Automne/Hiver 2021

paria /FARZANEH dévoile sa collection Automne/Hiver 2021 « Country of the Blind »

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Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022

La créatrice de mode anglo-iranienne Paria Farzaneh continue de s’exprimer sur les sujets politiques et sociaux, notamment sur des questions sur l’autonomie, l’individualisme et le collectivisme dans la nature humaine, qui lui tiennent à cœur avec sa collection Automne/Hiver 2021 intitulée “Country Of The Blind” pour son label paria /FARZANEH.

Fortement influencée par le film iranien Gabbeh réalisé par Mohsen Makhmalbaf en 1996, projeté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes de la même année, la collection propose des articles faciles à porter au quotidien, inspirés du streetwear et du style urbain, comme les foulards aux motifs persans abstraits, les vestes matelassées, les parkas et les chemises patchwork et les jeans à patches.

La collection s’accompagne également d’une étude sociale sous la forme d’un film de mode. La créatrice a emprunté l’expérience de danse sociale de la chorégraphe et artiste canadienne Noemie Lafrance et a invité 25 personnes dans un espace sans savoir qu’elles participaient à une expérience. Elle leur a ensuite demandé de danser et de copier celle qui, selon eux, danse mieux jusqu’à ce que tout le monde fasse la même danse.

Ils n’avaient aucune idée qu’ils allaient faire partie de cette expérience sociale”, a expliqué Farzaneh. “Personne ne remettait en question ce qui se passait. Nous espérions que certaines personnes diraient simplement non, mais elles l’ont toutes fait. En fait, ils l’ont tous fait trois fois. C’est intéressant de voir le pouvoir de l’influence.

Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022
Paria Farzaneh - Automne-Hiver 2021-2022

© Photos : paris /FARZANEH

Automne/Hiver 2021-2022, Li-Ning défile à Shanghai. Entre tradition et modernité !

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Li-Ning Automne-Hiver 2021-2022 - Shanghai Fashion Week

Entre tradition et modernité, la marque de sportswear chinoise Li-Ning a présenté sa collection Automne/Hiver 2021-2022 lors de la Fashion Week de Shanghai.

L’industrie de la mode continue toujours de surprendre par sa faculté d’adaptation. Face à la propagation de la pandémie mondiale, toutes les grandes maisons et petits labels ont dû s’adapter, depuis plus d’un an, pour survivre et continuer à se rapprocher des consommateurs. De l’Occident à l’Asie, les fashion weeks ont aussi dû faire face à de grands bouleversements, certaines ont été annulées, quand d’autres reportées ou digitalisées.

À Shanghai, la semaine de la mode a été maintenue du 24 au 30 mars, mais… dématérialisée. Pas moins de 150 marques et créateurs avaient choisi de maintenir leur participation avec de la diffusion en direct des shows sur l’internet. La marque Li-Ning, elle, a préféré le format plus traditionnel en tenant un show physique organisé à Zhengzhou, dans la province du Henan. Baptisée “Model, Remodel”, la collection est un croisement entre l’art, la tradition et la modernité.

Inspirée par les pratiques, les outils, les techniques et les matériaux spécifiques utilisés par les musées et les conservateurs dans la restauration des oeuvres d’art, la collection Automne/Hiver 2021 de Li-Ning propose une approche dynamique sur la décomposition, la dé/reconstruction, le pouvoir de guérison de l’art, la mort et la renaissance d’époques distinctes et créatives. Elle propose une gamme de pièces époustouflantes qui combinent des silhouettes de vêtements chinois classiques avec les références de la culture pop moderne et de multiples mouvements créatifs révolutionnaires des cinquante dernières années (punk, New Wave, Preppy, Mod…). Tous ces éléments s’affrontent et s’assemblent pour donner naissance à des pièces entièrement nouvelles qui restent en dialogue constant les unes avec les autres.

La palette de couleurs, elle, est très contrastée avec de multiples looks monochromes en noir et blanc, tandis que d’autres se montrent dans des tons de vert clair, de beige pur et de rouge vif. Quant aux motifs et aux imprimés, ils rappellent cette saison ceux de la poterie chinoise ancienne. Réalisés également en noir et blanc, ils génèrent désormais une énergie moderne et urbaine.

© Li-Ning

Automne/Hiver 2021, GUCCI fête son 100è anniversaire avec la collection « Aria »

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Gucci - Automne-Hiver 2021-2022

100 ans. C’est l’anniversaire que célèbre aujourd’hui la maison de luxe italienne GUCCI fondée à Florence en 1921 par Guccio Gucci. Et la nouvelle collection d’Alessandro Michele, qui est à la commande artistique de la marque depuis 2015, est une célébration de cette étape importante via une vidéo de 20 minutes, réalisée avec la réalisatrice Floria Sigismondi, qui nous amène à l’hôtel 5 étoiles The Savoy à Londres, du moins dans l’esprit, où le fondateur de la marque Guccio Gucci était autrefois employé comme groom.

Dans un défilé à l’ancienne où les mannequins marchent entre deux longs murs de flashs qui crépitent, le designer romain a tenu sans surprise à rendre hommage à l’histoire et à l’héritage de la maison. Il s’agit somme toute d’un mode opératoire standard pour les anniversaires. Ainsi, le designer a repris les codes équestres de GUCCI, leur donnant une touche fétichiste, mais aussi certains des plus grands succès de Tom Ford, période GUCCI bien entendu : le smoking en velours rouge que portait Gwyneth Paltrow aux MTV Music Awards 1996 (look 1), revisité ici avec des épaules plus prononcées et un harnais en cuir.

Mais plus surprenantes étaient les pièces signatures du style Balenciaga, une autre marque de l’écurie Kering, par Demna Gvasalia revisitées à la sauce GUCCI. Avec la permission de Gvasalia, Michele a “piraté” certains formes et symboles emblématiques du créateur Balenciaga, en réinterprétant de façon extravagante les dimensions et les formes radicales de Gvasalia dans le nouvel esprit pop et paillettes qui lui sont propres. Il associe également le logo de GUCCI à celui de Balenciaga, définissant sa collection avec Demna Gvasalia comme une sorte d’hommage, mais qui s’inscrit sans aucun doute dans la fièvre actuelle des collaborations de la mode.

© GUCCI

Automne/Hiver 2021, AMIRI rend hommage à l’histoire culturelle du Downtown Los Angeles

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AMIRI - Automne-Hiver 2021-2022 - Los Angeles

Dans l’incapacité de montrer sa collection à Paris, pour cause de la pandémie mondiale, Mike Amiri est contraint de rester à Los Angeles, ville qui l’a vu naître, grandir et qui une fois encore – la ville est toujours d’ailleurs servie d’inspirations au créateur américano-iranien – l’a inspiré pour sa nouvelle collection Automne/Hiver 2021-2022.

Avec les quartiers des arts et de la mode du centre-ville de Los Angeles en toile de fond, Amiri a créé une vidéo de collection où des mannequins ont parcouru le pont de la 4e rue au centre-ville de Los Angeles, à deux pas de son studio de design, qu’il emprunte tous les jours pour se rendre au travail, à la lumière du jour et de nuit dans une nouvelle approche innovante du défilé traditionnel. La vidéo a été réalisée par Cara Stricker et les mannequins défilent sur une bande sonore de quatre morceaux de The Roots que Mike Amiri a lui-même choisis.

