London Fashion Week Men’s - Page 3

Kiko Kostadinov – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Le cinéma jouait cette saison une part essentielle dans la collection du bulgare Kiko Kostadinov, diplômé de la Central Saint Martins et connu comme l’un des créateurs les plus consciencieux du workwear contemporain. Du cinéma certes, mais plus précisément deux longs-métrages : le thriller Midnight Lace de David Miller, sorti en 1960 avec notamment Doris Day et Ring, le film d’horreur japonais Hideo Nakata sorti en 1998 qui a marqué toute une génération de fans et de réalisateurs. L’ombre de la créatrice de costumes Irene Lentz (et son penchant pour les rayures) plane également sur cette collection aux allures sombres, presque sinistres.
De ces thèmes angoissants, Kostadinov en avait fait une collection tout à fait vendable et portable, en misant particulièrement sur les vêtements d’extérieur – une catégorie pour laquelle, il en a pris goût pendant son expérience récente, en tant que DA, chez la maison britannique Mackintosh.
Ainsi, de remarquables capes de couleur aubergine, de magnifiques blousons matelassés associés aux pantalons façon ski également matelassés, de jolies capes à tissu satiné, de somptueux manteaux en fausse fourrure pourvus de jolis rabats de poche incurvés, mais aussi des blousons d’aviateur revisités avec beaucoup d’audace.
À cette occasion, le créateur bulgare dévoilait également deux silhouettes de chaussures créées en collaboration avec ASICS et sa première capsule avec la marque japonaise, incluant un anorak court et un boléro matelassé.

Alex Mullins – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Depuis le lancement de son label éponyme, il y a cinq ans, Alex Mullins s’est progressivement imposé comme l’un des créateurs les plus adulés du calendrier masculin londonien, mais aussi comme l’un des meilleurs protagonistes de la tendance workwear, devenue un incontournable de la mode masculine.
Cette saison, sa collection ouvre un nouveau chapitre, en s’éloignant un peu plus du workwear mais se rapprochant davantage de l’esthétique unisexe, à l’instar de nombreux de ses confrères qui s’en donnent à cœur joie depuis de nombreuses saisons.
Ainsi, il fait appel à un casting entièrement féminin qui porte avec beaucoup d’aplomb des vêtements sans sexe. Des formes carrées, des épaules exagérées, des manteaux surdimensionnées, des vestes matelassées, des pulls en mohair et des vestes de motard aux panneaux graphiques de couleurs très vives… bref, des pièces qui siéent aussi bien aux hommes qu’aux femmes et qui défient les conventions de la masculinité qui autrefois dominaient les fashion weeks.

Xander Zhou – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Xander Zhou fait partie des créateurs incontournables du circuit masculin de la Fashion Week de Londres. Le créateur chinois séduit par l’approche à la fois conceptuelle mais portable de ses collections, mises en scène avec une théâtralité fantasmagorique. La saison dernière, Printemps/Été 2019, il nous a fortement impressionné et surpris avec ses modèles au ventre arrondi, semblant être sur la dernière ligne droite de la gestation. Cette saison, Xander Zhou fait de nouveau dans le fantastique, en lâchant sur la piste des Yetis, des hommes-poissons, des modèles portant des nouveaux-nés… poilus.
C’est mon fantasme, mes peurs du monde et mes peurs de moi-même. Je suis enthousiasmé par l’avenir, mais je suis aussi inquiet parce que nous ne savons pas ce qui va arriver”, a-t-il déclaré.
Face à ses peurs, Zhou explore le thème de l’évolution, à la fois du passé et du futur. Cela traduit par un mélange intéressant de références futuristes, sportifs, industriels, de science-fiction mais également quelques clins-d’œil au domaine médical. Le tout dans une palette plutôt neutre : blanc, gris, noir, beige, camel, vert bouteille, égayée par des teintes vives comme vert, rouge, jaune…

