Milan Fashion Week - Page 3

Emporio Armani – Printemps/Été 2020 – Milan Fashion Week Homme

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Donner à chacun la possibilité de s’exprimer à travers ses vêtements, tel est le leitmotiv que Giorgio Armani offre aux hommes de Emporio Armani, sa ligne de PAP haut de gamme, à destination d’une clientèle jeune et moderne.

Avec plus d’une centaine de looks, le maestro montre une fois de plus de la constance, aussi bien dans la variété de ses propositions que dans l’élégance et les matières précieuses utilisées (lin, soie, viscose ou toile de jute). Brillantes et lumineuses, telles des miroirs, les matières regorgent d’énergie, s’ajoutant à d’autres plus inhabituelles, à l’instar de la toile de parachute ou plus techniques comme du nylon effet irisé voire moiré ou du vinyle.

Ces matières ont été sublimées par des tons denses de bleu intense et sourd, de noir et de gris sombre – les teintes de prédilection du créateur – qui laissent par la suite progressivement leur place à d’autres plus colorées. Ainsi, le bronze, le tabac intense, le beige, le fushia, l’acajou, le vert et le marron viennent illuminer des silhouettes, constituant une nouveauté chromatique pour la maison.

Parlant maintenant des silhouettes. Elles s’expriment en toute décontraction, entre les mailles qui jouent une partition plus loose ou les vestes déstructurées et souples portées à même la peau ou associées à de larges pantalons palazzo parachute ou en organza, accentuant leur légèreté absolue.

Les liens qui unissent Giorgio Armani à l’univers du sport ne datent pas d’hier. On peut difficilement considérer le travail du maître sans parler l’influence du sportswear dans ses collections. Ainsi, des cordons ornent les chemises comme des sweatshirts et le jogging en suède léger et fluide ponctue les looks. L’apothéose de son hommage au sport termine à la fin du show avec l’arrivée d’une trentaine de sportifs italiens olympiques et paralympiques dont le pilote automobile devenu coureur cycliste handisport Alessandro Zanardi, habillés de tenues officielles, aux couleurs de l’Italie imaginées par Giorgio Armani.

© Photos : Emporio Armani

M1992 – Printemps/Été 2020 – Milan Fashion Week Homme

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Tenue dans l’église San Paolo Converso, une ancienne église du culte catholique romain, datant du XVIè siècle et située dans le centre historique de Milan, la collection de Dorian Tarantini pour M1992 tourne en dérision le culte et la recherche de la célébrité.

Dominée globalement par l’influence de streetwear, des rockers rebelles, aux allures preppy, se disputent la piste avec des play-boys à la silhouette impeccable. Les premiers arborent des blousons perfecto agrémentés de chaînes et des pantalons en cuir légèrement évasés, associés à des shorts à rayures et des t-shirts à l’imprimé de tapis rouge, de paysage Hollywood, de pin-ups du temps moderne, de paparazzis ou au slogan “Limousine”, “Meilleur acteur”, en accord avec le thème.

Les play-boys de M1192, en revanche, s’affichent dans des silhouettes oscillant entre chic et rebelle. Quand les uns associent des pantalons taille basse dévoilant le haut de leur boxer aux chemises et cravates, d’autres choisissent des tenues plus classiques comme un ensemble de couleur crème, assorti à une chemise à l’imprimé graphique et un magnifique chandail jaune ocre jeté nonchalamment sur les épaules.

Dernière touche d’excentricité, certains modèles portent sur le devant un étui d’ordinateur portable à l’imprimé paparazzis, tel un gilet pare-balles, qui nous renvoie certainement, avec un certain humour, au thème de la collection.

© Photos : M1992

Ermenegildo Zegna – Printemps/Été 2020 – Milan Fashion Week Homme

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Le lieu du défilé est d’une certaine manière le porteur de sens d’une collection et n’est jamais choisi au hasard. On le répète jamais assez !
Alessandro Sartori, en jetant son dévolu sur la structure gigantesque de l’Area Ex Falck, une ancienne aciérie située bien au nord de Milan, voulait faire passer un message sur la renaissance ou le non-gaspillage de sa collection pour Ermenegildo Zegna.

Cette ancienne aciérie de sa fondation en 1903 à sa fermeture en 1995 fut la plus grande usine sidérurgique d’Europe et fournissait l’essentiel des matières premières pour les industries d’automobile italienne dont Olivetti et Alfa Romeo. Nettoyé des produits chimiques qui empoisonnaient son sol, l’immense structure est en passe de connaître une seconde naissance qui n’aura rien à voir avec son évocation d’origine. En effet, l’immense site sera réaménagé pour se transformer en quartiers résidentiels et en centres de santé, notamment dans de traitement du cancer et des maladies neurologiques. Une nouvelle renaissance qui correspond au leitmotiv de la collection qui utilise les matériaux mis au rebut pour donner naissance à une garde-robe magistralement orchestrée.