Sa vaste collection se pose comme une évolution hybride des codes formels et informels, alliant efficacement des références streetwear et luxe. Les silhouettes sont plus amples et plus volumineuses, avec des pantalons évasés coupés dans des proportions généreuses et des blazers moins ajustés aux épaules définies.

Les matières opulentes sont mises en contraste et appliquées sur des looks à porter au quotidien, à l’image de la diversité de la scène artistique du Downtown Los Angeles. Ce clin d’œil est exploré à travers le mohair brossé, le cachemire doux, le pied-de-poule anglais, le plaid japonais, le cuir, le lurex, l’organza et de la fausse fourrure au motif léopard. Les détails en cristal Swarovski et des chemises en organza avec broderie paillette évoquent le Downtown Los Angeles après les heures de travail et font un clin d’œil à la joie de s’habiller.

Amiri a également transposé des images de cette ville qu’il aime tant sur de nombreux looks : des images évoquant les néons de Los Angeles la nuit dans des teintes cinématographiques des années 80, des éclaboussures de peinture faisant allusion aux quartiers des arts ou des clubs de musique underground, des motifs de losange, de tables de backgammon ou des tricots brodés en échiquier rappelant les bars de la ville où il passe des moments inoubliables en compagnie de ses amis.

© AMIRI

Berluti – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Berluti - Automne-Hiver 2021-2022

Trois mois après avoir dévoilé un premier teaser vidéo à la mi-janvier, la maison Berluti présente enfin l’intégralité de sa collection Automne/Hiver 2021-2022 lors d’un événement physique à Shanghai et présentation digitale à l’heure du déjeuner à Paris.

Planifiée le 5 mars pour une présentation en Chine, un marché prometteur pour la maison Berluti, elle a été finalement repoussée au 8 avril en raison de nouvelles restrictions sanitaires locales. Parallèlement à un événement physique à Shanghai où les invités peuvent toucher les vêtements, la vidéo de la collection, intitulée “Living Apart Together”, a été diffusée simultanément en ligne et en direct sur dix écrans installés sur le Bund à Shanghai.

Le directeur artistique Kris Van Assche a fait appel à son ami Yoann Lemoine, le musicien mieux connu sous le nom de Woodkid, pour lui conseiller, en tant que consultant créatif, sur la réalisation de la vidéo, filmée par le vidéaste Antoine Asseraf et mise en scène sur un fond blanc recouvert de la signalisation au sol, évoquant la distanciation sociale.

Cette saison, le designer belge a transposé les peintures abstraites en silicone aux dégradés de couleurs du plasticien russe basé à Berlin Lev Khesin sur une grande série de hauts – chemises de fête en coton, pulls en mohair, vestes maoïstes et blazers dandy – la saison dernière, il a travaillé avec le céramiste américain Brian Rochefort.

Le travail de Lev Khesin sur la couleur et la transparence entre naturellement en résonance avec le travail des artisans de Berluti sur la patine”, explique Kris Van Assche. En effet, le résultat est tout simplement fantastique. Les effets de texture et les formes surprenantes de Lev Khesin qui, tantôt couler, tantôt s’estomper ou strier, rappellent le cuir patiné dont la maison française a fait sa spécialité depuis plus d’un siècle.

Sans renoncer à la construction tailleur, Kris Van Assche assouplit et déstructure les coupes pour donner plus de fluidité à ses vêtements. Une fluidité renforcée par des matières souples et confortables comme la soie, le cachemire double face ou la flanelle de laine. Le designer belge fait également appel à d’autres partenaires pour donner une dimension d’upcycling à sa collection comme l’artiste espagnol Jorge Penadés qui compresse les chutes de cuir pour imaginer des pendentifs ou la maison Loro Piana qui confectionne des pulls chinés en cachemire à partir de stocks dormants de mailles des précédentes collections.

Berluti - Automne-Hiver 2021-2022

© Berluti

Dion Lee – Automne/Hiver 2021-2022 – New York Fashion Week

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Dion Lee - Automne-Hiver 2021-2022

Si la pandémie mondiale COVID-19 continue de frapper de plein fouet le secteur de la mode et nombreux de ses acteurs, aussi bien de jeunes labels que des marques solidement établies, elle n’entrave pas pour autant la progression de Dion Lee.

Le designer australien ouvrira en juillet prochain son premier magasin nord-américain à SoHo à New York qui sera son premier avant-poste en dehors de l’Australie où il possède huit magasins. Et dans sa future boutique qu’il a fait défiler sa collection pour l’Automne/Hiver 2021-2022.

Intitulée “Horsepower”, sa collection explore la sensation de force et de contrôle via des références équestres, tels que la sellerie, les brides, les œillères et les étriers, le tout aux proportions exagérées et aux coupes sensuelles qui découvrent la peau, en phase avec la philosophie de la marque.

La collection a également fait ses débuts avec une collaboration avec la marque française Both Footwear, présentant six styles de chaussures en cuir, en shearling, en daim, en cuir de veau ou personnalisés avec cette touche unique de Dion Lee.

© Dion Lee

Moose Knuckles, les premières images de sa collection PRISM Automne/Hiver 2021

Moose Knuckles - Automne-Hiver 2021 - Collection Bleu
Collection Bleu

La marque de l’outerwear premium canadienne Moose Knuckles vient de dévoiler quelques images en avant-première de sa nouvelle collection pour l’Automne/Hiver 2021 prochain

La collection PRISM, tel est son nom, s’inspire de la pureté et de la sérénité de la toundra canadienne. Cette saison, Moose Knuckles met l’accent sur la liberté et la mobilité, tout en restant ancrée dans un utilitarisme avant-gardiste qui la définit.

Moose Knuckles - Automne-Hiver 2021 - Collection White
Collection White

La collection est divisée en quatre lignes principales : la collection Bleu, la collection White, la collection Rouge et la collection Gold.

Moose Knuckles - Automne-Hiver 2021 - Collection Rouge
Collection Rouge

La première focalise sur la légèreté des matières, tout en permettant au porteur de rester à sec et au chaud, par l’utilisation d’un tissu ripstop ultra-léger, d’un duvet à haut pouvoir de remplissage ainsi que par des coutures thermosoudées. La seconde, collection White, revient aux racines de la marque dans la toundra canadienne. Elle fait la part belle aux motifs à carreaux, à la laine, aux peaux de mouton et au cuir. La collection Rouge, elle, utilise un tricot très performant, le Nyluxe, qui garantit une extrême douceur au toucher, tout en assurant une protection et une libération ultimes grâce à son association avec le stretch.

Moose Knuckles - Automne-Hiver 2021 - Collection GOLD
Collection GOLD

Quant à la collection Gold, elle reste fidèle à la définition de la ligne : haut de gamme, avec ses coupes raffinées, ses détails en velours, ses garnitures en shearling ainsi que ses options sans fourrure.