Lou Dalton – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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La créatrice Lou Dalton fait partie de la catégorie des créateurs qui privilégient l’aspect pratique, l’efficacité et la simplicité dans ses collections. Sa saison Automne/Hiver 2019-2020 ne fait pas l’exception quand sa raison d’être est destinée aux hommes qui portent ses vêtements : son fiancé Justin Haigh, le photographe Andreas Larsson, l’illustrateur John Booth, l’ancien chef honoraire de Topman et le mentor de Dalton, Gordon Richardson et d’autres, amis et collaborateurs devenus ici modèles, le temps d’une présentation.
Ses pièces respirent du confort : les silhouettes sont décontractées, les chandails en tricot Intarsia ont un toucher artisanal, les matières ont un doux toucher et expriment le cocooning (velours côtelé, molleton, maille légère, laine d’agneau) et la palette de couleurs est chaude et terreuse.

Per Götesson – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Originaire de Småland en Suède, Per Götesson a déménagé à Londres pour étudier au Royal College of Art. Diplômé en 2016, il fait partie de la nouvelle génération qui est enthousiaste à l’idée de promouvoir l’innovation en matière de coupe et de drapage.
Pour sa nouvelle collection présentée au second jour de la London Fashion Week Men’s, le créateur suédois explore de nouveaux territoires, avec l’aide d’un tailleur de Savile Row : “pour m’apprendre à couper et à draper, mais aussi à la cartographie numérique 3D”.
Le résultat est parfaitement réussi, aérien et sensuel, à l’apparition de ces pantalons à la coupe asymétrique, retenus par une bretelle transversale, de ce costume oversize d’un noir d’encre dont la veste croisée témoigne une grande maîtrise de coupe, de ces denims drapés ou encore ces vestes confectionnées à partir de balayages corporels, en collaboration avec la créatrice Kathy McGee, fondatrice de DIGITOILLE, qui a étudié aux côtés de Götesson à RCA.

Chalayan – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Présenté dans sa petite boutique de Mayfair, la nouvelle collection de Hussein Chalayan, nommée “Pré-tension”, explore l’idée de l’évasion et de tensions dans les tissus, la forme et la construction.
L’élégante collection de 21 modèles associe les références militaires, rustiques, des clin-d’œil à l’équitation et au tailoring avec un rare souci de perfection.
Des épaules arrondies et des courts gilets sans manches posés par-dessus des manteaux témoignant une parfaite maîtrise de coupe. Des panneaux ajoutés autour du pantalon, ajoutent du mouvement à la pièce. Des cols, des revers et de grandes poches plaquées évoquent la minutie des origamis. Il y a aussi des tissus texturés acidulés qui renvoient aux notes de couleurs fluo posées sur les lèvres des mannequins comme comme une pointe de provocation.

PRIVATE POLICY – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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L’argent, source de conflit, de haine, de guerre mais aussi d’amour structurant toutes relations humaines, est ici au cœur de la réflexion de PRIVATE POLICY du duo de créateurs chinois Siying Qu et Haoran Li.
Leur collection Automne/Hiver 2019 raconte, sous forme quatre tableaux, l’histoire de quatre personnages qui font partie intégrante du système monétaire: banquiers, travailleurs, agents de police et voleurs. Ainsi, le passage de chacun des quatre groupes fait référence à l’un de nos personnages : des manteaux en laine, vestes croisées oversize et costumes à tissus très très brillants font un clin-d’œil aux banquiers de Wall Street; gilets et harnais transparents pour les policiers; survêts amples et sweats à capuche façon cagoule pour les voleurs et enfin, vêtements inspirés du workwear américain et en denim pour les travailleurs.
Quelques touches à leur héritage chinois sont également de la partie, comme par exemple sur le devant d’un t-shirt blanc, est imprimée une phrase en caractères chinois “call for more money”, traduisant par “Pour plus d’argent”, que l’on retrouve sur les pièces de monnaies de la dynastie Qing. Un bel exemple, parmi d’autres de la collection, montrant l’obsession humaine pour l’argent.