Bien dans l’air du temps et en phase avec la démarche écologique de la maison, Sartori réapproprie les chutes textiles, soit pour créer des pièces entièrement nouvelles, soit pour être mélangées à d’autres “nouveaux” matériaux.

Maître en matière de textiles et de coupes, Sartori les transforme en splendides matières – selon le créateur, un cinquième de la collection est réalisée avec ces tissu, utilisées pour créer une garde-robe pleine de noblesse. Les propositions de la saison oscillent entre les pantalons à plis ondoyants, associés à des vestes à un bouton, une chemise à rayures portée avec une veste taupe en laine et un pantalon ample, de grands manteaux dans un patchwork kaléidoscopique, un pantalon long et volumineux jumelé avec une veste étroite ou encore des blousons rose poudré ou des vestes en nylon bleu canard (on reconnaît là le sens de couleurs du créateur).

Les costumes froissés sont l’autre point fort de la collection. L’effet est obtenu par des techniques de plissage et de pliage au cours de leur confection afin de créer des plis et des lignes irréguliers. Cette irrégularité se reflète non seulement dans les imprimés géométriques, mais aussi dans la ferronnerie rouillée se trouvant au-dessus des invités et dans les empreintes de pas laissés sur la piste de sable qui jalonne tout le parcours.

© Photos : Ermenegildo Zegna

Calendrier Milan Fashion Week Homme Printemps/Été 2020

La saison des défilés revient, à commencer par New York qui a donné le coup d’envoi le 03 juin dernier, suivie par Londres, Milan et Paris.
La Milano Modo Uomo, plus communément appelée la Milan Fashion Week Hommes pour la saison Printemps/Été 2020 dure, comme tous les ans, pendant un peu plus de trois jours, à partir du vendredi soir le 14 juin à 20h30 avec le défilé de Ermenegildo Zegna.

Quand le calendrier parisien sature avec une demande croissante des marques à vouloir défiler dans la Ville lumière, celui de Milan connaît de saison en saison des désertions qui fait pâlir petit à petit sa rayonnement. La défection la plus important que connaît cette saison Milan est celle de Prada, l’un des ténors du calendrier milanais, qui a mis les voiles pour Shanghai avec un défilé le 6 juin dernier pour célébrer le 40e anniversaire du jumelage entre les deux villes. La marque dévoilera néanmoins sa collection en showroom le dimanche 16 juin à 15 heures.

Parmi les autres absences notoires, on remarque également celle de N°21 qui opte pour un défilé mixte en septembre, de MSGM qui préfère miser sur le salon Pitti Uomo pour ses dix ans ou encore de DAKS, d’Isabel Benenato, de Plein Sport ou encore de Billionaire. Cette dernière, comme Prada, privilégie cette saison une présentation de sa collection.

Pour compenser la fugue de ces marques parmi les plus importantes, d’autres reviennent ou font leur première danse sur le calendrier. Ainsi, après plusieurs saisons d’absence, Etro fait son retour avec un défilé le dimanche 16 juin.
Au nombre de nouveaux entrants, il faut citer le label sud-coréen Youser, l’espagnol David Catalan, la marque italienne Edithmarcel et le portugais Miguel Vieira qui défilent pour la première fois à Milan, avec le soutien de CNMI, la Chambre de la Mode italienne.

Vendredi 14 juin 2019

  • 16h00: Milano Moda Graduate
    (Via Tortona, 54)
  • 20h30 : Ermenegildo Zegna
    (Viale Italia, 471, Sesto San Giovanni)

Samedi 15 juin 2019

Dimanche 16 juin 2019

Lundi 17 juin 2019

  • 10h00: Fendi
  • 11h00: Pal Zileri
    (Via Filippetti, 41)
  • 12h00: Edithmarcel (avec le soutien de CNMI)
    (Via Tortona, 54)
  • 14h00: Miguel Vieira
    (Via Tortona, 54)
  • 15h00: Spyder
    (Via Privata Gaspare Bugatti, 9)
  • 16h00: David Catalan (avec le soutien de CNMI)
    (Via Tortona, 54)
  • 17h00: Giorgio Armani
    (Via Borgonuovo, 11)

Salvatore Ferragamo – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Quelle est l’antidote à la pression et aux turpitudes qui étreignent actuellement le monde extérieur ? La famille et l’assurance de la continuité culturelle entre les générations semblent être la réponse à toute attaque et c’est de cet esprit de solidarité qu’explorent Paul Andrew, promu la semaine dernière au poste de directeur de la création, et Guillaume Meilland, directeur de la ligne PAP pour hommes, pour Salvatore Ferragamo.
Ainsi, des costumes sur mesure et vêtements imaginés avec une sensibilité outdoor encadrent la proposition de vêtements pour hommes. Peau de daim, velours côtelé et gabardine de laine technique confèrent aux vestes et aux vêtements d’extérieur présence et gravité. Les coupes élaborées, les détails utilitaires ainsi que le costume à trois boutons, aux épaules douces et revers élargi, en étoffes britanniques et italiennes traditionnelles restent les éléments centraux de la collection.

Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week
Salvatore Ferragamo - Automne-Hiver 2019 - Milan Fashion Week

Gucci – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Un masque blanc aux traits d’Hermaphrodite, parfait archétype de l’androgyne, en guise d’invitation du show Gucci, au premier jour de la Milan Fashion Week. Les masques, il y en avait eu tout au long de la collection de Alessandro Michele pour la maison Florentine, des masques à la Jason Voorhees ou des masques fétichistes, quand d’autres plus punk ou théâtrales.
Le masque devient le moyen par lequel nous devenons ce que nous pensons être”, et “ces masques, qui nous cachent et qui nous exposent, qui nous rendent présents et absents, ces masques qui sont nos vêtements”, a déclaré le créateur Romain.
Alessandro Michele a également insisté sur la sobriété des années 1940 de la génération de sa grand-mère dans des vestes d’hommes et de femmes – beaucoup ont des bords bruts, tandis que les colliers Pierrot et certains dessins enfantins semblaient au contraire parler de fantaisie et d’innocence dans l’enfance.

Numero 00 – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Autre nouveau venu sur le calendrier milanais comme United Standard, Numero 00 du créateur Valerio Farina, originaire de Termoli, dans le Sud de l’Italie, clôture les trois jours intenses de la Milano Moda Uomo avec une collection inspirée du snowboard.
L’ensemble respire fortement l’influence du sportswear, avec des silhouettes sportives incluant des survêts, des blousons matelassés à capuche, des sweats polaires, des pantalons cargo à la taille coulissante, des manteaux multi-poches ainsi que des tricots épais colorés. Les matières sont, comme l’on y attendait, techniques avec des tissus réfléchissants par exemple pour être visible dans la nuit. Les cordons coulissants ou des anneaux cousus aux poches des vestes et des pantalons sont autant de clins-d’œil aux détails utilitaires bien utiles pour ceux qui pratiquent les sports de glisse.

Sartorial Monk – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Presque monastiques, les formes souples et flottantes, sans fioritures inutiles, du créateur Sabato Russo de Sartorial Monk expriment le même thème qu’il a déjà exploité des précédentes saisons : “la couture, la spiritualité et l’émotion de l’Italie du Sud”.
Aidées par une palette exclusivement monochrome : noir, gris, beige, blanc cassé et marron, les silhouettes dont certains vêtements balaient presque le sol véhiculent une attitude décontractée. Les matières nobles et légères comme la laine et le cachemire donnent un sentiment de confort et une fluidité qui accompagne le corps sans l’oppresser. Plusieurs costumes à la coupe simple et fluide accompagnent d’autres pièces aux volumes surdimensionnés dont l’ensemble dégage un style classique post-moderne et une recherche de luxe au quotidien.

Spyder – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Nouveau venu sur le calendrier milanais, la marque de Colorado Spyder, spécialiste de vêtements de sport, défile ici pour la première fois à Milan.
Conçue pour les passionnés de sport, mais aussi pour les citadins qui aiment s’équiper de vêtements techniques.
Le D.A de la marque, Christopher Bevans, associe pour cela des vêtements d’entraînement (leggings, coupe-vent de performance…) aux coupes ergonomiques et fonctionnelles à une gamme de pièces au style urbain dont la conception intègre des codes extraits de l’ADN de la marque.
Le créateur s’est inspiré également des looks colorés de la jeunesse urbaine de l’Angleterre et des États-Unis durant la décennie 90 pour concevoir une gamme de survêts en coton aux couleurs contrastées et éclaboussés de motifs graphiques, de blousons matelassés agrémentés de blocs de couleurs vives et de pulls molletonnés. Tous ces looks sont accompagnés d’une ligne d’accessoires (sacs à dos, bananes, sacs à bandoulière à poches multiples) développée par Peter Brunsberg, fondateur et directeur de la création du label berlinois Bagjack.

Isabel Benenato – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Isabel Benenato injecte dans sa nouvelle collection Automne/Hiver 2019 des références post-punk, avec une touche romantique. La créatrice choisit une palette plutôt restreinte, limitée à deux teintes neutres : noir et blanc, auxquelles la troisième teinte rouge vient illuminer et casser la mélancolie des looks.
La créatrice mise également sur le jeu de proportions et de superpositions qui allongent les silhouettes, appuyé par des matières légères et de longues et fines écharpes ainsi que par de minuscules chaînes métalliques.