© Photos : Hugo Compte / Stylisme : Alex Harrington

KENZO Automne/Hiver 2021-2022, hommage à la joie et aux couleurs de Takada

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KENZO - Automne-Hiver 2021-2022

KENZO a dévoilé la semaine dernière, en dehors du calendrier officiel de la Paris Fashion Week – une tendance de plus en plus répandue et observée ces dernières saisons, que ce soit à Paris, Milan ou à New York – sa collection Automne/hiver 2021-2022, conçue par Felipe Oliveira Baptista. Une collection haute en couleurs et en joie de vivre pour rendre hommage à son fondateur décédé en octobre 2020.

C’était le 4 octobre 2020, Kenzo Takada nous avait quitté des suites du COVID-19, emportant avec lui la joie et la bonne humeur qu’il nous avait si souvent habituées de son vivant. Le décès du plus parisien des créateurs japonais avait surpris et attristé le petit monde de la mode et bien au-delà, et en premier lieu l’actuel directeur de création de la maison, le designer portugais Felipe Oliveira Baptista.

Le designer a partagé ceci dans ses notes d’intention de la collection : “Notre relation avait été brève, et pourtant j’ai eu le sentiment de perdre un proche. Le lundi, encore sous le choc, j’étais au travail. Je devais m’atteler à la nouvelle collection : par où commencer ? Comment transformer le chagrin en une force vive, joyeuse et libre ? Je ne savais qu’une chose – je ne voulais pas d’un hommage poli, plutôt d’une célébration. La célébration de l’homme qu’était Kenzo, et de son incroyable vision”.

Dans des moments comme ceux-ci, il est souvent préférable de revenir sur l’homme et sur son travail, ici la joie de vivre, la bonne humeur du créateur japonais qui a toujours su faire souffler sur ses collections une énergie débordante par les mouvements et les couleurs.

Felipe Oliveira Baptista a ainsi rendu hommage au fondateur de la maison par une vidéo tournée au Cirque d’hiver où les mannequins, hommes et femmes, souvent androgynes, ne défilent pas mais dansent librement ou déambulent dans des mouvements chaotiques, créant une énergie incroyable comme dans les collections passées de Kenzo Takada.
Ses mannequins défilaient avec jubilation, mêlant grâce et impertinence. Tout semblait si naturel, sensuel, empli d’émotions… Un univers à l’opposé de ce qu’est devenue une partie de la mode aujourd’hui : sans âme ni audace, et si prévisible”, a raconté Felipe Oliveira Baptista.

En replongeant dans les archives de Kenzo, le designer portugais a trouvé des vidéos récemment restaurées des spectacles de Kenzo de 1978 à 1985 qui, bien qu’il connaissait déjà ces œuvres, lui ont permis de voir les vêtements sous un nouveau jour. Il combine ainsi la vision de Takada avec une approche contemporaine, tout en l’associant à ses propres pièces d’archives. “Couper, coller, effacer, dessiner… Les retourner, les mettre à l’envers, les disséquer, les éclater, puis les recoller…” pour créer “une nouvelle narration, une nouvelle collection, une nouvelle silhouette, de nouveaux vêtements, de nouvelles fonctionnalités, de nouvelles sensualité”, et “un monde sans frontières, sans préjugés ni stéréotypes”.

Et le résultat est à la hauteur de l’hommage au créateur avec beaucoup de couleurs et de mouvements, jonchés de tout ce que Takada aimait – “paysages aux hortensias, des oiseaux aux chaînes, des roses aux rayures, des pensées aux tulipes ou aux verres à cocktail…”. Tout ceci se mêle joyeusement “dans une gigantesque fête, imaginaire et colorée”.

Bref, une collection décontractée mais raffinée, où les lignes et les volumes sont ultra précises, qui aurait sûrement plu à Monsieur Takada, fêtard invétéré et peut-être le plus grand bon vivant de la mode.

© KENZO

Raf Simons – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Raf Simons - Automne-Hiver 2021-2022

Quelques semaines après avoir présenté sa dernière collection de PRADA, créée conjointement avec Miuccia Prada, le créateur belge Raf Simons dévoile cette fois-ci la nouvelle collection de son propre label, hors calendrier de la Fashion Week parisienne.

Cette nouvelle collection de Raf Simons fait un retour aux fondamentaux de sa marque, mettant en lumière des vêtements extrêmement surdimensionnés avec pour objectif de bouleverser les conventions en suggérant “un nouveau language où les vêtements peuvent adopter différentes fonctions qui s’y traduisent, entre les hommes et les femmes”, explique le créateur dans les notes de la collection.

Ainsi, les silhouettes se détendent et se dilatent, se propulsant presque magnétiquement loin du corps plutôt que de s’y accrocher. On retrouve cette exploration de l’oversize qui constitue le fondement de son vocabulaire stylistique dès les premiers looks : des vestes matelassées sans genre et aux manches extra-longues, des chemises décontractées et des pulls géants aux allures de poncho, des pantalons décontractés et légèrement évasés qui frottent le sol, des gilets bouffants et des blousons à la coupe A de face comme de profil.

Tous ces looks défilent, dans une ambiance atomique, sur une bande-son du groupe allemand culte d’électro Kraftwerk qui répète à de nombreuses reprises le mot “radioactivity”. Ce mot résonne à contre-pied des “Ataraxia” (Arataxie), “Equanimity” (Sérénité), “Dichotomy” (Dichotomie), “Synchronicity”(Synchronisme), “Allegiance” (Allégeance) et “Devotion” (Dévotion) qui ont été choisis pour titrer cette collection. Ces mots se retrouvent sur les cols des pulls en maille et des chemises, aux côtés du logo et de la signature classiques R de la marque comme un rappel au passé, tout en suggérant une familiarité réconfortante à ses fans. “Je ne veux pas montrer de vêtements, je veux montrer mon attitude, mon passé, mon présent et mon futur. J’utilise des souvenirs et des visions futures et j’essaie de les placer dans le monde d’aujourd’hui”, a déclaré Simons.

© Raf Simons

DE_CAFFEINE – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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DE_CAFFEINE - Automne-Hiver 2021-2022 - Tokyo Fashion Week

La mode est une question de goût et d’inspirations. Quand une grande majorité de designers et maisons misent sur une mode décontractée qui convient à de longues journées passées à l’intérieur, le designer Avizmo Jo du label DE_CAFFEINE nage à contre-courant avec sa 22è collection dévoilée à la Rakuten Tokyo Fashion Week.

Dans l’ambiance froide de l’hiver, la collection a été présentée avec des costumes, des pantalons ajustés et des vêtements d’extérieur élégants aux couleurs majoritairement froides mais sombres ou neutres qui nous envoient vers des jours meilleurs où l’on pourra enfin sortir, prendre un verre, passer toute la nuit à danser ou simplement aller au bureau. Cette projection vers un avenir plus ensoleillé se traduit également dans le mix-and-match des vêtements de rue et ceux plus conventionnels qui sont agrémentés de détails pratiques, tels les cols de chemises pouvant devenir une cravate ou un cache-col.

© DE_CAFFEINE

KOZABURO – Automne/Hiver 2021-2022 – Tokyo Fashion Week

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KOZABURO - Automne-Hiver 2021-2022 - Tokyo Fashion Week

La spiritualité fait partie de l’approche de Kozaburo Akasaka en matière de conception de vêtements depuis les débuts de sa marque KOZABURO.

