Automne/Hiver 2021

Wim Wenders signe une histoire d’amour pour Salvatore Ferragamo

PORFOLIO/Publicité
Salvatore Ferragamo x Wim Wenders - A Future Together

Pour l’automne 2021, Salvatore Ferragamo s’est associée à Wim Wenders, le célèbre réalisateur trois fois nominé aux Oscars qui a notamment réalisé Les Ailes du désir ou The Million Dollar Hotel, pour raconter une histoire d’amour A Future Together, le film et la campagne publicitaire de la collection Automne-Hiver 2021 “Future Positive”.

Tourné sur le site du complexe CityLife de Milan, le court métrage met en scène la rencontre et l’histoire d’amour entre une réalisatrice, interprétée par l’actrice italienne Gaia Girace, et un ingénieur du son joué par le musicien Felix Sandman.

La collaboration entre la maison de luxe florentine et Win Wenders pour cette campagne marque le dernier chapitre d’une histoire qui a longtemps été liée à l’évolution du cinéma, remontant à la passion du fondateur Salvatore Ferragamo pour le grand écran – il a fondé le Hollywood Boot Shop en Californie en 1923.

Développer une histoire positive et énergique dans le cadre d’un environnement futuriste est un défi à un moment où l’avenir est généralement considéré comme sombre et dystopique. Mais parfois, lorsque les cartes sont contre vous et que vous devez combattre de nombreux obstacles, le résultat peut atteindre une aura supplémentaire de beauté. C’était certainement le cas lors de notre shooting Ferragamo. Non seulement le soleil a percé le ciel gris de Milan, afin que les sites futuristes puissent montrer leur meilleur potentiel, mais aussi nos deux jeunes stars étaient lumineuses et enchantées. Surtout la collection, quand elle a finalement été révélée et portée par les acteurs, s’est avérée plus éclatante et spectaculaire que dans nos rêves les plus fous. Tout ce que nous avions à faire en tant qu’équipe de tournage, c’était de capturer cette explosion soudaine de beauté devant nous,” s’est exprimé Wim Wenders.

© Photos : Salvatore Ferragamo

Jil Sander met le cap sur Toscane pour sa campagne Automne/Hiver 2021 par Joel Meyerowitz

PORFOLIO/Publicité

Jil Sander et son duo de créateurs Lucie et Luke Meier ont invité le légendaire créateur d’images américain Joel Meyerowitz à capturer leur nouvelle campagne Automne/Hiver 2021-2022.

Le photographe de rue, connu pour ses compositions complexes jouant des déséquilibres et du décadrage, a immortalisé les pièces de la collection AH21 de Jil Sander en Toscane où il vit actuellement – la Toscane tient également une place particulière dans le cœur du couple Meier puisque c’est là qu’ils se sont rencontrés pour la première fois.
Le résultat est une série d’images cinématographiques somptueuses tournées dans une variété d’endroits du quotidien, des stations-service peu éclairées aux devantures de magasins ensoleillées.

Ce fut un privilège de collaborer et de partager des idées avec une légende de la photographie et un penseur comme Joel. C’est un véritable innovateur qui a presque à lui seul introduit la couleur dans la photographie d’art. Sa sensibilité, son sens de l’humour et son instinct de composition font de la réalité un art”, ont déclaré Lucie et Luke Meier.

Cette campagne est un nouvel épisode d’un projet de collaboration en cours pour Jil Sander que Lucie et Luke ont initié, et qui sera publiée dans un livre à paraître prochainement.

Directeurs de création : Lucie and Luke Meier
Direction artistique : Heiko Keinath
Photographe : Joel Meyerowitz
Modèles : Marte Mei van Haaster, Malick Bodian

© Photos : Jil Sander

Valentino Haute Couture Automne/Hiver 2021, le dialogue éternel entre l’art et la mode

DÉFILÉS/Europe

Et puisque Venise est une ville d’art, l’endroit semble le plus approprié pour Pierpaolo Piccioli qui l’a choisi pour présenter sa collection Haute Couture Automne/Hiver 2021-2022 de la maison Valentino.