C2H4 – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Le label C2H4, basé à Los Angeles, de la créatrice Yixi Chen est venu à Londres avec une collection plutôt sombre qui regarde vers l’avenir à travers les yeux d’un fan de science-fiction du XXème siècle.
Plutôt sombre d’abord par la palette qui reste majoritairement dans des tons neutres : gris, noir, blanc, beige et bleu sarcelle. Cependant, quelques touches de rouge viennent briser la monotonie de l’ensemble et apporte un peu de lumière.
Quant aux looks, ils prennent la direction de l’utilitarisme et du sportswear, avec des détails utilitaires (cordons de serrage, poches multiples, boucles de sécurité) et les passepoils qui permettent de rompre un peu le manque d’éclat de la collection.

Kent & Curwen – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Tout est une question d’équilibre chez Kent & Curwen, la marque ambassadrice du style gentleman farmer 100 % british par excellence. Une équilibre entre le streetwear et le sartorial que son directeur artistique Daniel Kearns qualifie de “sartorial streetwear”, lui permettant de se rapprocher des fondateurs de la maison : Eric Kent et Dorothy Curwen qui ont fondé la marque en 1926.
Cette saison, la maison britannique, reprise en 2015 par David Beckham et Daniel Kearns surfe sur sur le thème de Peaky Blinders, une série télévisée culte outre-Manche, récompensée par l’Académie britannique des arts de la télévision et du cinéma (BAFTA) et dont l’intrigue est centrée sur les Shelby, une famille de criminels d’origine tzigane qui fait main basse sur Birmingham et ses environs dans l’Entre-deux-guerres.
Le résultat aboutit à une magnifique collection que les membres de la famille Shelby auraient sans aucun doute adoptée dans la seconde. Des classiques de Savile Road revisités version graphique, des tricots amples et colorés aux influences sportives, des manteaux militaires longs et courts aux boutons dorés, du chandail décontracté et blousons à fermeture à glissière aux motifs losanges, des pulls aux patches en trompe-l’œil, des pantalons ajustés et pardessus en laine, des blousons de jockey en patchwork à motif “Argyle” en daim, des blazers de cricket rayés surdimensionnés ainsi que des Chelsea boots twistées d’accents rock.

Charles Jeffrey LOVERBOY – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Connu pour ses créations excentriques et le caractère hautement théâtrale et dramatique de ses shows, le jeune créateur Charles Jeffrey n’a pas déçu ses fans.
Inspirée par le monde de la nuit mais aussi par deux classiques de la littérature universelle, tels “Peter Pan” et “Sa Majesté des mouches”, le créateur peuple sa collection des archétypes typiques de l’univers Charles Jeffrey.
Quand certains looks trouveraient difficilement une place dans la garde-robe d’un quidam, plusieurs pièces sont cependant plus commerciales, tels ce costume tartan, ce coupe-vent coloré aux lignes géométriques et dont la capuche est lesté de deux oreilles de chat ou encore ce chandail à larges rayures colorées et aux manches évasées. Des pièces qui se marient magistralement avec des chaussures, tout aussi excentriques, de la marque londonienne Roker.

Liam Hodges – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Hackers”, le film sorti en 1995 avec Angelina Jolie sert d’inspirations pour Liam Hodges qui y puise de nombreuses références plus ou moins caractéristiques de la décennie 90.
Ainsi, formes asymétriques, chandail à rayures, motifs géométriques, lavage acide et couleurs néon font largement écho à ces années. Sur un t-shirt, on y trouve la phrase: “Les martiens viennent sauver le monde” qui fait un clin-d’œil direct à celle imprimée sur le t-shirt porté par le personnage Joey, joué par l’acteur Jesse Bradford dans le film.
À cette occasion, Liam Hodges collabore également avec la marque italienne Ellesse sur une gamme de sneakers et de looks inspirés des vêtements de ski de la marque, parfaitement adaptés aussi bien sur les pistes enneigées que dans la rue.

