Loewe

Loewe – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Pour Loewe, Jonathan Anderson revient au siège de l’UNESCO à Paris, son lieu de prédilection, pour présenter une collection à la fois ludique et originale, remplie d’espièglerie qui nous replonge immédiatement dans l’enfance.

On retrouve, cette saison, une fois encore les silhouettes amples et longues du créateur nord-irlandais, entre les frontières de l’homme et de la femme, qui transcendent les normes des vestiaires de deux sexes.

Un mélange des genres dont Anderson a le secret est distillé tout au long de la collection, à travers une série de pulls piqués de gros strass, de chemises et gilets rehaussés de froufrous et jabots, de robes bustier brillantes drapées ainsi que de manteaux qui ressemblent à des capes.
Je m’étais intéressé aux robes de bal des années 1950 et j’ai pensé à l’enfance”, s’est confié le créateur.

L’innocence, la naïveté et l’amour du jeu qui caractérisent l’enfance se matérialisent dans la collection dans les références à un fabuleux bestiaire. Le désormais classique sac en forme d’éléphant est revisité dans des versions agrandies, les colliers prennent la forme d’un gentil phoque ou deux oies prennent fièrement la pose sur le devant d’une chemise et sur une autre, deux coqs.

Loewe - Automne-Hiver 2020-2021 - Paris Fashion Week

© Photos : Loewe

Premier lookbook LOEWE Homme AH19-20 par Tyler Mitchell

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Sous la baguette de son chef-d’orchestre, l’irlandais de 34 ans Jonathan Anderson, l’homme LOEWE – griffe espagnole est détenue par LVMH – s’élance de ses grands pas vers la lumière avec son premier défilé en janvier dernier.

Plébiscitée par la presse, la collection montre la vision avant-gardiste de Jonathan Anderson dominée par des silhouettes hybrides longues, très longues, des mailles XXL et des contrastes basés sur l’artisanat et l’efficacité où les couleurs sont essentielles.

À l’approche de la saison hivernale, le créateur irlandais revient sur cette collection et a demandé au photographe Tyler Mitchell, connu pour être le premier photographe afro-américain à réaliser la couverture de Vogue américain avec Beyoncé en 2018, de la mettre en scène dans une série de photos.

Baignée par le soleil de la ville espagnole de Toledo, déclarée en 1986 patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de son identité culturelle unique, aux influences chrétiennes, musulmanes et juives, la collection montre ses vêtements excentriques et opulents dans un cadre tantôt naturel du paysage rocheux de Piedra del Rey Moro, tantôt historique du Museo de Santa Cruz datant du XVIe siècle.

Les murs de pierres brutes du Museo de Santa Cruz, les rochers nus et la végétation jaunie par le soleil font ressortir la riche palette de la collection : jaune, orange, rouge, vert mousse, noir quand elle n’est pas pastel avec du rose, du bleu dragée ou du bleu azur.

Loewe – Printemps/Été 2020 – Paris Fashion Week Homme

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Pour son deuxième défilé homme de la maison Loewe, l’un des créateurs les plus iconoclastes de la mode, le créateur d’origine irlandaise Jonathan Anderson, retourne au siège de l’Unesco où il nous a ébloui avec sa toute première collection très réussie pour la griffe en janvier dernier.

Autour d’une installation de l’artiste multimédia Hilary Lloyd, les hommes Loewe s’improvisent en babouins de temps moderne. Ils se parent ainsi de djellabas surdimensionnées ou de longues tuniques coupées dans des matériaux qui respirent forcément du confort – certaines surprennent le regard comme celle en tricot rose vif aux bords frangés. Les djellabas prennent ici un nouveau visage plus moderne, avec des versions aux rayures à l’horizontale ou à la verticale et déclinées dans des couleurs pastels ou plus appuyées.

En bons nomades, ils choisissent également de superposer de nombreuses couches amples, de porter de chemises légèrement transparentes, de salopette en daim, de tuniques aux allures marin qu’ils associent à des shorts monochromes. Et ces nomades ne sont rien sans leurs accessoires qui foisonnent dans la collection : des espadrilles en cuir déclinées dans plusieurs coloris aux baskets style chaussures de randonnée, en passant par les petites bottines rayées et une multitude de propositions de sacs aux multiples formes.

L’homme Loewe est décidément un nomade à l’âme romantique.

© Photos : Loewe

Loewe – Automne/Hiver 2019 – Paris Fashion Week

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L’homme Loewe arrive timidement par la grande porte. Son nom s’ajoutera, à n’en pas douter, dans les prochaines années, à côté d’autres éléphants du luxe masculin.
Cantonné jusqu’à présent aux simples présentations, l’homme Loewe – la griffe espagnole est détenue par LVMH – s’élance de ses grands pas vers la lumière avec son premier défilé mené sous la baguette de son chef-d’orchestre, l’irlandais de 34 ans Jonathan Anderson.
Dans une salle de la Maison de l’Unesco aux murs bétonnés, où posées ça et là différentes parties de l’oeuvre d’une couleur orange de l’artiste allemand Franz Erhard Walther, Jonathan Anderson dévoile ses propositions à la construction simple, basée sur l’artisanat et l’efficacité et où les couleurs sont essentielles.
Ses silhouettes sont longues, très longues, accentuées par des mailles XXL et des chemises, qui ressemblent ici à des tuniques, aux manches fortement allongées. Le créateur pare ces pièces des pierres semi-précieuses pour qu’elles ressemblent “à la galaxie” ou les enjolive de patchworks tricotés ou les image de portrait de Marilyn Monroe ou de silhouettes d’hommes, elles aussi tout en longueur !
Il s’amuse des contrastes : une chemise aux motifs patchwork floral associée à un costume noir; il invite des pièces hybrides dans son vestiaire : des guêtres de cowboy dotées de fermeture éclair qui s’ouvre à l’arrière; il joue sur les détails, tel cet immense gilet couvert de fils effilochés et sur lequel, pendent de nombreuses lanières colorées en laine.