Venise faisait partie de la vision que j’avais depuis le début : c’était le seul endroit au monde pour présenter une telle collection, et de plus c’est un contexte dans lequel rien ne s’ajoute ni ne retranche : la lumière et la puissance de Venise, ils sont le cadre parfait pour immerger mon travail”, explique Piccioli.

Se déroulant au Gaggiandre, l’ancien chantier naval vénitien Arsenal construit entre 1568 et 1573, la collection intitulée “Valentino Des Ateliers” rend hommage à la ville de Venise, la ville préférée de Piccioli, autrement dit à l’art comme une sorte d’osmose entre lui et le système artistique.

Partant du principe que “la peinture est à l’art contemporain ce que la haute couture est à la mode”, le couturier romain a collaboré avec dix-sept artistes contemporains incluant Joel S. Allen, Anastasia Bay, Benni Bosetto, Katrin Bremermann, Guglielmo Castelli, Maurizio Cilli, Danilo Correale, Luca Coser, Jamie Nares, Francis Offman, Andrea Respino, Wu Rui, Sofia Silva, Alessandro Teoldi, Patricia Treib, et Malte Zenses pour créer cette collection qu’il a décrite comme “une célébration des créateurs”.

À titre d’exemple, un magnifique costume gris croisé et noué à la taille par un cordon en tissu de la même couleur était orné d’un imprimé de mains “qui recherchent l’intimité à un moment où vous ne pouvez vraiment rien toucher”, a déclaré Piccioli, faisant référence à une œuvre de l’artiste Alessandro Teoldi.

Le reste de la collection est tout aussi puissant, avec de longues silhouettes, jouant sur des volumes larges et des formes aériennes marquées par d’énormes écharpes drapées sur des épaules et virevoltant au gré des pas des modèles ainsi que par une palette de couleurs vives et vibrantes inspirées par l’utilisation de la couleur par les artistes.

© Photos : Valentino

La campagne Automne/Hiver 2021-2022 de Dior Men par Rafael Pavarotti

PORFOLIO/Publicité

Le directeur de création de Dior Men Kim Jones a confié la réalisation de la nouvelle campagne Automne/Hiver 2021-2022 de la maison de luxe au photographe Rafael Pavarotti.

Le photographe né dans la forêt amazonienne du Brésil a réussi, par le biais de compositions audacieuses et d’une palette de couleurs riche et vibrante caractéristiques de son travail, à mettre en lumière le savoir-faire d’excellence des ateliers Dior et l’univers envoûtant de Peter Doig.

Les tenues de cérémonie, réinterprétées par Kim Jones en collaboration avec le peintre britannique Peter Doig, sont les stars de la campagne, partageant l’affiche avec les chapeaux et les bérets imaginés par Stephen Jones. La campagne braque également la lumière sur les nouvelles versions – en cannetille ou habillé d’un motif camouflage – du fameux sac Saddle, ainsi que sur les bijoux Dior de Yonn Ann qui rendent hommage aux camées de la Renaissance et aux médailles d’officier.

© Photos : Dior Men

Off-White Automne/Hiver 2021, une collection complètement dans l’air du temps !

DÉFILÉS/Paris

Intitulée “Laboratory of Fun”, la collection Automne/Hiver 2021-2022 de Off-White, présentée au lycée Carnot, dans le 17e arrondissement de Paris, marque le retour de la marque au défilé physique, abandonné depuis 16 mois à cause de la pandémie.

Son fondateur Virgil Abloh a dévoilé une cinquantaine de silhouettes mixtes, marquées par des formes carrées et des silhouettes décontractées accentuées par des choix de couleurs audacieux. La collection fait écho au projet avorté “Fun Palace” à Londres, complexe éducatif et culturel interactif et adaptable de l’architecte britannique Cedric Price en 1961, mais aussi à la formation du créateur en tant qu’architecte et à son approche précise sur la construction du vêtement.