© Photos : Liam Hodges

QASIMI – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Où suis-je ?”. Les regards dubitatifs et étonnés des invités en disaient long sur l’emplacement du show du créateur londonien Khalid Qasimi, lorsqu’ils descendaient les trois étages menant au sous-sol du Collins Music Hall. L’air froid s’engouffrait et enveloppait les invités de ses bras glacials, encouragé par les murs en béton nus et bruts. La lumière froide et les escaliers en échafaudage posés contre un mur n’ont pas aidé à rendre l’atmosphère plus accueillant.
Où suis-je ?”, voilà une question que le créateur a également posé dans sa collection, mettant en scène son show dans le climat incertain qui met une chape de plomb sur le monde. Les mannequins empruntaient donc les escaliers en échafaudage et descendaient les trois niveaux pour se diriger vers la piste, comme s’ils étaient en exploration dans un futur imprévisible, ne sachant ce que l’avenir pourrait leur réserver.
Changement notable par rapport aux collections précédentes, cette saison les vêtements de QASIMI semblent prendre de l’épaisseur où la notion de protection prend une place essentielle – les vestes de motard rembourrées en sont un parfait exemple. Le jeu de superposition, tout comme l’interchangeabilité des éléments donnent également raison à cette notion qui prend tout son sens lorsqu’on envisage une vie nomade.
Pour autant, le créateur londonien conserve, sur certaines pièces, sa signature romantique, telles ces longues chemises en organza sur le devant desquelles ornent la reproduction des portraits de l’artiste américain Mel Odom.

Nicholas Daley – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Pour sa quatrième collection présentée dans le cadre du programme de parrainage NewGen de la British Fashion Council, Nicholas Daley s’est une fois encore servi de différentes références, notamment dans la musique, afin de créer une collection multiculturelle, à l’image de ses propres identités : mère écossaise et père jamaïcain.
J’explore constamment les idées de multiculturalisme dans mon travail et j’encourage l’industrie de la mode à s’impliquer également davantage dans la diversité de cultures”, a-t-il déclaré.
Ainsi, sa collection, intitulée “BLACK ARK”, reprenant le nom du célèbre studio d’enregistrement des années 70 du producteur Lee Scratch Perry, pionnier du développement de la musique dub et monstre démiurgique du reggae, est à mi-chemin de ces deux cultures musicales.
Les pantalons sont larges, quelque soit la matière, les hauts sont confortables et décontractés dont l’influence du workwear y est fortement palpable. Toutes ces pièces se montrent dans une palette de camel, marine, taupe, bleu denim et bordeaux et confectionnées dans des tissus qui respirent le confort, tels cette écharpe tricotée surdimensionnée ou ces tissus à carreaux développés dans deux filatures écossaises.

ICEBERG – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Le créateur anglais James Long, DA d’ICEBERG, nous emmène cette saison dans les Alpes italiennes. Il s’est, pour cela, plongé dans les archives de la marque, connue pour ses mailles aux couleurs vives et ses vêtements de sport sophistiqués. Il y a extrait des anciens motifs de tricot des années 80 et s’est amusé à les mélanger avec sa propre esthétique britannique.
Le résultat a été un joyeux mélange de tricots aux motifs fortement colorés, incluant des lettres géants, des logos oversize, des portraits de Mickey, des graffitis, des drapeaux de ski ainsi que des signalisations de montagne. La collection déborde de ces motifs bigarrés qui se retrouvent sur la plupart des pièces à forte influence sportswear. Il y a également de nombreuses pièces outerwear ultra-glamour : des blousons en cuir, parkas brillants, doudounes colorés qui se combinent sans problèmes avec des survêts, créant des silhouettes dynamiques, parfaitement en phase avec la tendance majoritaire actuelle de la mode masculine : le sportswear.