Pour l’Automne/Hiver 2021-2022, le designer tokyoïte mais basé à Brooklyn (New York) plonge plus profondément encore, dans la fondation de l’école bouddhiste japonaise ésotérique Shingon, fondée au IXe siècle par le moine Kūkai, propageant les sages enseignements du moine, qui a par ailleurs reçu le titre posthume de Kōbō Daishi (弘法大師), le grand diffuseur de la Loi, à travers le regard stylistique de KOZABURO et un lookbook tourné au sommet du mont Kōya historique, l’un des lieux les plus sacrés du pèlerinage, situé au sud-est d’Osaka.

Intitulée “Monkwear”, la collection est remplie de vêtements de moine, à la coupe cool et pratique qui donne une touche contemporaine aux vêtements bouddhistes japonais traditionnels.

Visuellement attrayante et portable, la gamme inclut des manteaux rembourrés avec des coutures extérieures, des t-shirts raglan à épaules tombantes, des vestes matelassées, des pantalons à épingles, des pulls aux boutons pression sur les côtés, des vestes kimono à l’impression de montagne imprimée au laser – éblouissant clin d’œil à la montagne Kōya elle-même – ainsi que des nouveaux pantalons Gigi et Mobi de KOZABURO aux caractéristiques fonctionnelles et stylistiques fortement reconnaissables.

© KOZABURO

La collaboration BOSS x Russell Athletic enfin lancée à New York

BOSS x Russel Athletic Pre Automne 2021

BOSS x Russell Athletic, la collection capsule décontractée qui combine l’expertise de HUGO BOSS en matière de tailoring et l’esthétique sportswear de Russell Athletic.

Le casual wear (vêtements décontractés) est plus que jamais au cœur des tendances actuelles depuis que nous sommes depuis plus d’un an maintenant contraints de rester davantage à la maison à cause de la pandémie mondiale. Saisissant parfaitement l’intérêt grandissant des consommateurs pour ce style, BOSS est déterminée à s’imposer dans cet univers en multipliant les collaborations avec des acteurs majeurs du sportswear et du casual wear.

Le lancement le mois dernier de sa collaboration avec la Ligue NBA fait partie de cette stratégie, tout comme celle avec Russell Athletic qui vient d’être dévoilée hier à New York.

L’événement diffusé en direct sur BOSS.com depuis le légendaire Gotham Hall de New York rassemble de nombreuses célébrités parmis lesquelles Ashley Graham, Bella Hadid, Lucky Blue Smith, Keith Powers, Anthony Reeves, Taylor Hill et Miles Richie, le fils de Lionel Richie.

La collaboration Boss x Russell Athletic, inspirée des archives des deux marques, comprend une trentaine de vêtements, accessoires et chaussures – dont la plupart sont unisexes – qui allient l’expertise de BOSS en matière de couture avec l’esthétique sportswear de Russell. L’assortiment inclut des blazers et des shorts sur mesure ainsi que des joggeurs, des pulls molletonnés, des pulls et des blousons aviateur.

Le côté casual-sport est un élément clé de nos collections BOSS, c’est donc le moment idéal pour travailler avec un pionnier dans ce domaine. Russell Athletic a inventé le sweatshirt il y a près de 100 ans, travailler avec une marque détentrice d’un tel héritage est une source inépuisable d’inspiration”, a déclaré Ingo Wilts, directeur de la marque HUGO BOSS.
Nous sommes ravis de nous associer avec l’une des plus grandes marques de mode du monde pour créer une collection mêlant mode et sport afin de réinventer des pièces emblématiques”, a ajouté Ricardo Aranda, vice-président de Russell Athletic.

Pour le lancement de la collaboration, les deux partenaires ont travaillé avec Highsnobiety qui a développé une campagne et un film tourné par Joshua Kissi.

BOSS x Russell Athletic ont également fait savoir qu’une deuxième collection sera lancée en septembre.

MISTERGENTLEMAN – Automne/Hiver 2021-2022 – Tokyo Fashion Week

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Mistergentleman - Automne-Hiver 2021-2022 - Tokyo Fashion Week

Désormais seul à la commande de MISTERGENTLEMAN – son co-fondateur Takeshi Osumi a décédé subitement en janvier dernier à l’âge de 47 ans – Yuichi Yoshii continue à porter l’héritage qui a fait de leur label un élément essentiel de la mode tokyoïte.

La clé de cette nouvelle collection – Takeshi Osumi avait travaillé sur la collection conjointement avec son partenaire de conception depuis son lit d’hôpital – est une variété de vêtements hybrides et de pièces de superposition dans une palette terreuse, influencée par le outdoor et des textures inattendues. Celles-ci vont des vestes doublées de poils aux pulls multi-mailles, en passant par des pantalons à taille double, des trenchs avec des découpes révélant des manches en cuir, des costumes croisés en velours côtelé et des manches de chemise détachées maintenues par des bretelles.

Le mix-and-match est aussi au rendez-vous. Takeshi Osumi et Yuichi Yoshii ont ainsi découpé des sweats à capuche, des manteaux courts duvetés et des jeans puis les ont rassemblés ensemble pour en faire de nouvelles silhouettes audacieuses, toujours dans l’objectif de déconstruire les basiques de la mode masculine et de combiner des éléments disparates en quelque chose de nouveau.

© MISTERGENTLEMAN

sacai – Automne/Hiver 2021-2022 – Tokyo Fashion Week

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Sacai - Automne-Hiver 2021-2022 - Tokyo Fashion Week

Le mix-and-match de différents styles et matières a toujours été un point fort chez la designer Chitose Abe qui, pour son label sacai, ne cesse de puiser ses inspirations dans les cultures ou de multiplier les collaborations afin de créer des formes hybrides qui font sa signature depuis de nombreuses années.

La saison Automne/Hiver 2021-2022 ne fait pas exception. “Je mélange toujours différents articles ou produits, mais quand je pensais à un mélange de culture, je ne pensais pas que le punk et le hip-hop étaient entièrement séparés. Par exemple, j’ai pensé à la façon dont les gens pouvaient porter la mode punk tout en écoutant du hip-hop. C’est de ce genre de mélange de cultures que j’ai commencé”, a-t-elle expliqué.
Et c’est “ce genre de mélange de cultures” qui a poussé Chitose Abe à s’engager dans une collaboration avec son ami Brian Donnelly, alias KAWS.

Ainsi, Abe explore la transition du punk au hip-hop et transpose les codes de la contre-culture dans le style sacai. La créatrice trouve le langage commun entre deux mondes de la culture de rue, le graffiti et le street-art, apparemment disparates et opposés, pour en faire un “art portable”.

Les silhouettes emblématiques de sacai sont ornées d’œuvres d’art KAWS, tout en restant fidèles à leur palette et à leur forme d’origine (silhouettes surdimensionnées, vêtements hybrides contrastés) dans une explosion de couleurs passionnantes. Il y a aussi une collaboration qui unit la créatrice et le géant du sportswear Nike pour quelques paires qui seront certainement très recherchées.

© sacai

HELIOT EMIL – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Heliot Emil - Automne-Hiver 2021 - Paris Fashion Week

Pour ses premiers pas sur le calendrier officiel de Paris, la marque de Copenhague HELIOT EMIL explore le concept d’équilibre entre stable et instable, en expérimentant la symétrie déséquilibrée et l’équilibre asymétrique.