Au programme : des silhouettes précises mais larges, et des looks essentiellement monochromes déclinés dans des tons neutres comme le blanc, le beige, le noir et le gris, dynamités de temps à autres par des touches vives, tels le jaune moutarde, l’orange et le vert. On remarque l’absence presque totale des motifs et des imprimés, ce qui constitue en soi une nouveauté pour la marque. Le reste est un mélange hybride entre les costumes classiques, revisités ici avec une décontraction très appuyée, et les vêtements aux références workwear. Pensez à une veste associée à un pantalon de style ouvrier de construction. Pensez à une veste portée avec un haut à capuche de style hazmat.

© Photos : Off-White

La collection JACQUEMUS Automne/Hiver 2021-2022 nous amène en excursion sexy à « La Montagne »

DÉFILÉS/Paris

Les présentations de la saison Printemps/Été 2022 à peine terminées, Simon Porte Jacquemus, marchant à son propre rythme, a organisé son premier défilé de mode en un an dans un studio de cinéma situé à la périphérie de Paris.

Point de champ de lavande en Provence ou de champ de blé, son défilé a eu lieu dans un décor minimaliste, sur fond bleu et sol vert qui rappellent une synthèse colorée du paysage montagnard, d’où le titre de sa collection “La Montagne”.

Je pense que beaucoup de gens font des shows fous dehors et je ne voulais pas faire la course des spots les plus fous de la planète,” a déclaré Jacquemus. “Je voulais me concentrer sur les vêtements, les silhouettes, les couleurs, les tissus, les détails et l’énergie des modèles. Je voulais que l’ensemble soit minimal et net, recréant une montagne artistique abstraite qui dépeint l’inspiration de la collection.

Dans cette collection, les références aux vêtements de montagne, que ce soit la randonnée ou le ski, sont légion.
Des vestes en peau de mouton et de longues doudounes, des pantalons cargo hybrides zippés au milieu de la cuisse pouvant se transformer en short, des pulls en maille à fermeture éclair, des tricots sans manches, et des pantalons de cyclisme côtoient des looks plus classiques, tels des costumes sur mesure, ou des hauts en maille très audacieux inspirés des bikinis des femmes – eh oui, même pour les garçons.

À noter que cette collection est disponible immédiatement à l’achat en ligne.

© Photos : JACQUEMUS

Bottega Veneta Pré-Automne 2021, entre minimalisme et extravagance

DÉFILÉS/Milan

Avec sa collection Pré-Automne 2021, appelée “Wardrobe 02”, pour la maison Bottega Veneta, Daniel Lee poursuit sa puissance créative après le lancement inattendu du Digital Journal Issue 1, une collaboration avec la Biennale de Venise.

La collection, dévoilée sous la forme d’un lookbook mettant en scène des ambassadeurs, collaborateurs de la marque et amis de Daniel Lee, parmi lesquels on aperçoit, entre autres, les chanteurs Skepta et Neneh Cherry, l’artiste Mark Leckey et le danseur Roberto Bolle, fusionne minimalisme et glamour.

Dans un dialogue rempli de diversité, Daniel pigmente ses silhouettes épurées et structurées avec du cuir, de la fourrure, des bijoux, du velours, des matières brillantes et des couleurs dont la nuance d’émeraude préférée de Lee – surnommée à juste titre “Bottega Green” – pour créer des détails et des textiles éblouissants qui dansent dans un jeu de contrastes saisissants.

© Photos : Bottega Veneta

Coach fait son retour sur le podium, en présentant à Shanghai sa collection hiver 2021

Asie/DÉFILÉS

Cette semaine, Coach a fait son grand retour sur les podiums, mais au lieu de New York, la marque américain a choisi Shanghai comme toile de fond pour présenter les dernières créations de Stuart Vevers.

La marque a mis trois ans pour revenir dans l’Empire du milieu – il faut remonter en 2018 pour son dernier défilé en Chine.

