Défilé

GUCCI Love Parade – Printemps/Été 2022

DÉFILÉS/New York
Gucci - Printemps-Été 2022

Alessandro Michele aime le cinéma – sa mère, cinéphile, travaillait dans le cinéma, et le baignait dans les classiques du grand écran depuis son enfance – et il a choisi l’emblématique et unique Hollywood Boulevard pour le retour de GUCCI sur la piste depuis février 2020.

Maman a travaillé dans l’industrie cinématographique en tant qu’assistante dans une société de production”, se souvient Michele dans les notes du show. “Je me souviens de toutes les histoires qu’elle m’a racontées, et des détails et des étincelles, à propos de cette usine à rêves. Il y avait la pâleur albâtre de Marilyn Monroe et sa voix diaphane. Il y avait les gants de satin noir de Rita Hayworth et les cheveux de velours de Veronica Lake, ainsi que l’allure envoûtante de Rock Hudson et le pouvoir de transformation vertigineux de Kim Novak. Tout ressemblait à un conte de fées.

Devenu directeur artistique de la maison GUCCI, il voit maintenant cette grande usine de rêves qu’est Hollywood lui ouvrir grandes ses portes et lui dérouler le tapis rouge. Plusieurs de ses plus grandes stars et d’amis de GUCCI : Dakota Johnson, Gwyneth Paltrow, Jared Leto, Macaulay Culkin, Jodie Turner-Smith, Diane Keaton, et Salma Hayek dont son mari, François-Henri Pinault, possède GUCCI, pour ne citer que quelques unes, sont assises là, sur les deux côtés de la célèbre Hollywood Boulevard, avec en toile de fond l’emblématique Chinese Theatre, pour voir défiler devant leurs yeux les rêves à lui devenues réalités.

Des costumes des années 1940 aux années 1970, des smokings en dentelle portés avec un nœud de papillon, des leggings à logo Gucci, des ensembles en velours, des combinaisons en rose aux couleurs claquantes, des chemises hawaïennes, des vestes de cowboy version couleur violet pétante et brodées de fleurs, des chapeaux de cow-boy à larges bords qui sentent John Wayne…, la collection GUCCI de Alessandro Michele est le véritable hommage à Hollywood à l’âge d’or. Et ses clins d’oeil au glamour Old Hollywood sont plus que évidents.

© Photos : GUCCI

Pour Printemps/Été 2022, Bottega Veneta défilé à Détroit, dans le Michigan

DÉFILÉS/New York

Pourquoi Détroit ?
La plus grande ville du Michigan, dans le Midwest des États-Unis, est la troisième étape du nouveau modèle de défilés de Bottega Veneta, initié l’an dernier par son directeur de création Daniel Lee.

Sortie volontairement du calendrier officiel de Milan, la maison milanaise veut emporter ses collections sur la route, aux quatre coins du monde, pour les montrer dans des villes où elle s’est implantée. Le premier arrêt de ces étapes itinérantes, appelées “Salon”, était Londres, en octobre dernier, puis Berlin en avril. Le salon numéro 3 s’est arrêté, il y a quelques jours, au Michigan Theatre de Detroit, un palais de cinéma de quelque 4 000 places construit au milieu du boom automobile spectaculaire de la ville dans les années 1920.

Daniel Lee est tombé amoureux de la ville lors d’une escale d’une journée, et en tant que natif de Manchester et amoureux des voitures rapides, de la musique techno et de la belle architecture, il s’y sent un peu comme chez lui.

Détroit et Manchester ont un lien”, a déclaré le natif du nord-ouest de l’Angleterre. “Manchester est le cœur industriel du Royaume-Uni et Détroit – connue d’ailleurs sous le nom de “Motor City”, ndlr – est le cœur industriel de l’Amérique.

Devant un front-row de célébrités internationales et locales, parmi lesquelles Jeff Koons, Mary J. Blige, Lil Kim, les DJ Carl Craig et Moodymann, la créatrice de mode Tracy Reese, le chanteur nigérien Burna Boy ou encore l’actrice Debi Mazar, Daniel Lee a invoqué la collection la plus sportive qu’il ait présentée jusqu’à présent, avec des détails utilitaires sportifs, des pièces d’inspiration sportswear, des ensembles en jean rappelant les uniformes d’usine, des matériaux innovants, des touches fluo qui rappellent volontiers le monde de la nuit ainsi que des courbes dynamiques, rendant hommage à l’histoire industrielle et sonore de la ville. “Je suis obsédé par Détroit. Détroit est vraiment le berceau de la techno, et la techno était la musique avec laquelle j’ai grandi et avec laquelle je sortais. Je voulais utiliser ma position pour faire la lumière sur tout cela”, s’est-il d’ailleurs exprimé.