Pour ce faire, le designer du label Julius Juul joue avec la superposition de différentes matières texturées (nylon, cuir et laine) et de courants (par exemple, brutaliste, utilitarisme et streetwear) les fermetures éclair ainsi qu’avec les coupes asymétriques, le tout dans un univers largement monochromatique.

UNDERCOVER lance la collaboration « Evangelion » Automne/Hiver 2021-2022 – Tokyo Fashion Week

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UNDERCOVER Evangelion - Automne-Hiver 2021-2022 - Tokyo Fashion Week

Quel est le point commun entre Radiohead et Evangelion, la série d’animation japonaise star des années 90 ? Apparemment aucun mais le label Tokyoïte UNDERCOVER de Jun Takahashi a réussi à les réunir dans sa nouvelle collection Automne/Hiver 2021-2022 qu’il vient de présenter lors de la Tokyo Fashion Week.

Avec cette dernière sortie, Jun Takahashi continue de poursuivre la longue histoire de sa marque en matière de références à la culture pop et l’a utilisée pour en faire un commentaire pertinent sur notre époque pleine de turbulences.

Le cinéma et la pop culture sont constamment présents dans le travail de Jun Takahashi pour son label UNDERCOVER. On se souvient avec délice les références dans ses collections passées, de Le Château de l’araignée d’Akira Kurosawa à Orange Mécanique de Stanley Kubrick, en passant par le groupe de hip-hop américain Public Enemy, et maintenant l’excellente Evangelion de Hideaki Anno.

Takashi a intitulé sa collection Automne/Hiver 2021-2022 « Creep Very », en référence à la chanson « Creep » de Radiohead, sortie en 1993. Mais au-delà de la bande originale du show, la portée de la chanson pouvait également être ressentie dans le thème plus large de la collection qui envoie les mannequins à l’air maussade dévaler la piste peu éclairée en chaussettes et en pyjamas. « Le thème est celui d’une personne fragile et faible mais qui a un cœur vraiment pur« , a expliqué Takahashi.
« J’exprimais les inquiétudes et les angoisses que les individus portent chaque jour et l’espoir de ce qui les attend”, a-t-il poursuivi. “Cela ne semble probablement pas être directement lié à la conception de vêtements, mais je voulais mettre l’état émotionnel complexe de la société dans une forme physique. C’est ce que j’ai considéré lors de la conception de cette collection« .

Que les fans d’Evangelion se rassurent ! L’autre point fort de la collection est la collaboration du label avec la franchise japonaise dont de nombreuses références à cette série animée plébiscitée depuis les années 90 pour sa réalisation et son histoire sont clairement reconnaissables : des doudounes à panneaux, des parkas inspirés des unités géantes Evangelion et des Plugsuits portés par des pilotes comme Shinji Ikari, Asuka Shikinami Langley et Rei Ayanami ou encore des manteaux, bombers et vestes noirs aux imprimés colorés de personnages et de leurs homologues robotiques.

© UNDERCOVER

Jaden Smith dévoile en exclusivité la collection « Untitled » AH21 de son label MSFTSrep au Pitti Uomo 99

Jaden Smith - MSFTSrep Automne-Hiver 2021

La 99e édition du salon Pitti Uomo de Florence avait invité la marque branchée de Jaden Smith, MSFTSrep, à présenter sa collection Automne/Hiver 2021-2022 sur sa plate-forme numérique Pitti Connect.

L’acteur, musicien, entrepreneur, créateur de mode et activiste basé à Los Angeles, et “accessoirement” fils de Will Smith, a offert, à cette occasion, un aperçu exclusif de sa collection “Untitled”.

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Jaden Smith - MSFTSrep Automne-Hiver 2021

Prononcé Misfits Republic, MSFTSrep est une marque collective d’art et de style de vie cofondée par Smith aux côtés de Moises Arias et TE’O? qui propose des vêtements non sexistes.

« L’avant-première internationale exclusive de la collection “Untitled” de la marque américaine MSFTSrep dont Jaden Smith est co-fondateur avec Moises Arias et TE’O? nous permet d’enrichir et de compléter idéalement le programme d’événements numériques sur le Pitti Uomo Billboard, avec lequel nous avons recréé une vitrine complète de la mode masculine, à la fois en termes de contenu et de forme de présentation« , a déclaré Lapo Cianchi, directeur de la communication et des projets spéciaux chez Pitti Immagine.

Jaden Smith - MSFTSrep Automne-Hiver 2021

La collection “Untitled” focalise sur trois looks distincts dont un ensemble de tailleur incluant un blazer court et une jupe inspirée du kilt porté sur un pantalon – le kilt arbore un imprimé montrant deux mains donnant un doigt majeur; une longue robe à capuche façon kimono avec des imprimés abstraits, ainsi qu’une combinaison de ski. Les trois cofondateurs ont décrit la capsule comme « un symbole de rébellion organisée au sein de la jeunesse« .

Jaden Smith - MSFTSrep Automne-Hiver 2021

Entre workwear et streetwear, l’inspiration de la collection est venue d’un point de vue pratique. Faisant référence à la culture du ski, du surf et du skate, les pièces réinterprètent les silhouettes streetwear, créant de nouveaux looks audacieux basés sur des formes familières.

Jaden Smith - MSFTSrep Automne-Hiver 2021
Jaden Smith - MSFTSrep Automne-Hiver 2021

Pour moi, le snowboard est l’une des expressions et expériences ultimes et je veux donner aux gens la possibilité de ressembler à un punk rock s’ils le souhaitent. Les snowboarders sont parmi les personnes les plus stylées que je connaisse. Le style qu’ils ont sur la neige, je voulais qu’ils le portent aussi sur leurs vêtements”, s’est exprimé Jaden Smith.

Jaden Smith - MSFTSrep Automne-Hiver 2021

Lanvin – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Lanvin - Automne-Hiver 2021-2022 - Paris Fashion Week

En contraste frappant avec la collection de vêtements pour femmes de cette saison, la collection Automne/Hiver 2021-2022 pour hommes de Lanvin focalise plus sur un style urbain décontracté.

Bien que sa mode homme se veut plus ancrée dans la réalité, le directeur créatif de la marque Bruno Sialelli s’appuie sur l’héritage de la plus ancienne maison de mode pour infuser dans la garde-robe quotidienne un nouveau sens du luxe.

Ainsi, les vêtements sont dans la fonctionnalité : simple, facile à porter et pratique. Mais ils sont réinventés, rehaussés par leurs fabrications – satin, velours, imprimés animaux et paillettes, clin d’œil à l’héritage couture – tandis qu’ailleurs le luxe sensuel et voluptueux du cachemire et de la laine japonaise transforme la perception.

Poursuivant cette tendance aux formes cocon, Sialelli a créé des pardessus qui offrent protection et confort. Des vestes ajustées à coupe large qui prolongent l’épaule, associées à des baskets Lanvin « Curb » emblématiques de la marque font ressortir le style indéniable d’une vénérable maison qui a toujours su s’adapter à l’évolution des mœurs et de son temps.