Pour Coach, la Chine est une force motrice vitale pour la croissance et la prospérité de l’industrie de la mode. Son énorme potentiel et la passion de son marché de consommation incitent les marques mondiales à continuer d’innover et d’investir dans le pays”, a déclaré Yann Bozec, président et chef de la direction de Coach en Chine.

Pour le show, qui s’est tenu au parc des expositions de Shanghai, la marque a plongé ses invités dans la nostalgie, en mettant en scène un drive-in américain vintage où un grand écran diffusait des bulletins météo vintage et des clips rétro aux allures des années 90 – il s’agit d’un nouvel épisode de “Coach TV”, mettant en vedette des ambassadeurs de la marque, dont Jennifer Lopez, Rickey Thompson, Jeremy Lin, Yang Zi, Kōki, Xiao Wen Ju, Ke Fan et Ding Nan.

J’ai regardé et revu beaucoup de vieilles télévisions et films [pendant la pandémie]”, a déclaré le directeur créatif Stuart Vevers. “Je me suis tourné vers les choses qui procurent un sentiment de confort et c’est ce que fait la nostalgie.

Devant environ 340 invités, dont l’ambassadrice de la marque et actrice Yang Zi, les chanteurs Jam Hsiao et Kelly Yu, et les acteurs Ding Nan et Wallace Chung, Coach a fait défiler une collection co-ed de 45 looks pour hommes et femmes.

La saison, auparavant connue sous le nom de Pré-automne, est désormais appelée hiver, ce qui, selon Vevers, représente “une approche plus honnête de la saisonnalité”, lui permettant de revisiter les pièces clés de la collection d’automne la plus récente tout en introduisant de nouvelles idées spécifiques pour le mois froid et, à l’occasion de cet événement spécial en Chine, de présenter “une ode à l’attitude d’une nouvelle génération à Shanghai”, a-t-il expliqué dans un communiqué.

La vaste collection s’appuie sur la gamme d’automne axée sur le ski qui a fait ses débuts en février dernier. Elle comprend également certaines des pièces préférées de Vevers de sa collection d’automne, redessinées pour le défilé car elles n’avaient jamais été vues sur la piste auparavant. L’accent est mis aussi sur le confort, la douceur, la tactilité et la superposition associant les éléments sportifs rétro et l’inspiration hivernale du outdoor.

Je me suis engagé à aborder la saisonnalité d’une manière plus honnête et authentique. La collection s’appuie sur la vision présentée dans la collection d’automne pour réinventer davantage la façon dont nous racontons des histoires, divertissons et apportons de la joie”, a souligné Vevers.

© Photos : Coach

Alexander McQueen Automne/Hiver 2021-2022, coupes hybrides et lignes épurées au rendez-vous

DÉFILÉS/Londres

Le conte de fées de Sarah Burton chez Alexander McQueen se poursuit alors que la maison de couture britannique dévoile sa collection Automne/Hiver 2021-2022 pour hommes.

Faisant écho à la collection Pré-Automne 2021 pour femmes, présentée la semaine dernière, la collection se concentre sur l’association hybride de costumes formels et de vêtements de travail, des costumes décontractés – aux imprimés street-art – ainsi que sur des vêtements d’extérieur très séduisants aux clins d’œil parfois aux racines punk de Londres.

La maille joue un rôle de premier plan dans cette collection, avec des tricots épais en intarsia, embellis par des broderies en cristal, ici une colombe, là une étoile ou un cœur.

© Photos : Alexander McQueen

Lacoste Automne/Hiver 2021-2022 – Les archives exprimées avec un regard de nos jours

DÉFILÉS/Paris

Athlétisme et luxe, sport et chic à la française. Lacoste est un peu de tout cela ! Alors, pour la nouvelle saison – sa seconde collection en période COVID-19, Louise Trotter explore le style de vie actif d’aujourd’hui, avec un regard neuf et pertinent sur les archives de la maison.