© Photos : Bottega Venenta

LACOSTE – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Comme tant d’autres de français qui, pendant la pandémie, ont adopté des modes de transport alternatifs pour se déplacer ou se rendre au travail, Louise Trotter, la directrice de création de LACOSTE, se rendait chaque jour au studio de la marque en vélo.

Née de cette habitude, sa collection est, selon ses mots, le “nouvel uniforme pour les nouveaux clans sportifs et familles”, s’adressant à tous les sportifs, quelque soit leur discipline, et dont les inspirations venaient de ses rencontres avec des gens qu’elle croisait tous les jours durant cette période.

Ainsi, ses nouvelles offres printanières reflètent la nouvelle envie de sortir et de bouger de nouveau, avec des shorts et des débardeurs en néoprène, traduisant l’héritage sportif de LACOSTE pour la nouvelle génération, des polos et t-shirts en filet respirables, des anoraks techniques à la coupe audacieuse ainsi que des tricots amples arborant un énorme crocodile à la poitrine d’où pendaient de longs fils colorés.

Les détails et accessoires qui accompagnent les pièces incluant des cordes et de larges sangles héritées sans aucun doute de l’escalade ou des sports de montagne.

La palette est fortement rafraîchissante, avec des couleurs pastel et celles inspirées de la pâtisserie.

© Photos : LACOSTE

GIVENCHY – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Nommé directeur de la création de GIVENCHY en juin 2020, Matthew Williams a été privé de défilés physiques à cause de la pandémie, et cela va sans dire que la saison Printemps/Été 2022 a été très attendue puisqu’il s’agit de son premier show devant le public pour la maison de luxe de LVMH.

Une vaste piste de forme ovale blanche, surplombée par une dôme géante lumineuse planant au-dessus de la passerelle comme un soleil géant, a été érigée à l’intérieur de la Paris La Défense Arena. Ses quelques 70 modèles, hommes et femmes, traversent la piste et se croisent à l’allure militaire sur une bande-son imaginée par le rappeur américain Young Thug.

Entre luxe et utilitaire, entre extravagance et discipline militaire, la collection combine des allures minimaliste à des coupes atypiques et expérimentales, mixant du tailoring classique à des pièces plus travaillées en néoprène, dont certains looks reprennent des peintures semi-abstraites, aux couleurs psychédéliques, de l’artiste new-yorkais Josh Smith.

© Photos : GIVENCHY

Ann Demeulemeester – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

La marque Ann Demeulemeester est dans une période de transition, après que Sébastien Meunier ait quitté l’année dernière son poste de directeur de création et que la marque fut rachetée par le détaillant italien Claudio Antonioli, co-fondateur du New Guards Group, qui a propulsé Off-White, County of Milan et Ambush sur la scène internationale.

Bien que la créatrice ne dirige plus la direction de création de la marque, l’influence de Ann Demeulemeester reste indéniablement omniprésente dans cette collection conçue par une équipe interne.

Les silhouettes sont amples et décontractées. Les longueurs sont exagérées dont les mouvements sont fortement soulignés par la présence de nombreux rubans noirs, noués de manière chaotique sur les vêtements, en accord avec les lignes d’écriture d’Ann Demeulemeester peintes en lettres minuscules sur les visages ou imprimées sur les pièces.

Les chapeaux melon, portés par presque tous les mannequins, sont également surdimensionnés dans le style Pharrell Williams tandis que les vestes, aux épaules tombantes, sont soit ajustées et élégantes, soit reconstruites avec une grande une sensation de confort mise au centre de toute la construction.

La collection, entièrement en noir et blanc, est un véritable hommage à la genèse intime d’Ann Demeulemeester.

© Photos : Ann Demeulemeester

LANVIN – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Comment préserver l’identité de l’une des plus anciennes maisons de couture encore en activité aujourd’hui et séduire la génération Gen-Z assoiffée de nouveautés ? Tel est le challenge de Bruno Sialelli, à la tête de la direction artistique de la maison LANVIN, qui semble avoir trouvé le compromis, en dévoilant une collection mêlant les éléments de l’Art déco et le Comics.