© Lanvin

AMI Alexandre Mattiussi – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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AMI Alexandre Mattiussi - Automne-Hiver 2021-2022

Intitulée sobrement « Le Défilé« , filmée par le très branché cinéaste espagnol Alvaro Colom – un nom à surveiller, la nouvelle collection de AMI Alexandre Mattiussi est une célébration de l’énergie et l’insouciance de l’âge d’or des défilés et de la scène mode new-yorkaise des années 90.

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Revisitant de nombreux basiques dans des ensembles monochromes au minimalisme particulièrement contemporain, c’est une sorte d’hommage aux créateurs, aux émissions de télévision et aux modèles de cette décennie qui ont façonné sa vision de la mode.

Son vestiaire mixte est sans équivoque : on y perçoit l’écho de l’élégance décontractée de Caroline Bessette-Kennedy, du raffinement de Giorgio Armani, du style “Wall Street” de Michael Douglas, de l’élégance formelle et fonctionnelle de Calvin Klein, de Donna Karan et de Ralph Lauren ou encore du design conceptuel de Helmut Lang.

Quant à ses propositions, c’est une garde-robe dynamique mais simple avec des silhouettes surdimensionnées et bien définies où les costumes sont au cœur, soulignée par un minimalisme moderne et des blocs de couleurs bien inspirantes.

© AMI

Kenneth Ize – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Kenneth Ize - Automne-Hiver 2021-2022 - Paris Fashion Week

Depuis ses débuts remarquables à la Fashion Week de Paris il y a un an, Kenneth Ize a été témoin, malgré lui, de nombreux évènements notamment dans son pays, le Nigéria. Dans la foulée de la pandémie sanitaire mondiale, du mouvement Black Lives Matter et d’une flambée de violence contre les personnes transgenres, le designer nigérian a aussi vu son pays s’enfoncer dans une crise politique meurtrière: les manifestations EndSARS de Lagos – une série de manifestations pacifiques dirigées par des jeunes pour appeler à l’interdiction de la Special Anti-Robbery Squad, une unité de la police nigériane, et à mettre fin à l’oppression et à la brutalité policière au Nigéria – ont éclaté dans toute la ville, entraînant la mort d’au moins 12 manifestants non armés.

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Ces événements ont tellement bouleversé Kenneth Ize que sa collection Automne/Hiver 2021-2022 reflétait son humeur sombre.

Sa collection, intitulé “Le cercle de la naissance et de la mort”, reste fidèle à son esthétique, jouant avec ses proportions décontractées, son utilisation tactile de la fabrication et ses techniques de tissage traditionnelles, y compris le tissu tissé à la main aso oke, fabriqué par le peuple Yoruba en Afrique de l’Ouest. Cependant, les difficultés sanitaires, économiques et sociales que traverse actuellement le monde – y compris la crise politique en cours dans son pays – l’ont conduit à troquer sa palette de couleurs primaires pour des nuances plus sombres comme le bleu, le marron, le gris, le brun et même le noir.

Parallèlement à ses rayures signature, il a introduit cette saison un imprimé représentant un Ouroboros, un symbole circulaire représentant un serpent ou un dragon mangeant sa propre queue. Ce symbole évoque le cercle de la vie et de la mort et signifie un nouveau commencement.

Les tissus asoke qu’il utilise dans ses créations, généralement tissés à la main dans des contrastes flamboyants, reflètent cette fois un esprit plus calme tandis que la laine mérinos qu’il utilise pour la première fois dans sa collection – il a été l’un des six finalistes du prix Woolmark de cette année – donne à ses tenues une sensation de raffinement.

© Kenneth Ize

Palomo Spain – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Palomo Spain - Nuevo Día collection

Diffusée sur la plateforme numérique de la Fashion Week de Paris, la présentation de cette nouvelle collection de Palomo Spain du designer espagnol Alejandro Gómez Palomo coïncide avec le 5e anniversaire de son label.

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Intitulée “Nuevo Día”, la collection a été présentée à travers une pièce audiovisuelle produite par Shine Iberia, filmée dans un paysage futuriste plaques miroirs de la centrale solaire à concentration Solar Tres, connue aussi sous le nom de Gemasolar, située près de Séville, dans le sud de l’Espagne.

“Cet endroit à énergie solaire est comme une lumière qui brille dans nos cœurs à l’horizon”, s’est exprimé Alejandro Gomez Palomo. “Tout le monde peut le voir depuis notre village de Posadas. Vous savez, c’est l’endroit où ils font de l’énergie renouvelable, et nous l’avons aussi ressenti à propos de la collection. C’est rafraîchi et renouvelé!”.

En effet, porté par une vision originale et transgressive sur le vestiaire masculin, le designer espagnol propose un vestiaire plus léger et estival qu’à l’accoutumée, influencé par le mouvement pacifiste et le style hippie des années 60 et 70.

L’esthétique vise à “répondre énergiquement à la situation défavorable actuelle et à évoquer un profond désir de renouveau”.

Ce “désir de renouveau” et de fraîcheur – cette collection est moins théâtrale et plus portable que celles du passé – s’expriment tout d’abord dans les tissus, tels la popeline de coton imprimée, les brocarts pastel et les fibres naturelles de la maison Julián López, mais aussi dans les motifs, comme les imprimés floraux et les carreaux vichy, donnant à la gamme une touche plus fraîche.

Les silhouettes, elles, se dotent d’une allure incontestablement décontractée, plutôt inédite pour le label – bien que le tailoring, marque de fabrique par excellence du label andalouse, soit toujours très présent – avec ses pantalons évasés, ses bermudas slim fit, ses crop-tops et débardeurs ultra échancrés, ses tuniques sans manches, ses chemises et gilets ouverts dévoilant une partie du torse, et ses multiples “buckets” et “newsboy caps” issus de la collaboration avec Pardo Hats.

Autant d’éléments qui rappellent l’esthétique d’un mouvement ancré dans les cultures et mémoires collectives et l’esthétique genderless qui a depuis le début de sa création contribué au succès de la marque.

© Palomo Spain

Ann Demeulemeester – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Ann Demeulemeester - Automne-Hiver 2021-2022 - Paris Fashion Week

L’année dernière, la maison Ann Demeulemeester connaissait deux bouleversements majeurs : le départ de son directeur de création Sébastien Meunier et l’acquisition de la marque par le détaillant italien Claudio Antonioli, homme d’affaires et cofondateur de New Guards Group, la société derrière Off-White, Palm Angels et d’autres marques de streetwear de haut niveau.

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Après avoir sauté la saison Printemps/Été 2021, le label revient sur le calendrier parisien avec une collection conçue en interne par son studio.

La collection, appelée sobrement “New Beginnings”, opère un retour aux sources avec sa ligne androgyne, son mélange romantique et Rock’n’Roll en noir et blanc, faisant la part belle au tailoring. Une sensation que l’on perçoit dès les premières images de son court-métrage tourné en noir et blanc par Willy Vanderperre, le photographe fétiche de Raf Simons.
Ma mission est de préserver l’ADN – et de faire en sorte qu’Ann soit heureuse à l’avenir”, a déclaré le détaillant italien Claudio Antonioli, le nouveau propriétaire de la marque.

À travers les 14 silhouettes pour hommes, sur les 35 looks hommes et femmes confondus, l’équipe du studio du label rend un vibrant hommage à la fondatrice, renouvelant les signatures qu’elle appréciait tant. Des pantalons lâches, des costumes couture déconstruits, portés élégamment avec la chemise blanche ou un simple tricot de corps, complétés au besoin par le gilet d’homme classique et un chapeau en feutre noir si souvent présenté – et arboré par Ann Demeulemeester. Le tout sans aucun logo !