Capturez le style de vie actif que nous avons aujourd’hui, aux frontières entre la vie à la maison, le travail et les loisirs”, a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter : “Je joue avec l’histoire et l’héritage de la marque et je l’amène à une expression d’aujourd’hui. Le point de départ était la façon dont nous portons nos vêtements aujourd’hui. Nous vivons tous un style de vie très actif et il y a un flou entre la maison, le travail et les loisirs. Nous voulions essayer de refléter cela dans la collection en offrant beaucoup de facilité et d’élégance, mais aussi de la joie.

L’épine dorsale de l’offre automnale 2021 de Trotter est le célèbre coton piqué de Lacoste retravaillé de manière inattendue. La matière n’est plus le domaine réservé au polo, elle est utilisée cette saison pour les survêts, les cardigans, les trench mais aussi pour les chemises. Certains sont incrustés de griffes de crocodile, de dessins colorés, de balles de tennis enflammées et de logos universitaires en forme de L surdimensionné que la créatrice a trouvés dans les archives et qu’elle revisite ici avec une touche d’humour.

Toutes ces pièces, Louis Trotter les a mélangées avec d’autres, fabriquées à partir des tissus vintage et inutilisés Lacoste, une manière d’inscrire la marque dans le courant upcycling actuel.

© Photos : Lacoste

Margaret Howell célèbre le confort et la décontraction dans sa collection Automne/Hiver 2021-2022

DÉFILÉS/Londres

Ceux qui sont habitués au travail de la créatrice britannique Margaret Howell ne seront pas désorientés en découvrant sa nouvelle collection pour l’Automne/Hiver 2021 prochaine. En effet, la créatrice continue ce dans quoi elle excelle depuis toujours, c’est-à-dire une mode discrète et confortable, avec un mélange de couture et de coupes pointues.

Pour la saison prochaine, Margaret Howell continue d’explorer le style militaire qui, sous ses touches et nuances, s’adoucit au contact des matériaux nobles et classiques, tels le tricot Fair Isle, le Harris Tweed, le velours côtelé, du peigné, de la flanelle et de la laine de mouton.

Ces tissus réputés pour leur douceur et leur confort, et les volumes surdimensionnés et souples assouplissent les silhouettes, soutenus par une palette à la fois sombre, terreuse avec du vert kaki, du bordeaux, du noir et du marron foncé, et lumineuse avec notamment de l’acajou, du blanc et du beige clair.

La créatrice introduit aussi à cette occasion sa nouvelle collaboration avec l’équipementier sportif Mizuno. Les pièces collaboratives vont d’une paire de sneaker à une veste zippée, qui combinent l’esthétique signature de Margaret Howell avec l’expertise technique de Mizuno.

© Margaret Howell

Balenciaga Pré-Automne 2021 – Le tour du monde de Demna Gvasali

DÉFILÉS/Paris

La Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe à Paris, le Palais de Westminster à Londres, le Taj Mahal en Inde, la Grande Muraille de Chine, le majestueux Mont Fuji au Japon et j’en passe ! Il n’est pas difficile de voir dans la lookbook Pré-Automne 2021 de Demna Gvasalia pour la maison Balenciaga l’envie du créateur de se projeter dans l’après COVID. La liberté de voyager, de vivre, de profiter du bon vieux temps et de prendre tout simplement du plaisir, et ces sentiments qu’on croyait perdus se ressentent aussi dans la vidéo “Feel Good” qui accompagne le lookbook.

Aucune mode dans la vidéo, rien que des images – des chevaux qui galopent en liberté dans une prairie verdoyante, des paysages grandioses, du sport extrême, des fleurs, des jeux, des moments de complicité entre amis, en famille… – qui nous rappellent de bons souvenirs et procurent un bien-être, d’où le titre de la vidéo, à retrouver.
J’ai pensé que c’était un bon moment pour explorer une autre manière d’expression de la marque, qui n’est pas liée au produit”, s’est-il exprimé.

Passons maintenant aux vêtements : les vêtements d’extérieur décontractés et orientés streetwear sont les vedettes de cette collection pré-Automne. On y retrouve autant de looks familiers de l’univers Balenciaga : des sweats à capuche oversize, des pulls molletonnés, des articles en cuir et denim recyclés, des survêts revisités à la manière Demna Gvasalia, des blousons en cuir, bombers, vestes croisées en denim version XXL – certains pulls à capuche et t-shirts sont ornés d’un mème du logo GAP signature revisité en “GAY Pride”.