Fendi – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Cette saison, Silvia Venturini Fendi, la directrice artistique de la ligne homme de la maison romaine, n’a pas à trouver trop loin ses inspirations. Karl Lagerfeld, l’homme qu’elle connaît depuis l’âge de cinq ans, est ici muse et contributeur à la collection, s’ajoutant à la longue liste d’artistes/amis à qui, elle demande d’apporter une touche personnelle à ses créations.
À partir d’un croquis de blazer à col asymétrique que Lagerfeld lui a envoyé au lendemain de sa sollicitation, Silvia Fendi en a fait une collection remplie de dualité, de contrastes et de symétrie opposée, à l’image du couturier multi-facettes.
Ainsi, blouson polaire bicolore côtoie pantalon tailoring paré de bandes latérales qu’on trouve sur les survêts; jeu d’opacité et de transparence, tel ce pantalon à taille élastique muni de poches en voile transparente; veste asymétrique bicolore noir/beige associée à une chemise aux imprimés collages colorés ou encore ce manteau à l’imprimé abstrait légèrement transparent pourvu de poches et de bordures en cuir.
Se renvoyant à la personnalité complexe et à la créativité prolifique de Karl Lagerfeld, d’impressionnants imprimés collages reprenant des croquis, des photos, des inspirations du couturier se retrouvent non seulement sur les vêtements mais aussi sur nombre d’accessoires, comme des sacs dont certains créés en collaboration avec le spécialiste japonais des bagages techniques Porter-Yoshida & Co. La créatrice applique également sur certaines de ces pièces le nouveau logo de la maison, un “FF” manuscrit créé par Karl Lagerfeld lui-même.

Emporio Armani – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Bouleversement majeur à la maison italienne Armani et changement notable sur le calendrier milanais. Cette saison, la vénérable maison ne présentait qu’un seul défilé, celui d’Emporio Armani, au lieu de deux. Celui de Giorgio Armani est prévu pour février prochain lors d’une collection mixte. Cela va sans dire que la collection Emporio Armani polarisait toutes les attentions. Avec plus de 130 looks, elle est tout simplement impressionnante et nous laisse estomaqués par le foisonnement et la beauté des propositions du créateur de 84 ans.
On retrouve dans la collection tous les codes qui ont fait le succès de la maison depuis des décennies : une palette majoritairement monochrome, allant du noir à une déferlante de gris, éclairée entre temps par des teintes beiges, blanches et bordeaux. Les matières sont des plus luxueuses, choisies aussi bien pour être portées en stations de ski qu’en ville : astrakan, tricots texturés, velours, peau de mouton, matières techniques, mohair et beaucoup, beaucoup de… fausse fourrure écologiques ou du synthétique traité, appliqué en trompe-l’œil pour ressembler à de peaux exotiques. L’imprimé animalier, grande tendance cette saison, s’insère ici parfaitement dans le vestiaire de l’homme Emporio Armani. Le motif prend une présence protéiforme : en tissus en relief imitant les peaux d’animaux, textures croco, motifs écaillés, mailles léopard, entre autres.
Côtoyant des silhouettes d’extérieur à la nonchalance affirmée, le couturier exprime également sa vision de l’élégance formelle, à travers d’une série de costume à la coupe assez près du corps, fermés par un simple boutonnage et avec des épaules plus prononcées que les autres saisons.

Pal Zileri – Automne/Hiver 2019 – Milan Fashion Week

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Jouer sur l’harmonie des contrastes pour exprimer “les sentiments extrêmes” dans un monde où toutes opinions, idées et émotions se retrouvent enflammées, interprétées et attiser des réactions exacerbées.
L’idée de Rocco Iannone pour Pal Zileri – le créateur en est à sa troisième collection pour la marque – était de cela, avec une pointe de romantisme !
Dès les premiers looks de la collection, cette exploration de contrastes, associant flamboyance et rigueur, opulence et sévérité, est parfaitement visible. Telles cette élégante chemise à rayures bleues pâles dont les manches sont agrémentées d’imprimés baroques ou cette veste croisée associée à un pantalon en dentelle. Ce jeu de contrastes se retrouve appliqué également sur la palette de couleurs, comme ici un costume croisé de couleur marron est porté en dessous d’un flamboyant manteau en velours jaune or; sur les matières, tel ce parka à imprimé zèbres enjolivé de poches et épaulettes en cuir ou encore cette veste en jacquard avec des plumes de paon en relief assorti à un pantalon jaune moutarde en velours côtelé.
C’était une masculinité très séduisante et raffinée !