Nous essayions d’exprimer l’Art déco à travers un prisme différent, et nous avons pensé à Gotham City”, a-t-il déclaré dans les coulisses avant son show à la Salle Pleyel avant de préciser : “avec ce que nous venons de vivre, je pense que nous allons vivre un renouveau des années folles. Il est intéressant pour Lanvin de revisiter cette période de l’histoire car ce fut une période de prospérité importante pour la maison”.

Ainsi, Sialelli a pris le thème au pied de la lettre, en appliquant des images surdimensionnées de Robin, de Batman et sa Batmobile sur des vestes de costume, des chemises, des sweats à capuche mais aussi sur un débardeur aux effets holographiques ainsi que sur des sneakers.

Quant à la palette, les couleurs saturées de ces planches de bandes dessinées imprègnent la collection : de riches bleu pétrole, violet et écarlate, comme des fleurs vénéneuses aux côtés des délicates marguerites de LANVIN.

© Photos : LANVIN

BALENCIAGA – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

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Un photo-call géant et rouge placé devant le Théâtre du Châtelet avait tous les attributs d’une première de film hollywoodien : des photographes hurlant et aboyant; des flash qui crépitent; la tribu familière de Demna Gvasalia, portant des modèles de la collection BALENCIAGA, faisant la queue pour se faire passer pour des célébrités et se mêlant aux vraies célébrités (Cardi B, Isabelle Huppert, Lewis Hamilton, Cardi B, Offset…) qui attendaient pour se faire photographier.

Toute cette scène surprenante est retransmise en direct sur un grand écran installé à l’intérieur du Théâtre du Châtelet où était assis le public habituel des défilés de mode qui regardait, amusé, cette mise en scène parfaitement orchestrée avant la véritable projection du court métrage Les Simpsons/BALENCIAGA, dans lequel Marge, Bart et les citoyens de Springfield se rendent à Paris pour essayer à la dernière collection.

Revenons à la collection : celle-ci présente la panoplie complète de BALENCIAGA, combinant une garde-robe de streetwear, de vêtements de jour, de couture, de vêtements de soirée élégants et de pièces proto-couture. Les silhouettes varient d’ultra-minces à démesurément surdimensionnées, dans une palette à grande majorité noire. La collaboration de Balenciaga avec Crocs se poursuit également, cette fois dans une version “punk”, assise sur une plate-forme épaisse percée de clous et de boulons en argent.

© Photos : BALENCIAGA

Ludovic de Saint Sernin – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Le désir peut s’exprimer de multiples façons mais chez Ludovic de Saint Sernin, le désir rime avec physique, sensualité et sexualité sans complexe.

La dernière collection de Saint Sernin remet en question les notions d’intimité, de désir et d’expression de genre, avec une palette de couleurs douces et des pièces qui respirent la sexualité et le confort tranquille.

J’ai l’impression que nous étions dans un tel monde numérique pendant un an et demi, qu’il était vraiment important pour moi de créer une collection qui exprime la physicalité et la sensualité”, a déclaré le jeune créateur.

Beaucoup de ses pièces signatures ont fait leur retour cette saison, notamment les sous-vêtements à œillets et à lacets qui sont devenues en seulement quelques saisons une sorte de monogramme pour la marque parisienne. Un slip noir à œillets, agrémenté de cordons orange annonce sa prochaine collection avec Pornhub a sponsorisé son show, dont la sortie est prévue au printemps prochain.

© Photos : Ludovic de Saint Sernin

Valentino – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

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Pas de palais, ni de lieux prestigieux où tout commun de mortel se serait senti intimidé face à l’opulence de l’endroit. Pour marquer le retour de Valentino à Paris, Pierpaolo Piccioli a choisi d’investir le marché du Carreau du Temple, un ancien marché du quartier animé et branché du Marais, où il a installé des pop-ups vendant des baskets, des fleurs, des produits de beauté et des tee-shirts pro-vaccin.

Ses jeunes mannequins, après avoir défilé devant un front-row garni d’invités et de célébrités assis à des tables de café, continuent leur défilé dans les rues de Paris, rue Dupetit-Thouars, donnant aux passants la chance de voir la collection.

