Défilé

Lacoste – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Lacoste a choisi de présenter sa dernière collection, imaginée par la créatrice britannique Louise Trotter, aux manettes du style de la marque au crocodile depuis deux ans, au Tennis Club de Paris comme un hommage à l’héritage de René Lacoste, son fondateur.

Cette saison, la collection de la maison parisienne tournait toute entière autour de Simone Lacoste ou Simone Thion de La Chaume, épouse du fondateur et championne de golf en son temps. Pour les hommes, Louise Trotter avait imaginé un vestiaire très coloré qui revisite bien entendu les classiques de la marque. Ainsi, les fondamentaux se retrouvent dans des tonalités chaudes et ensoleillées dont certaines rappellent la terre battue : vert d’eau, jaune, orange, bleu, vert sapin, bordeaux, émeraude mais aussi des couleurs plus neutres, tels le blanc, le noir, le beige, le gris…

À côté des références au tennis et au golf faisant de clins-d’œil incessants au couple, chacun champion dans sa discipline, l’influence du sportswear est fortement palpable en la présence des ensembles de survêt qui se portent comme des combinaisons de travail. La créatrice britannique n’a pas oublié non plus de revisiter le célèbre crocodile Lacoste qui se retrouve agrandi, dans une proportion inhabituelle.

© Photos : Lacoste

Balenciaga – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Des spectateurs plongés dans le noir, un sol inondé, un ciel orageux alimenté d’une bande-son industrielle… Demna Gvasalia, créateur Géorgien de Balenciaga, fait régner une ambiance de fin du monde à la cité du cinéma de Saint-Denis.

Dans cette ambiance apocalyptique à souhait, Demna Gvasalia, aux commandes de la marque depuis 2015, envoie ses soldats, hommes et femmes, aux allures ecclésiastiques et néo-gothiques marcher sur une piste remplie d’eau – aux deux premiers rangs restés alors vides.

Cent neuf silhouettes à l’épure imparable et émouvante qui revisitent les codes de la maison, auxquels se mêlent ceux du Géorgien. Ainsi, le noir, l’austérité, les volumes parfaitement contrôlés, le glamour s’acoquinent avec force magistrale aux coupes exagérées, aux épaules carrées et au sportswear qui caractérisent l’ADN de Gvasalia.

Cette conjugaison du patrimonial et du futuriste a permis d’aboutir, dans un premier temps, à des tenues impeccables, d’un brin austères, dans un registre noir qui non sans rappeler une certaine iconographie espagnole des siècles passés, pays dont est originaire le fondateur de la maison Cristobal Balenciaga, avant de s’orienter vers un registre plus sportif et streetswear.

© Photos : Balenciaga

Thom Browne – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Juché sur des chaussures à plateformes vertigineux, le premier modèle de Thom Browne émerge d’un paysage hivernal de bouleaux et de sapins, saupoudré de fausse neige, tête couverte d’un masque de girafe. Suivirent alors d’autres silhouettes à tête d’éléphant, de cerf, de lion, de cochon, d’hippopotame… qui annoncent clairement le thème de la collection : l’arche de Noé.

Pour sa toute première collection mixte, le créateur américain joue des références bibliques. Cependant, ceux de ses vêtements sont ailleurs, unis dans un effacement de frontières de genres et de codes conventionnels.

© Photos : Thom Browne

Lemaire – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Chez Lemaire, on oublie les décors grandioses et tape-à-l’œil d’autres mastodontes du luxe mondial pour se concentrer sur les détails car chez Sarah Linh Tran et Christophe Lemaire, chaque détail compte et compte pour beaucoup.

Le duo de créateurs, et partenaires dans la vie, poursuit leur propos qui sublime l’élégance naturelle et une sobriété toute bourgeoise. Sur fond d’une palette de couleurs sobres et presque monochrome où toute décoration est absente, la collection de Lemaire jouent le confort des coupes et la liberté de mouvement, remplie de pièces désirables aux allures allongées pour lesquelles la marque est connue.

© Photos : Lemaire

Haider Ackermann – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Applaudie à tout rompre par un Timothée Chalamet tout excité, la collection de Haider Ackermann, commerciale et accessible, est remplie d’idées exécutées avec une confiance calme et stable.