Je suis gay. J’ai grandi dans une société (en Géorgie à l’époque soviétique, ndlr) où je n’aurais pas pu porter ça, et il y a des endroits dans le monde où tu ne peux pas non plus aujourd’hui”, a-t-il déclaré à Vogue . “Il est important de lutter contre l’homophobie. Je ne suis pas quelqu’un qui sort dans la rue et qui crie. Mais ce que je peux faire à mon niveau : c’est de l’activisme politique de la mode.”

Cette collection Pré-Automne voit également les efforts de Gvasalia renforcés pour faire de Balenciaga une maison de mode plus respectueuse de l’environnement – 90,6% des tissus utilisés sont soit recyclés, soit issus de matières durables.

© Balenciaga

paria /FARZANEH dévoile sa collection Automne/Hiver 2021 « Country of the Blind »

DÉFILÉS/Londres

La créatrice de mode anglo-iranienne Paria Farzaneh continue de s’exprimer sur les sujets politiques et sociaux, notamment sur des questions sur l’autonomie, l’individualisme et le collectivisme dans la nature humaine, qui lui tiennent à cœur avec sa collection Automne/Hiver 2021 intitulée “Country Of The Blind” pour son label paria /FARZANEH.

Fortement influencée par le film iranien Gabbeh réalisé par Mohsen Makhmalbaf en 1996, projeté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes de la même année, la collection propose des articles faciles à porter au quotidien, inspirés du streetwear et du style urbain, comme les foulards aux motifs persans abstraits, les vestes matelassées, les parkas et les chemises patchwork et les jeans à patches.

La collection s’accompagne également d’une étude sociale sous la forme d’un film de mode. La créatrice a emprunté l’expérience de danse sociale de la chorégraphe et artiste canadienne Noemie Lafrance et a invité 25 personnes dans un espace sans savoir qu’elles participaient à une expérience. Elle leur a ensuite demandé de danser et de copier celle qui, selon eux, danse mieux jusqu’à ce que tout le monde fasse la même danse.

Ils n’avaient aucune idée qu’ils allaient faire partie de cette expérience sociale”, a expliqué Farzaneh. “Personne ne remettait en question ce qui se passait. Nous espérions que certaines personnes diraient simplement non, mais elles l’ont toutes fait. En fait, ils l’ont tous fait trois fois. C’est intéressant de voir le pouvoir de l’influence.

© Photos : paris /FARZANEH

Automne/Hiver 2021-2022, Li-Ning défile à Shanghai. Entre tradition et modernité !

Asie/DÉFILÉS

Entre tradition et modernité, la marque de sportswear chinoise Li-Ning a présenté sa collection Automne/Hiver 2021-2022 lors de la Fashion Week de Shanghai.

L’industrie de la mode continue toujours de surprendre par sa faculté d’adaptation. Face à la propagation de la pandémie mondiale, toutes les grandes maisons et petits labels ont dû s’adapter, depuis plus d’un an, pour survivre et continuer à se rapprocher des consommateurs. De l’Occident à l’Asie, les fashion weeks ont aussi dû faire face à de grands bouleversements, certaines ont été annulées, quand d’autres reportées ou digitalisées.

À Shanghai, la semaine de la mode a été maintenue du 24 au 30 mars, mais… dématérialisée. Pas moins de 150 marques et créateurs avaient choisi de maintenir leur participation avec de la diffusion en direct des shows sur l’internet. La marque Li-Ning, elle, a préféré le format plus traditionnel en tenant un show physique organisé à Zhengzhou, dans la province du Henan. Baptisée “Model, Remodel”, la collection est un croisement entre l’art, la tradition et la modernité.

