d’une maison qu’on considère volontiers comme l’une des plus avant-gardistes de notre temps.

Givenchy – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Givenchy - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Première collection pour l’Américain Matthew M. Williams pour la maison Givenchy. Un début prometteur inaugurant un nouvel ère et un tournant pour la maison de luxe parisienne fondée en 1952 pour celui qui en a pris la direction artistique depuis seulement environ un trimestre.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Comment mixer l’élégance, héritage de la maison, et la modernité qu’il est censé d’apporter, lui, fondateur du label 1017 Alyx 9SM connu pour son esprit hype et confidentiel ? La réponse se trouve peut-être dans la netteté des lignes, le traitement des tissus – domaine de prédilection du créateur – mais aussi dans les prouesses techniques qu’il maîtrise à la perfection.

Suspendue entre le formel et le super décontracté, la collection fait la part belle aux looks presque monochromes, entre le noir – couleur fétiche de Hubert de Givenchy, le blanc et le rouge. La précision des coupes et le jeu de transparence sont traversés par des ornements métalliques et des colliers aux maillons XXL qui feront certainement fureur l’été prochain.
Une première collection, très attendue, qui prédit un avenir… en acier pour Matthew M. Williams chez Givenchy.

AMI Alexandre Mattiussi – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
AMI Alexandre Mattiussi - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Le 9, en Chine, est un chiffre de porte-bonheur. En Occident, il est synonyme de générosité, de l’altruisme et de la sensibilité. Le 9 est aussi, chez la maison AMI, un numéro de chance puisqu’elle fête cette année son 9ème anniversaire.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Malgré une pandémie et des contextes difficiles pour tous les acteurs de la mode, la maison AMI voit son succès se confirmer avec l’ouverture d’une boutique à Shanghai l’an dernier et une visibilité accrue avec la projection de son défilé Printemps/Été 2021 sur le célèbre Time Square à New York.

Pour son premier défilé au calendrier parisien féminin, Alexandre Mattiussi a choisi de faire défiler ses mannequins le long d’un quai pavé de la Seine, sous un ciel humide et la crépuscule déjà bien entamée – il était 20 heures passée et il pleut depuis plusieurs jours à Paris.

S’éloignant du côté plus androgyne de la marque, Alexandre Mattiussi célèbre le style parisien avec des mises à jour détendues et sensuelles de looks des années 70 et 90. Il y avait des shorts amples pour les hommes, des pantalons en cuir verni; des gilets courts sans manches portés à même la peau; des ensembles ton sur ton, incluant chemises oversize, manteaux et shorts larges, dans des teintes audacieuses pour le genre masculin comme le gris de lin, quand d’autres sont plus sobres, tels le camel, le marron, le bleu denim…
Une “collection sophistiquée, mais pas prétentieuse”, selon les propres mots du créateur.

Kenzo – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Kenzo - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Deuxième collection de Felipe Oliveira Baptista pour KENZO. C’est au cœur de la roseraie de l’Institut National de Jeunes Sourds à Paris, dans le 5ème arrondissement, que la collection a été dévoilée, une collection au message écologique, à la fois romantique et sportswear.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Le créateur portugais de la maison KENZO a choisi de jouer avec l’optimisme, comme la grande majorité de ses confrères et consœurs, avec une palette de couleurs fraîches et des imprimés floraux. Un peu de douceur dans ce monde qui navigue actuellement entre pandémie, conflits et instabilités sociaux et politiques. Douceur qu’on retrouve par ailleurs dans le petit pot de miel du Sacré Cœur posé sur chaque siège des invités – et ils sont tout de même plus d’une centaine à se déplacer, malgré une crise sanitaire accrue chaque jour davantage.

Et ces pots de miel – ce n’est pas par hasard qu’ils soient placés là – renvoient au thème de la collection. “Une ode aux abeilles” où l’imaginaire de l’apiculture est raconté avec beaucoup d’humour et d’énergie.