Je voulais quelque chose de plus absent. Je voulais que les vêtements disparaissent en arrière-plan”, déclarait-il en coulisses. “Ça ne rend pas justice à mes vêtements, je sais, mais… J’ai senti que tout était si fort que je voulais cette tranquillité”.

Mais derrière cette tranquillité apparente, il y a une force puissante d’énergie créative et de couleurs qui passe par des inspirations venues de l’Est et de l’Ouest, des plis Madame Grès, des kimonos, des vêtements de pyjama, des vêtements utilitaires et plus encore.

Pour ses hommes, Ackermann leur a dédié des pantalons doublés de cuir, d’impeccables manteaux, de costumes ou d’ensembles en velours côtelé – une première chez lui – aux couleurs chatoyantes et lumineuses. Tout est calibré avec soin et précision à travers des coupes magistralement exécutées et sobres.

© Photos : Haider Ackermann

Celine – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Sous le chapiteau monumental installé derrière le tombeau de Napoléon, Hedi Slimane fait défiler sa dernière vision de l’homme et de la femme Celine dans une collection entièrement unisexe.

Le créateur français poursuit ce qu’il a commencé depuis deux saisons, c’est-à-dire l’évocation de la bourgeoisie parisienne des années 1970 et un idéal de la jeunesse rock des années 2000, celle qui puisait les inspirations dans le vestiaire de leurs parents pour s’habiller.
Ainsi, quand un jeune dandy rockeur rencontre une belle étudiante parisienne, bourgeoise sophistiquée ou vice-versa, leur garde-robe devient interchangeable, gommant les frontières du masculin et du féminin, du genre, du style.

Les pièces ultra-désirables, ayant pour point commun une silhouette élancée “Slimanesque” au premier coup d’oeil, se confirment, s’affinent, se colorent, se jouent d’imprimés, sans fioriture, mais avec le souci de l’accessoire, en premier lieu le sac Sulky, un modèle de 1966 réintroduit cette saison par Hedi Slimane et porté aussi bien par les hommes que les femmes.

Cette idée d’unisexe se retrouve également dans sa nouvelle ligne de bijoux, les cristaux Celine, et celle en édition limitée composée de bijoux compressés en argent et vermeil, créée en collaboration avec la Fondation César.

© Photos : Celine

Maison Margiela – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Dans la droite ligne de sa collection Maison Margiela Artisanal qu’il a montrée en janvier dernier, John Galliano a, cette saison, poursuivi la quête éco-responsable – leitmotiv, entre autre, fondateur de la maison éponyme.

On trouve ici, sous l’étiquette officielle de la maison Recicla mentionnant la date de fabrication et la provenance du vêtement, de véritables pièces vintage qui sont intégrées dans la collection, parfois en un seul article, et parfois incorporées à d’autres articles. Galliano a abordé ce concept de “restauration” dans son podcast publié au lendemain du show en ces termes : “l’idée de donner une nouvelle vie à quelque chose … Lancer une nouvelle conscience”.

Il y a également chez Galliano cette forte volonté de faire voler en éclat les codes de la bourgeoisie des plus respectables – un travail qu’il s’acharne depuis plusieurs saisons.

Ainsi, les silhouettes bourgeoises ont été ici déstructurées, découpées, superposées et croisées avec des uniformes pour aboutir à une bourgeoisie d’un nouveau genre. L’atmosphère, pleine d’énergie mais aussi raffinée, était soutenue par une excellente palette de couleurs – des roses poudrés, des oranges, absinthe, vert loden, turquoise, sarcelle, jaune primaire, lilas et saumons. Une immersion émouvante dans son sens unique et inégalé de couleurs.

© Photos : Maison Margiela

Lanvin – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Bruno Sialelli a choisi la Manufacture des Gobelins pour présenter sa nouvelle collection inspirée pour la maison Lanvin – la plus ancienne marque de luxe française est depuis 2018 dans le giron du conglomérat chinois Fosun qui possède entre autres Club Med, Tom Tailor, Wolford.