© Ann Demeulemeester

Givenchy – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Givenchy - Automne-Hiver 2021-2022 - Paris Fashion Week

Sur une partition techno originale de Robert Hood, l’un des pères fondateurs de la techno minimale, intitulée “Organized Chaos”, Matthew Williams a fait défiler sa seconde collection co-ed pour Givenchy – sa première sortie pour la maison de luxe parisienne en octobre dernier était en fait un lookbook.

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Le défilé a véritablement eu lieu dans la gigantesque salle de concert Paris La Défense Arena – sans public bien entendu, distanciation sociale oblige – éclairée par un mur de lumière dramatique, éclairant dans un jeu clair-obscur un sol humide.

Arrivé en tant que directeur créatif de la maison en juin dernier, Matthew Williams qui dirige également sa propre marque d’inspiration streetwear 1017 Alyx 9SM montre ici son affinité pour la fabrication et l’expérimentation des matériaux. Mis à part quelques touches occasionnelles de rouge, les looks eux-mêmes présentent tous principalement une couleur monochromatique de noir, blanc cassé et marron. Si la palette de couleurs est restée épurée, les pièces elles-mêmes en étaient loin. Des éléments influencés par le street-style et le sportswear ont été fusionnés avec des créations avant-gardistes pour représenter une tension entre extravagance et disciple.

À bien des égards, cette collection parle d’une tension constante entre deux mondes. Il s’agit de trouver un sens personnel dans des circonstances difficiles; il s’agit de sincérité dans ce que nous faisons plutôt que de stratégie. Nous voulions apporter un sens de la réalité vécue aux côtés de la précision, de l’élégance et de l’extravagance dans les vêtements et les looks. En fin de compte, la mode est pour nous une manière d’être, de ressentir et de se connecter plutôt qu’un jeu à jouer”, a déclaré Matthew Williams.

© Givenchy

Balmain – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Balmain - Automne-Hiver 2021-2022 - Paris Fashion Week

Aujourd’hui, alors que le voyage n’est pour le moment et pour la plupart d’entre nous qu’un fragment d’imagination, le thème d’aviation est un sujet parfaitement approprié pour nous projeter vers un avenir plus radieux lorsque la pandémie sera derrière nous et que nous pourrons prendre de nouveau les avions.

Et comme nous tous, ce futur, espérons-le proche, et la perspective de pouvoir voyager de nouveau est dans l’esprit de Olivier Rousteing. Pour la maison Balmain, le designer nous embarque pour New York, ou peut-être pour Sydney, à bord, autour, en dessous et sur les ailes d’un Air France 777. – la vidéo de la collection a été tournée dans un hangar de l’aéroport Charles de Gaulle.

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Rousteing a récemment plongé dans les archives de Pierre Balmain, et a appris que peu de temps après la création de sa maison de couture en 1945, le couturier âgé alors de 31 ans a entamé un périple qui l’amenait aux États-Unis, en Angleterre et même en Australie pour promouvoir la mode parisienne.

Inspirée en partie par ces voyages d’après-guerre de Pierre Balmain, à bord de Air France of course, compagnie de son amie Gertrude Stein – “Elle était une grande écrivaine et une grande féministe, et elle l’a emmené découvrir l’Amérique. J’adore le fait qu’il voulait voir le monde et pas seulement rester coincé au même endroit”, a déclaré Rousteing – la collection regorge de pièces ultra désirables qui s’intégreraient facilement dans la garde-robe d’un voyageur du monde: manteau militaire oversize, parka futuriste prêt pour un voyage intergalactique, gilets en peau de mouton, vestes de bombardier – certaines ont des manches très longues, zippées et laissées ouvertes, pantalons cargo aux poches surdimensionnées vert kaki et combinaisons d’astronaute argentées à finitions rouges. Le tout associé à des bottes d’astronaute et à une large gamme de bagages de voyage de toutes tailles.

© Balmain

Thom Browne – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Thom Browne - Automne-Hiver 2021-2022 - Paris Fashion Week

Les Jeux Olympiques et le Memorial Sports Coliseum de Los Angeles, servi de décor, ont été les premières sources d’inspiration de Thom Browne pour sa collection Printemps/Été 2021 basée sur le sport et présentée en octobre dernier.

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Quelques mois plus tard, le thème de sport est de nouveau au rendez-vous de la collection Automne/Hiver 2021-2022 du designer américain, avec cette fois pour vedette Lindsey Vonn, première championne de ski olympique aux États-Unis.

Browne a choisi la reine des courses alpines comme protagoniste dans l’un des meilleurs films de mode de la saison, un écrin de 10 minutes d’un conte de fée en noir et blanc qui évoquait l’intimité de “The Grand Budapest Hotel” de Wes Anderson et la sentimentalité du “Magicien d’Oz” de Victor Fleming, le tout dans un esthétique purement Thom Browne.

Réalisée par Carissa Gallo et tournée à Solitude Mountain à l’extérieur de Park City, Utah, la vidéo montre d’emblée la championne vêtue d’une robe matelassée à épaules dénudées et de vêtements de sport fusionnant un demi-tuxedo.

Et au fil des minutes qui passent, on découvrira que Thom Browne renouvelle ici son affection pour le mélange des codes du genre et sa prédilection de s’amuser avec les conventions des costumes. Les femmes revêtent alors des silhouettes masculines, les hommes des silhouettes féminines, tandis que le sportswear rencontre le vestiaire formel dans une volonté manifeste de briser les frontières et en prendre le contrepied.

Il mélange et assortit des pièces de couture classiques: bustier-rencontre-smokings, pardessus jumelés à des jupes, et des éléments de corseterie partout. Il joue avec le déséquilibre et la déconstruction, notamment sur les drapés asymétriques des robes, les différences de longueurs et de volumes, faisant souffler un vent de nouveauté à son label fondé il y a maintenant vingt ans, tout en conservant tout au long de la collection la même base : la chemise blanche à nœud papillon noir. Les pièces expérimentent des formes et des détails volumineux dans une série de tricots, de tissages, de nylon, de tweed et de délicates broderies.

Ici, la personnalité et l’expression de soi priment sur les vêtements qui, d’ailleurs, restent sans genre non conformes aux barrières comme la grandeur de l’esprit humain à nu dans le fantasme d’hiver en noir et blanc de Browne.

© Thom Browne

Versace introduit un nouveau monogramme pour Automne/Hiver 2021-2022

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Versace - Automne-Hiver 2021-2022

Au cas où vous ne l’aviez peut-être pas remarqué, Versace lance un nouveau monogramme baptisé La Greca. Il s’agit d’une interprétation du motif Greek Key qu’on trouve sur les fresques ornementales de l’architecture de la Grèce Antique, transformé ici en trompe l’œil dans le genre Labyrinthe de Balmain ou Chevrons de Goyard.

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Dans le film sorti aujourd’hui qui accompagne la collection, La Greca est au centre de tous les regards – partageant la vedette avec la Medusa, l’emblème historique de la maison – dans le labyrinthe géant en bois qui reprend ce désormais célèbre monogramme, dans les vêtements bien entendu, dans les accessoires et même dans les bijoux.