Dans ce contexte difficile, Felipe Oliveira Baptista a tenu à nous faire voyager dans son monde peuplé de couleurs, de fleurs et de flous (flou dans les formes avec des superpositions de couches dans le même ton; flou dans les motifs: “des coquelicots et hortensias qui pleurent”, décrit le créateur), tout en adaptant les caractéristiques utilitaires et de protection de ses silhouettes enveloppantes.

Le monde est perdu et chacun essaie de retrouver du sens, de l’ordre. Mais comment apporter des réponses dans ce contexte que personne ne comprend ?”, questionne le designer dans dans le journal de la collection de 36 pages distribué aux invités. Sa réponse pour les hommes se retrouve dans les capes et voiles de protection, dans de superbes costumes en coton souple, dans des coupe-vent style ikat, dans des gilets à poches multiples, dans des pulls transformés en tablier ou encore dans des gilets de gentlemen pêcheurs rallongés jusqu’au genou.
Une mode adaptable et pratique, idéale dans ce monde en plein chavirage où presque tous les repères ont été brouillés.

Marine Serre – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Marine Serre - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Après ses précédentes collections aux univers post-apocalyptiques, hantées par son regard visionnaire, la créatrice française Marine Serre balaie son regard sans compromis sur le monde bouleversé par la pandémie, avec une collection qui s’impose comme “le miroir de ces cinq derniers mois”.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

C’est à travers un court-métrage de 13 minutes, réalisé par les cinéastes Sacha Barbin and Ryan Doubiago, sur une musique originale de Pierre-Édouard Rousseau, que la créatrice, lauréate du prix LVMH en 2017, a dévoilé sa nouvelle collection.

Inspiré du concept d’Amor Fati (“amour du destin”) de Nietzsche qui invite à embrasser la réalité avec sa part de chaos et d’horreurs pour la dépasser, le court-métrage emprunte indéniablement son imaginaire aux films de science-fiction.

Le film nous envoie dans une boucle temporelle, divisée en trois parties représentant chacune un univers différent (un laboratoire, un paysage désertique façon Dune, un monde sous-marin). Dans chacune des trois parties du film jouent les mêmes acteurs portant des vêtements de la collection : costumes ou combinaisons seconde peau imprimés de croissants de lune, son motif fétiche, pièces utilitaires à grandes poches taillées dans un tissu moiré recyclé ou dans un nylon biodégradable, ensembles moulants, pull ou shorts motifs baroques, capes ou crinoline, visières et lunettes de soleil ou encore masques imprimés ou brodés de perles.

Je pense que nous nous sommes tous manqués pendant le verrouillage. Il y a un besoin d’appartenance aujourd’hui, et c’est cela qui a été mise en lumière dans le film”, a-t-elle déclaré.

Dries Van Noten – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Dries Van Noten - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Au lieu d’un défilé physique, l’Anversois Dries Van Noten a opté pour un simple lookbook publié sur son site ainsi qu’une vidéo de trois minutes, œuvres de la photographe néerlandaise Viviane Sassen.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

La collection, photographiée par Viviane Sassen entre une plage de Rotterdam et un studio d’Amsterdam, mélange les collections homme et femme, dans une série de pièces fluides et versatiles où abondent les vêtements extérieurs: parkas et vestes amples, chemises oversize en cotons traditionnels et où de la dentelle et de la maille filet viennent mettre leur grains de sel là où l’on n’attend pas !

Dries Van Noten s’est également intéressé aux films de l’artiste néo-zélandais Len Lye, un des premiers expérimentateurs de l’art en mouvement dans les années 20, dont les graphiques enivrants et ondulés, inspirés de son travail, se retrouvent comme projetés sur les vêtements, intensifiant l’idée de mouvement dans cette collection voulue positive et énergique.

Balmain – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
Balmain - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Parmi les dix-huit défilés physiques que compte, cette saison, la Paris Fashion Week, il y a la maison Balmain qui investissait, au mercredi soir, le Jardin des Plantes riche de quatre siècles pour un show grandiose, peuplés de célébrités, de filles aux longues jambes et de garçons haltérophiles.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Devant un front-row où l’on trouve, virtuellement sur une cinquantaine d’écran placés sur un côté de la piste, des têtes mondialement connues, parmi lesquelles : Anna Wintour, Jennifer Lopez, Cindy Crawford, Claudia Schiffer, Kris Jenner, Usher, ou encore Cara Delevingne, qui n’ont pas pu se déplacer pour cause de la pandémie mais qui ont pris la peine de se filmer sur fond blanc et de jouer le jeu comme s’ils étaient vraiment présents au défilé.