Entourée par de magnifiques tapisseries qui sont “un pont entre le passé et le présent. Entre Jeanne Lanvin et moi-même”, a expliqué le créateur qui arrivait chez Lanvin il y a un an à peine, sa collection est une replongée dans l’historique de la maison, des silhouettes classieuses aux logos et calligraphies qu’il a retrouvées dans un livre imaginé par la fondatrice Jeanne Lanvin, “L’Opéra de l’Odorat”, écrit en collaboration avec l’une de ses collaboratrices, l’écrivaine et intellectuelle Louise de Vilmorin.

Sialelli s’est ainsi approprié l’histoire de Lanvin en y ajoutant sa touche personnelle. On retrouvera de la fluidité dans les matières, des coupes qui respirent, des jeux de découpes, des tricots confortables, des détails naïfs, et beaucoup de couleurs qui interpellent. Une façon de rendre petit à petit l’identité de la Maison, tout en maintenant un dialogue entre son héritage et le monde qui l’entoure.

© Photos : Lanvin

Kenzo – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Bienvenu dans le monde onirique, initiatique et de voyage de Kenzo Takada, version Felipe Oliveira Baptista – portugais de naissance et devenu français depuis peu – qui partage avec le fondateur de la Maison Kenzo – né au Japon mais français de cœur – un point commun : le multiculturalisme.

Après avoir officié avec succès chez Lacoste, le créateur franco-portugais a dévoilé, il y a quelques jours, sa toute première collection pour la marque fondée en 1970 par Kenzo Takada.

Pour son baptême du feu, Oliveira Baptista a choisi les jardins de l’Institut National des jeunes sourds, dans le 5è arrondissement de Paris, pour implanter le décor de son show : une structure tubulaire transparente, conçue comme un objet nomade modulaire qui fait un clin-d’œil à l’esprit nomade de la collection.

On a intitulé cette première collection “Going Places”, avec en tête l’idée du voyage, d’un esprit nomade. Le travail de Kenzo Takada était très facile à comprendre, de l’ordre de l’évidence, une simplicité assumée. Il faut qu’on reste facile à lire, et confortable. D’où des vêtements fonctionnels…”, a expliqué Felipe Oliveira Baptista.

Évoquant la traversé des mers et océans du fondateur Kenzo Takada à bord d’un bateau de croisière, depuis Tokyo jusqu’en France – alors qu’il était un jeune homme, avec pleins de rêves en tête, venu chercher gloire et Haute Couture à Paris, les silhouettes étaient emmitouflées dans un vestiaire de protection, composé de parkas et de manteaux réversibles, comme pour affronter le temps peu clément à bord de ce paquebot.

Puis, il y a eu des souvenirs de jeunesse de Oliveira Baptista dans les Açores et ceux de ses parents, jeunes mariés, au Mozambique quand ils s’apprêtaient à sauter en parachute. Ces référentiels émotionnels se rejoignent dans ces tuniques et djellabas allongées bariolés d’imprimés colorés et de têtes de tigre – le motif évoque à la fois la signature de la maison mais aussi aux oeuvres de l’artiste et peintre lisboète Julio Pomar qui, fasciné par ce félin, a réalisé dans les années 80 une grande série sur ces animaux majestueux.

© Photos : Kenzo

GCDS – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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À la gare centrale de Milan, la maison 100 % made in Italy GCDS (God Can’t Destroy Streetwear) a convié ses invités à “prendre le train et rentrer à la maison, à Naples”, le temps de quelques heures.

La marque street, fondée en 2015 par le créateur napolitain Giuliano Calza et son frère Giordano, délaisse cette saison son côté street qui a contribué à son succès pour une orientation plus haut de gamme.
Le résultat est une collection moins rue et plus douce, confectionnée par des artisans napolitains.

Exit donc les tee-shirts, sweaters et les survêts. Place à de superbes mailles en cachemire, mohair et autres belles laines, recouvert de cristaux, et associés à des jeans amples et pantalons en cuir tandis que les logos voyants ont laissé place à des graphismes plus discrets et colorés.