Inspirée par les pratiques, les outils, les techniques et les matériaux spécifiques utilisés par les musées et les conservateurs dans la restauration des oeuvres d’art, la collection Automne/Hiver 2021 de Li-Ning propose une approche dynamique sur la décomposition, la dé/reconstruction, le pouvoir de guérison de l’art, la mort et la renaissance d’époques distinctes et créatives. Elle propose une gamme de pièces époustouflantes qui combinent des silhouettes de vêtements chinois classiques avec les références de la culture pop moderne et de multiples mouvements créatifs révolutionnaires des cinquante dernières années (punk, New Wave, Preppy, Mod…). Tous ces éléments s’affrontent et s’assemblent pour donner naissance à des pièces entièrement nouvelles qui restent en dialogue constant les unes avec les autres.

La palette de couleurs, elle, est très contrastée avec de multiples looks monochromes en noir et blanc, tandis que d’autres se montrent dans des tons de vert clair, de beige pur et de rouge vif. Quant aux motifs et aux imprimés, ils rappellent cette saison ceux de la poterie chinoise ancienne. Réalisés également en noir et blanc, ils génèrent désormais une énergie moderne et urbaine.

© Li-Ning

Automne/Hiver 2021, GUCCI fête son 100è anniversaire avec la collection « Aria »

DÉFILÉS/Milan

100 ans. C’est l’anniversaire que célèbre aujourd’hui la maison de luxe italienne GUCCI fondée à Florence en 1921 par Guccio Gucci. Et la nouvelle collection d’Alessandro Michele, qui est à la commande artistique de la marque depuis 2015, est une célébration de cette étape importante via une vidéo de 20 minutes, réalisée avec la réalisatrice Floria Sigismondi, qui nous amène à l’hôtel 5 étoiles The Savoy à Londres, du moins dans l’esprit, où le fondateur de la marque Guccio Gucci était autrefois employé comme groom.

Dans un défilé à l’ancienne où les mannequins marchent entre deux longs murs de flashs qui crépitent, le designer romain a tenu sans surprise à rendre hommage à l’histoire et à l’héritage de la maison. Il s’agit somme toute d’un mode opératoire standard pour les anniversaires. Ainsi, le designer a repris les codes équestres de GUCCI, leur donnant une touche fétichiste, mais aussi certains des plus grands succès de Tom Ford, période GUCCI bien entendu : le smoking en velours rouge que portait Gwyneth Paltrow aux MTV Music Awards 1996 (look 1), revisité ici avec des épaules plus prononcées et un harnais en cuir.

Mais plus surprenantes étaient les pièces signatures du style Balenciaga, une autre marque de l’écurie Kering, par Demna Gvasalia revisitées à la sauce GUCCI. Avec la permission de Gvasalia, Michele a “piraté” certains formes et symboles emblématiques du créateur Balenciaga, en réinterprétant de façon extravagante les dimensions et les formes radicales de Gvasalia dans le nouvel esprit pop et paillettes qui lui sont propres. Il associe également le logo de GUCCI à celui de Balenciaga, définissant sa collection avec Demna Gvasalia comme une sorte d’hommage, mais qui s’inscrit sans aucun doute dans la fièvre actuelle des collaborations de la mode.

© GUCCI

Automne/Hiver 2021, AMIRI rend hommage à l’histoire culturelle du Downtown Los Angeles

DÉFILÉS/New York

Dans l’incapacité de montrer sa collection à Paris, pour cause de la pandémie mondiale, Mike Amiri est contraint de rester à Los Angeles, ville qui l’a vu naître, grandir et qui une fois encore – la ville est toujours d’ailleurs servie d’inspirations au créateur américano-iranien – l’a inspiré pour sa nouvelle collection Automne/Hiver 2021-2022.

Avec les quartiers des arts et de la mode du centre-ville de Los Angeles en toile de fond, Amiri a créé une vidéo de collection où des mannequins ont parcouru le pont de la 4e rue au centre-ville de Los Angeles, à deux pas de son studio de design, qu’il emprunte tous les jours pour se rendre au travail, à la lumière du jour et de nuit dans une nouvelle approche innovante du défilé traditionnel. La vidéo a été réalisée par Cara Stricker et les mannequins défilent sur une bande sonore de quatre morceaux de The Roots que Mike Amiri a lui-même choisis.