Ça a été un moment tellement difficile. C’est pourquoi j’ai décidé de faire entrer Valentino dans une nouvelle dimension : la vie”, a déclaré Piccioli. “Je pense que nous devons avancer, pas reculer, et c’est pourquoi je ne voulais pas retourner à Paris et montrer dans un palais, ou dans l’un des endroits que nous avons montrés auparavant”.

Quant à sa collection, Pierpaolo Piccioli l’a orientée vers la génération Z, avec un beau vestiaire à l’approche décontractée et très glamour. Les looks sont particulièrement propres, aux couleurs acryliques vibrantes et sans grandes fioritures, à l’exception d’une poignée de pièces aux détails délicats et audacieux comme de la dentelle, l’imprimé floral, la découpe au laser et des touches d’éclat et de tulle.

© Photos : Valentino

Isabel Marant – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Alors que les vacances d’été sont déjà très très loin derrière nous, Isabel Marant a voulu ramener l’ambiance estivale et un bout de l’île d’Ibiza où elle a passé ses vacances d’août à Paris – la capitale commence à entrer peu à peu dans sa période hivernale.

Inspirée de l’esprit futuriste des photos du photographe de mode suisse Hans Feurer, la collection joue avec les codes de la sensualité, du sportswear et de l’esthétique des années 80 sans effort. Les looks sont chics, quoique décontractés, s’illuminent de leur énergie, leur nonchalance et de leur optimisme contagieux, à travers des couleurs chaudes censées refléter la riche palette d’un coucher de soleil.

© Photos : Isabel Marant

RAF SIMONS – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

La collection Printemps/Été 2022 de Raf Simons est presqu’une prolongation de la saison dernière, Automne/Hiver 2021, avec autant de chemises surdimensionnées, de pulls de ski et de trenchs au look vintage.

Le designer belge, connu pour son esthétique énergique et subversive de la jeunesse, fait également revenir dans sa collection bon nombre de ses articles signatures marquées par des ourlets bruts, des étiquettes old-school cousues sur les manches, ou des bijoux en forme de mains de squelette.

La collection rebelle explore une fois de plus la fluidité des genres et tente d’effacer davantage la ligne déjà nébuleuse qui sépare des vêtements pour femmes et ceux pour hommes.

À la naissance d’un bébé, personne ne l’aborde comme un homme ou une femme. Ce n’est qu’un bébé”, a déclaré Simons à Vogue. “Je voulais trouver une forme qui fonctionne pour les deux de la même manière, même si votre perception de la fille ou du garçon habillé est différente.

© Photos : Raf Simons

BOTTER – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Rushemy Botter et sa partenaire Lisi Herrebrugh proposent depuis quatre ans des collections conceptuelles solides pour leur label BOTTER et leur collection Printemps/Été 2022 ne fait pas exception. Ils ont approfondi le thème de la nature, de la durabilité et de l’eau, en nous alertant sur l’urgence climatique et en nommant à juste titre leur collection “Global Warning”.

La gamme printanière du duo de designers qui sont également partenaires dans la vie et co-directeurs créatifs de la maison légendaire, Nina Ricci comprend une série de vestes imperméables recyclées, créée en collaboration avec le fabricant de parapluies Piganiol, des costumes ornés d’appâts de poisson, des hauts en résille fabriqués à partir de fil de Parley, de gros colliers avec des leurres de pêche colorés fabriqués par la société japonaise Dowluck, des uniformes de pêche en néoprène, des ailes de bateau et bouées exagérément interprétées comme des sacs à bandoulière, des lunettes de plongée sous-marine, et des pièces aux motifs de récifs coralliens.

“La marque aquatique”, comme ils se plaisent à appeler leur label ainsi, précise qu’environ 60% de la collection sont fabriqués à partir de matériaux issus de plastique océanique recyclés en partenariat avec l’organisation environnementale à but non lucratif Parley for the Oceans.

© Photos : BOTTER

Marine Serre – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

La collection de Marine Serre, appelée “Fichu pour Fichu”, est dévoilée à travers d’une vidéo titrée “Ostal24” qui, en occitan, langue historique parlée dans la région natale de Serre, signifie “maison”, est une ode à la lenteur.