Dans un autre registre, Calza a également fait un clin-d’œil à Naples, à travers d’une adorable illustration extraite de “Tom et Jerry à Naples”, un court métrage sorti en 1954, imprimée sur un blouson.

© Photos : GCDS

BOSS – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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Le directeur de création de BOSS Ingo Wilts est revenu sur l’âge d’or de la marque dans les années 1970, mais aussi aux années 1920, les Années Folles – tendance majeure de cette saison – qui s’expriment à travers l’un des ses éléments emblématiques : les franges.

Dans ce défilé mixte, ses hommes ont eu droit à d’impeccables costumes de businessman, de grands manteaux en cuir brillant ou dans un imprimé zèbre déstructuré et des pantalons de jogging élégants. En un mot, des vêtements séduisants et extrêmement faciles à porter, au bureau comme en soirée. Le tout dans une palette monochrome, de marron, de noir, de gris, de beige, de bleu marine, de blanc mais aussi d’orange et de lilas, une couleur plutôt audacieuse pour les hommes.

Notre idée, c’était le croisement des générations. Des pièces de notre passé, mêlées avec des nouveautés. Notre entreprise a particulièrement marqué la tradition des années 1970 et 1980. Alors nous sommes partis des campagnes de pub de cette époque. En les mélangeant avec les années 1920 et leurs franges. Il s’agissait de ranimer le passé, mais avec de la fraîcheur”, expliquait Ingo Wilts.

© Photos : BOSS

Versace – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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Presque deux après après avoir été vendue à l’empire Michael Kors pour près de 2,12 milliards de dollars, Versace continue à opérer sa mue, avec cette saison son tout premier défilé mixte.

Composée de 91 looks, la collection de Donatella Versace focalise sur l’idée du pouvoir et de la sexualité, inaugurant une nouvelle interprétation du sexy par la créatrice. Pour ce faire, elle a puisé dans les archives de la maison et en extirpe plusieurs saisons d’un trait.

Ce que j’essaie de dire avec cette collection, c’est que la sensualité passe d’abord par le cerveau. Les vêtements ne sont qu’un moyen de parvenir à une fin. Pour moi, l’hyper-masculinité est parfaite pour les vêtements masculins, et l’hyper-féminité correspond aux vêtements féminins”, a tranché Donatella.

Ainsi, pour les hommes, il y avait des cuirs machos, des bombardiers à la coupe très large, des pulls fleuris surdimensionnés des années 90, des costumes aux imprimés baroques, des rayures zébrées et des smokings brodés de cristal. Quant au logo de la maison milanaise, il a subi de multiples transformations. “Je me suis amusée à jouer avec l’esprit baroque de Versace, à le rendre plus dynamique, à modifier ses formes”, expliquait la créatrice.

© Photos : Versace

Philipp Plein – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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Créateur du bling-bling. Philipp Plein mérite largement cette réputation et il n’en fait certainement pas économie !

Assuré par le rappeur américain Tyga qui performe sur un ring de boxe, au milieu des feux d’artifice et de la fumée, et devant plus de 3 000 invités dont de nombreuses célébrités (Cameron Dallas, Missy Elliott, Ellen von Unwerth ou Jada Pinkett Smith pour ne citer que quelques uns), son show est à l’image de l’homme.

Des imprimés léopard, de dollars, des clous punk, des cuissardes en or, du doré, et beaucoup de cristaux Swarovski et de logos “Plein” scintillants. La fin du show était un hommage à feu Kobe Bryant avec des maillots et des hoodies aux couleurs des Los Angeles Lakers, affichant le numéro 24 de Kobe Bryant, et recouvert de cristaux Swarovski. L’hommage a été l’objet d’une polémique sur les réseaux sociaux où de nombreux internautes le taxaient de mauvais goût et de récupération.

© Photos : Philipp Plein

Missoni – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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Se servir de la géométrie pour parler “une histoire de force féminine, d’autonomisation et de conscience de soi, racontée en lignes droites [et] en volumes nets et audacieux”. Voilà le programme très intéressant et certainement énergique d’Angela Missoni pour l’hiver prochain.

Cette saison, la créatrice décline la rayure, zigzags, lignes droites et obliques dans tous leurs possibles.