Sa vaste collection se pose comme une évolution hybride des codes formels et informels, alliant efficacement des références streetwear et luxe. Les silhouettes sont plus amples et plus volumineuses, avec des pantalons évasés coupés dans des proportions généreuses et des blazers moins ajustés aux épaules définies.

Les matières opulentes sont mises en contraste et appliquées sur des looks à porter au quotidien, à l’image de la diversité de la scène artistique du Downtown Los Angeles. Ce clin d’œil est exploré à travers le mohair brossé, le cachemire doux, le pied-de-poule anglais, le plaid japonais, le cuir, le lurex, l’organza et de la fausse fourrure au motif léopard. Les détails en cristal Swarovski et des chemises en organza avec broderie paillette évoquent le Downtown Los Angeles après les heures de travail et font un clin d’œil à la joie de s’habiller.

Amiri a également transposé des images de cette ville qu’il aime tant sur de nombreux looks : des images évoquant les néons de Los Angeles la nuit dans des teintes cinématographiques des années 80, des éclaboussures de peinture faisant allusion aux quartiers des arts ou des clubs de musique underground, des motifs de losange, de tables de backgammon ou des tricots brodés en échiquier rappelant les bars de la ville où il passe des moments inoubliables en compagnie de ses amis.

© AMIRI

Berluti – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

DÉFILÉS/Paris

Trois mois après avoir dévoilé un premier teaser vidéo à la mi-janvier, la maison Berluti présente enfin l’intégralité de sa collection Automne/Hiver 2021-2022 lors d’un événement physique à Shanghai et présentation digitale à l’heure du déjeuner à Paris.

Planifiée le 5 mars pour une présentation en Chine, un marché prometteur pour la maison Berluti, elle a été finalement repoussée au 8 avril en raison de nouvelles restrictions sanitaires locales. Parallèlement à un événement physique à Shanghai où les invités peuvent toucher les vêtements, la vidéo de la collection, intitulée “Living Apart Together”, a été diffusée simultanément en ligne et en direct sur dix écrans installés sur le Bund à Shanghai.

Le directeur artistique Kris Van Assche a fait appel à son ami Yoann Lemoine, le musicien mieux connu sous le nom de Woodkid, pour lui conseiller, en tant que consultant créatif, sur la réalisation de la vidéo, filmée par le vidéaste Antoine Asseraf et mise en scène sur un fond blanc recouvert de la signalisation au sol, évoquant la distanciation sociale.

Cette saison, le designer belge a transposé les peintures abstraites en silicone aux dégradés de couleurs du plasticien russe basé à Berlin Lev Khesin sur une grande série de hauts – chemises de fête en coton, pulls en mohair, vestes maoïstes et blazers dandy – la saison dernière, il a travaillé avec le céramiste américain Brian Rochefort.

Le travail de Lev Khesin sur la couleur et la transparence entre naturellement en résonance avec le travail des artisans de Berluti sur la patine”, explique Kris Van Assche. En effet, le résultat est tout simplement fantastique. Les effets de texture et les formes surprenantes de Lev Khesin qui, tantôt couler, tantôt s’estomper ou strier, rappellent le cuir patiné dont la maison française a fait sa spécialité depuis plus d’un siècle.

Sans renoncer à la construction tailleur, Kris Van Assche assouplit et déstructure les coupes pour donner plus de fluidité à ses vêtements. Une fluidité renforcée par des matières souples et confortables comme la soie, le cachemire double face ou la flanelle de laine. Le designer belge fait également appel à d’autres partenaires pour donner une dimension d’upcycling à sa collection comme l’artiste espagnol Jorge Penadés qui compresse les chutes de cuir pour imaginer des pendentifs ou la maison Loro Piana qui confectionne des pulls chinés en cachemire à partir de stocks dormants de mailles des précédentes collections.