John Lawrence Sullivan – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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La musique assourdissante du groupe underground londonien Wild Daughter remplissait l’intérieur d’un tunnel de chemin de fer mal éclairé, situé à l’est de Londres, qui du fait de l’étroitesse du lieu amplifie encore plus la résonance. En caban en alligator, bottes de mousquetaire et jockstrap noir, le chanteur du groupe James Jeanette annonce les couleurs de la collection Automne/Hiver 2019 de John Lawrence Sullivan.
Inspirée des mouvements goth et du punk rock, la collection du japonais Arashi Yanagawa est remplie des références à ces mouvements. Ainsi, des motifs animaux (imprimé léopard ou zèbre, peau de serpent) côtoient audacieusement les tailleurs classiques, les vestes en cuir ornées de franges métalliques et de magnifiques pièces confectionnées dans des cuirs mats ou brillants.

Edward Crutchley – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Edward Crutchley a trouvé un nouvel amour qui le porte sur la route du classicisme et de l’élégance à la vieille école, bien loin du sportswear qui dominait dans le passé ses collections.
Exit donc des matières techniques comme le nylon, à la place le créateur mise sur celles plus nobles, tels la soie, la laine, le jacquard ou le cachemire. De belles matières pour des silhouettes somptueuses et ultra-sophistiquées.
Les coupes sont larges, les matières sont fluides et les silhouettes se rallongent, accessorisés avec des chapeaux de Stephen Jones et des détails en plumes et motifs brodés qui viennent agrémenter ici sur un blouson et là sur une cape. On note également quelques touches orientales ponctuant la collection, comme le gat, ce chapeau traditionnel porté par tous les coréens sous la dynastie Joseon, associé à une magnifique chemise légèrement transparente et aux effets métalliques.

Wood Wood – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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La collection Automne/Hiver 2019-2020 de la marque danoise Wood Wood, intitulée “Come Down Easy”, est pleine de références aux sports d’hiver, notamment au ski, le sport d’hiver par excellence. Manteaux en duvet, survêts confectionnés dans des matières techniques, blousons et combinaisons aux imprimés camouflage, t-shirts inspirés des sous-vêtements de sports de neige ainsi que des pulls confortables en tricots intarsia faisant référence au “folklore scandinave” sont les principales propositions de la collection.
Il y a également des pièces désirables, tels des chemises, du denim et des cabans qui siéent aussi bien en ville qu’en stations de ski.

Band of Outsiders – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Au milieu des bibliothèques remplies de livres trône un vieux poste de télévision posé sur un petit commande, entouré de deux fauteuils vintage. Sur l’écran en noir et blanc passait un court métrage montrant des adolescents ajustant l’antenne de télévision sur le toit de leur maison, picorant devant une vieille machine à écrire et se trémoussant sur “A Whiter Shade of Pale”, le tube de 1967 de Procol Harum, pendant qu’ils regardaient l’atterrissage de l’Américain Alan Shepard sur la lune en 1971.
Nostalgique, la collection d’Angelo Van Mol pour Band of Outsiders revient sur une période non-conformiste où les gens pouvaient exprimer librement ce qu’ils voulaient être.
Pour les hommes, les pièces zigzaguent entre le streetwear, le workwear, et le tailoring pour aboutir à des silhouettes plutôt décontractées. Il y a également des survêts créés en collaboration avec Sergio Tacchini qui, associés aux chaussures Kickers, font souffler un vent résolument Seventies sur la collection.

E. Tautz – Automne/Hiver 2019 – London Fashion Week Men’s

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Cap sur le Brésil pour l’une des marques phares du calendrier londonien, E. Tautz. Patrick Grant, de son voyage au pays de samba l’an dernier, a transplanté les couleurs des magnifiques paysages de ce pays extraordinaire dans la collection de sa marque.
De riches nuances de rouge minéral, d’acajou, d’ocre, de bleu cobalt, de vert impérial et d’autres, plus neutres, telles que le gris, le blanc, le beige et le noir, subliment les pièces et les rendent plus chaleureuses et d’une séduisante élégance.
Pas de fioritures inutiles ici, excepté les éléments graphiques dont beaucoup de rayures et carreaux qui ont été inspirés par les lignes géométriques et avant-gardistes des bâtiments du parc d’Ibirapuera de São Paulo, conçus par l’architecte Oscar Niemeyer.