Les zigzags, signature de la maison italienne, se mêlent ainsi à d’autres imprimés inédits, assemblés sur des patchworks ludiques et colorés. Quant à la maille, elle est définitivement partout, ponctuée par du Lurex qui apporte brillance et vie à ces pièces hautes en couleurs.

© Photos : Missoni

Bottega Veneta – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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C’est par un homme à l’élégance acérée et épurée, au total-look noir, que s’ouvre la proposition de Daniel Lee pour Bottega Veneta.

On aurait pu penser que sa collection est un hommage à l’oeuvre au noir, mais le créateur britannique de 34 ans a su créer la surprise avec juste ce qu’il faut d’impertinence.

Il y a eu bien entendu du noir, formule gagnante du minimalisme des années 90, mais aussi d’une explosion de couleurs, des couleurs intenses et pétillantes qui nous assènent un coup de fouet, nous aveuglant dans cette mer intense de noirs.

Une démonstration esthétique, pleine de douceur et de sensualité, ponctuée par des franges (chez les femmes) et l’intrecciato – signature de tressage de la maison – qui se déploie autant sur les sacs que sur des manteaux pour hommes.

© Photos : Bottega Veneta

Bobby Abley – Printemps / Été 2020-2021 – London Fashion Week

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Fidèle à son style qui a fait sa force et sa réputation, Bobby Abley s’est de nouveau inspiré de la pop culture et des dessins animés qui ont marqué son enfance.

Cette fois, ce sont des Minions qui prennent possession de ses créations, notamment sur des pulls molletonnés, des shorts, des vestes zippées et sur des sweats à capuche.

Mais ces adorables personnages ne règnent pas seuls sur cette collection haute en couleurs. Ils partagent la scène avec d’autres imprimés tout aussi hétéroclites comme les serpents d’Orient déclinés dans différentes couleurs et sur fond japonisant, les bisounours (personnage récurrent chez Bobby Abley), les flammes ainsi que les cerisiers.

© Photos : Bobby Abley

Burberry – Automne / Hiver 2020-2021 – London Fashion Week

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Riccardo Tisci a choisi, cette saison, le Palais d’expositions de l’Olympia, dans le centre de Londres, et son impressionnant plafond en verre pour présenter sa quatrième collection pour la maison Burberry.

Regorgeant de pièces très portables, la collection du créateur italien met en vedette la pièce la plus emblématique de Burberry : le trench-coat, décliné pour l’occasion en multiples variations. Dans ce jeu où il revisite l’héritage de la maison britannique et où l’influence indienne s’est faite largement ressentir, les codes de la maison Burberry se sont bien entendu imposés sur le podium, avec une palette de tons beiges, avant de décliner sur des teintes plus lumineuses, et le célèbre tartan. La collection a également mis en avant de nombreuses références au monde équestre avec des vestes, manteaux matelassés et des jodhpurs.

© Photos : Burberry

Tommy Hilfiger & Lewis Hamilton – Printemps / Été 2020-2021 – London Fashion Week

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Pour son retour à Londres, Tommy Hilfiger a investi la Tate Modern, transformée pour l’occasion en boîte de nuit, pour y présenter sa dernière collection en collaboration avec le pilote Lewis Hamilton.

La collection TommyxLewisxH.E.R., une triple collaboration avec le champion du monde de formule 1 britannique Lewis Hamilton – ils en sont à la quatrième collaboration – et la chanteuse H.E.R., a été diffusée en direct sur le site de la marque et ses réseaux sociaux et les pièces ont été mises immédiatement en vente, en “see now, buy now” (“aussitôt vu, aussitôt acheté”).

La ligne intégralement unisexe et pensée de manière éco-responsable, présentée comme la plus respectueuse de l’environnement de la marque, célèbre l’individualité et la diversité.

Les 80 looks de la collection oscillent entre le streetwear : larges sweatshirts à capuche, pantalons cargo et bombers, déclinés dans une palette allant du jaune fluo au rose pastel, et le style preppy pour lequel, le créateur américain avait revisité certains de ses classiques qui ont fait le succès de sa marque.