La vidéo au rythme hypnotique de 13 minutes qu’elle a réalisée avec ses anciens collaborateurs Sacha Barbin et Ryan Doubiago nous transporte à travers des mondes intérieurs et extérieurs qui pourraient être situés quelque part dans le passé, le présent ou le futur. On y découvre un vestiaire où la créatrice donne un second souffle à des pièces banales du quotidien à l’instar d’une série de torchons et de fichus, détournés de leurs fonctions initiales et transformées en de véritables pièces mode indéniables et totalement désirables.

Marine Serre a mis l’upcycling au cœur de son propos, cette dernière collection est, selon la note d’intention, sa plus “responsable” à ce jour, avec 45% de matériaux recyclés et 45% de matériaux régénérés. Le torchon éponge multicolore, un tissu banal habituellement réservé aux tâches ménagères, devient extraordinaire après avoir été régénéré en bottes, vestes carrées, hauts et pantacourts. D’autres tissus chaleureux, tels que les nappes brodées hollandaises et les torchons en lin, se transforment en blouses de laboratoire tandis que de vieux jeans sont redécoupés et assemblés en patchwork.

Parallèlement à ces nouveautés, de nouvelles variations sur les styles emblématiques de Serre : des t-shirts en soie recyclés et des emblématiques bottes et vêtements seconde peau Marine Serre ornés de l’imprimé lune.

Je veux que les gens ressentent la beauté et la simplicité d’être ensemble et trouvent du plaisir à cuisiner, manger, danser, faire du yoga. Et en même temps reconnaître que chaque jour nous faisons des choix qui ont un impact, alors comment pouvons-nous être plus responsables dans les décisions que nous prenons ? La mode, c’est plus que draper du tissu et faire du profit, cela peut être un endroit où nous sommes libres de prendre des mesures significatives”, a-t-elle déclaré.

© Photos : Marine Serre

Kenneth Ize – Printemps/Été 2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Le jeune créateur Kenneth Ize, l’étoile montante de la mode parisienne, a eu l’honneur d’inaugurer la Paris Fashion Week, avec un show de 30 looks au Palais de Tokyo.

Le prodige de la mode austro-nigérian qui se fait un nom à la veille de la pandémie, soutenu d’ailleurs par l’icône des mannequins noirs Naomi Campbell, continue, cette saison, à mettre en lumière l’artisanat nigérian. Le résultat a été une collection rafraîchissante et émouvante basée sur des matériaux africains traditionnels réinventés dans un contexte cosmopolite dont son tissu à carreaux signature, inspiré du tissu Aso Oke tissé par le peuple Yoruba.

Rendus avec un imprimé tigre, des rayures colorées verticales ou horizontales et de motifs ornementaux, l’œuvre de l’artiste britannique nigérian Bunmi Agusto, récemment diplômé de Central Saint Martins, les textiles d’Ize sont la vedette du spectacle et il leur donne amplement d’espace pour jouer.

Ses blazers, pantalons cargo légers, chemises au col cathédrale, pulls, tuniques, le plus souvent sans genre, sont coupés amples et se sont traduits par des formes insouciantes, faciles et superposées.

© Photos : Kenneth Ize

Dsquared2 – Printemps/Été 2022 – Milan Fashion Week

DÉFILÉS/Milan

Alors que toutes les autres marques, qu’elles soient petites ou grandes, jubilent à l’idée de revenir au défilé physique, les frères jumeaux de Dsquared2, Dean et Dan, nagent à contre-courant, en présentant un défilé numérique au dernier jour de la Fashion Week de Milan.

Filmée dans un espace industriel à Milan, tapissé de graffitis à l’intérieur mais couvert de végétation luxuriante à l’extérieur, leur collection est un “conte de fées grungy”.

Appelée Fairytale Grunge, la collection est née de l’idée de sortir à nouveau. “Il s’agit de filles et de garçons sympas qui se réunissent et s’amusent”, a déclaré Dean Caten, soulignant que l’intention était de transmettre “une bonne ambiance positive”.

Jouant sur le thème du contraire entre dureté/douceur, délicatesse/force, les frères Caten proposent une fusion d’éléments grunge, rock et punk avec ceux plus délicats et éthérés. Orné de détails scintillants ou en franges ou de motifs floraux, chaque pièce, qu’elle soit en vinyle, en cuir ou en denim, est à la fois ludique et cool avec une légère touche de punk rock très appréciée par les frères.