La collection emmenée par Olivier Rousteing fait la part belle au monogramme historique de la marque, dans la première partie du défilé. En forme d’hommage au fondateur de la griffe, Pierre Balmain, Olivier Rousteing assis sur un tabouret de bar accueille six mannequins françaises historiques de la maison, toutes vêtues de tenues à logo, dénichées dans les archives et remises au goût du jour.

Vient ensuite un second vestiaire rempli d’énergie qui revisite les codes esthétiques des années 70 et 80, où tailleurs aux pantalons évasés côtoient blazers étirés à revers tombants, pantalons cyclistes en maille, bermudas en jean, pulls monogrammés ou encore des hauts et vestes aux épaules pagodes.

Brioni – Printemps/Été 2021 – Milan Fashion Week

/
Brioni - Printemps-Été 2021 - Lookbook

Pour Printemps 2021, le directeur de création de Brioni Norbert Stumpfl se penche sur les racines de la Maison, la lumière dorée de Rome et les marbres colorés de ses statues pour s’en inspirer.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

L’idée de la nonchalance romaine, qui fait partie intégrante de la philosophie de la Maison, est ici mise en lumière à travers des blazers, et blousons aviateurs cousus main, non doublés et ultra légers – ils sont fabriqués à partir de la laine fine combinée à de la soie, du lin, du cachemire et de la laine Escorial rare – aux motifs carreaux. Le costume sur mesure classique ici revisité avec une touche de modernité dans des matières qui suggèrent la légèreté et la douceur, tels le cachemire doux, le lin et de la soie.

Ces même tissus ultra-légers, telle la soie Leggera, sont également utilisés les vêtements de loisirs qui peuvent tout à fait être associés à des vêtements de jour pour une approche raffinée de l’habillage décontracté.
Pour la soirée, le concept d’une opulence décontractée évoque la décadence de Rome, avec des couleurs vives comprenant des vestes de dîner en shantung de soie luxueuses en rose, orange et blanc raffinés.

dunhill – Printemps/Été 2021 – Paris Fashion Week

/
dunhill - Printemps-Été 2021 - Paris Fashion Week

Cette collection ne concerne pas simplement la déconstruction, mais la construction”, a précisé Mark Weston, directeur créatif de dunhill.

Si vous aimez notre page, offrez-nous un délicieux café en cliquant sur ce lien. Nous aimons beaucoup les cafés !☺

Fidèle à son esthétique raffiné et distinctif qui sied si bien à une marque typiquement britannique, Mark Weston met cette saison son talent au service d’un “nouveau romantisme” où l’intemporalité, la beauté de l’utilité et le raffinement sont au cœur de la construction.

Pour cela, Weston emploie largement des matériaux comme le lin hollandais, utilisé pour la construction des poches, le coton silésien ou encore la toile de col employés pour confectionner une série de vestes dont leur état inachevé en font des pièces les plus abouties de cette collection.

Dans une perspective proche de celle de l’architecture de Richard Roger à qui l’on doit notamment le centre Pompidou à Paris ou le Lloyd’s Building à Londres, Weston s’est engagé dans une expérimentation de la
construction/déconstruction où utilité devenant une nouvelle forme d’élégance, l’intérieur étant montré à l’extérieur. Ainsi, les coutures deviennent visibles; la toile de poitrine et la toile d’épaule, des tissus de base qui sont habituellement réservés aux renforts internes, se montrent pour dévoiler leur pureté et leur naturel tandis que des tissus de renfort se retrouvent combinés à des matériaux de luxe plus traditionnels, tels les satins roulés et les cuirs collés ultra-fins.

Ici, fluidité et construction se rencontrent avec précision pour dégager une aisance à la ligne. “Nous avons besoin de ce sentiment de confort, de fluidité, mais aussi d’un sentiment d’aisance”, a déclaré Weston.