L’approche de couleurs de Versace pour la prochaine était audacieuse et rafraîchissante. La marque a mis en contraste une palette de fond de teint de noir et de marron, éclairée par des touches de rouge néon, de jaune, de bleu et de fuchsia. Audacieuse également la nouvelle approche de Versace en matière de monogramme en réintroduisant le motif Greca de la marque – pour rivaliser avec les monogrammes des autres maisons de luxe – dans un design minimaliste à l’infini qui figurait sur la plupart des pièces de la collection. Il apparaît en imprimé all over, sur des paires de gants, sur les cols, sur les doublures, sur des tailleurs et des accessoires, où il fait l’effet d’un monogramme géométrique. Plus loin, il est travaillé en macro, sur des mailles pour homme, des écharpes ou encore des manteaux.

Quant à la Medusa, cette célèbre tête de femme à la chevelure en serpents, emblème de la maison, elle se réinvente et se transforme en smiley pour venir nous taquiner sur des chemises, des foulards et des blousons aviateurs.

© Versace

Casual extravagant, la collection Tom Ford Automne/Hiver 2021-2022 dévoilée

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Tom Ford - Automne-Hiver 2021-2022

Une façon plus décontractée d’être extravagant”. Voilà la réponse de Tom Ford sur ce que les gens voudraient porter après plus d’un an ponctué de confinements et de couvre-feu.

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Contraint de reporter la présentation, initialement prévue pour le 17 février, de sa collection dû au COVID-19 présent dans son atelier à Londres, le designer américain, également président du CFDA, a finalement publié le lookbook de sa collection Automne/Hiver 2021-2022 le 26 février dernier.

Tom Ford explore cette saison le vestiaire de l’homme d’une manière plus décontractée mais luxueuse. Ainsi, il a fait référence à l’attitude habillée-décontractée des années 60 et le punk des années 80 (Paul Simonon de The Clash avec son regard rebelle et ses vestes en cuir brillant était sur le moodboard du créateur).

Ces références ont émergé de cette garde-robe qui équilibre les besoins pratiques du style quotidien avec le désir de l’homme de s’habiller de manière sophistiquée. Il y a beaucoup de pièces en velours et en matière matelassée tandis que les costumes se portent sans cravate. Les matières luxueuses sont partout, comme ces vestes en peau de mouton retournée ou des cols roulés en cachemire.

Et pour rendre hommage au temps passé à la maison, des robes et des pyjamas colorés aux imprimés éclatants complètent la collection. Le tout dans une palette de couleurs incroyablement vives, du caramel au turquoise, en passant par le rose poussiéreux, le vert jade ou le jaune acide qui jaillissent d’une mer de tons neutres.

© Tom Ford

KOCHÉ – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Koche - Automne-Hiver 2021 - 2022 - Paris Fashion Week

Ce n’est certainement pas anodin que Christelle Kocher appelle sa collection “Phœnix” et la vidéo qui l’accompagne “Birth of Paradise”, filmée au théâtre historique des Bouffes du Nord à Paris. Ces deux appellations font deviner une renaissance ou un nouveau départ, et avec cet espoir en tête que la fondatrice du label KOCHÉ, lauréate de l’ANDAM en 2019, a conçu sa collection Automne/Hiver 2021-2022.

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Après tout ce que nous avons vécu, il y a aussi une volonté de penser la mode différemment. Faites moins mais mieux; être vertueux dans la production et remettre en question la façon dont nous consommons. J’espère que nous sortirons de la pandémie après avoir appris des leçons positives”, a-t-elle déclaré.

Le phénix, oiseau mythique par excellence connu pour son pouvoir de renaître après s’être consumé dans les flammes, thème de la collection, se joue à cache-cache tout au long de la programmation, chaque apparition est l’occasion de mettre en valeur un détail artisanal ou une prouesse technique.

En effet, directrice artistique du plumassier Lemarié, qui appartient aux Métiers d’art de Chanel, Christelle Kocher connaît mieux que quiconque l’artisanat et la délicatesse – saison après saison, elle s’efforce de rapprocher le savoir-faire artisanal des meilleurs ateliers et les looks street ultra pointus qui font partie de l’ADN de son label, dans un souci d’anoblir le streetwear tout en ancrant l’artisanat dans la mode de son époque. Ici, des plumes, en forme d’ailes, ont été cousues sur les épaules d’un t-shirt légèrement transparent; là, elles ont été incorporées en bas d’une cape donnant au modèle un mouvement comme s’il s’apprêtait à prendre son envol. Les ailes du phénix et les flammes de sa renaissance ont été exécutées en flocage de velours complexe appliqué au denim ou imprimées sur du cuir très fin.

Derrière ces détails précieux, soulignés par des matières raffinées comme les velours, cotons, denim, jersey et cuirs végan – forcément durables, le confort est toujours au rendez-vous, évoqué par des looks décontractés aux inspirations sportswear.

© KOCHÉ

Marine Serre – Automne/Hiver 2021-2022 – Paris Fashion Week

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Marine Serre - Automne-Hiver 2021-2022 - Paris Fashion Week

Si ses précédentes collections étaient hantées par les univers post-apocalyptiques et les films de science-fiction, la collection Automne/Hiver 2021-22 de Marine Serre, intitulée “Core” (comme “cœur” ou “noyau dur”), se veut plus optimiste, chaleureuse et enjouée, suggérant l’harmonie.

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Pour accompagner la présentation de cette collection, la diplômée de La Cambre a dévoilé une courte vidéo d’un peu plus de deux minutes – en fait, il s’agit plutôt d’un trailer – qui n’est en fait qu’une mise en bouche. En effet, c’est sur le site de la marque qu’on découvre la totalité de la collection, 69 looks pour hommes, femmes, enfants et seniors, accompagnée d’un documentaire constitué de plusieurs vidéos, que complète un livre-catalogue, le tout faisant partie d’un projet en trois actes.

La vidéo montre ses proches filmés dans leur quotidien qui forment sa communauté d’adeptes, tous habillés en Marine Serre, mais aussi les coulisses de son processus de création et d’upcycling.

Une poésie du quotidien qui délivre aussi un message fort : la mode responsable qu’elle appelle par “écofuturisme” que défend la créatrice depuis le début de son aventure.

Il n’y a plus aucun doute sur le fait que cette dernière année a été difficile pour tout le monde et qu’il faut faire les choses différemment. Nous voulons amener l’écofuturisme dans les rues”, a déclaré l’étoile montante de la mode française.
Ainsi, elle peut se targuer cette saison de présenter une collection composée à 50% de pièces réutilisées et de 50% de fibres recyclées.

Dans une palette de couleurs souvent chaudes (camel, caramel, cacao, orangé, rouille) et dominée par son motif signature – le croissant de lune, et les patchworks qui suggèrent le métissage de cultures, de croyances et d’idées, la collection fait la part belle aux silhouettes influencées par le sportswear ou le workwear.

Core est une lettre d’amour à tous ceux qui se sentent perdus dans un monde d’isolation. Cette année nous avons trouvé la force dans nos racines, et l’imagination comme force de transformation”, a-t-elle écrit dans la note du show.