Automne/Hiver 2020

adidas et Y-3 se retrouvent pour une nouvelle collab, notamment avec la nouvelle Hicho

Partenaires de très longue date, le label Y-3 du créateur japonais Yohji Yamamoto et adidas se retrouvent pour une nouvelle collab pour la saison Automne/Hiver 2020.

adidas Hicho x Y-3

Parmi les nombreux modèles de cette collab, la nouvelle silhouette, nommée Hicho, tient la place de vedette puisqu’elle se démarque par son look audacieux qui résume l’ADN avant-gardiste et minimaliste de la maison japonaise.

adidas Hicho x Y-3

Ce nouveau modèle de chaussures à plateforme tire ses inspirations de l’intemporel Campus de adidas Originals.

adidas Hicho x Y-3

La adidas Hicho x Y-3 est déclinée en trois coloris : noir/blanc, un all-white et un all-black, ce dernier restant à dévoiler. Chaque coloris a été réalisé sur la même construction, à savoir en cuir souple aussi bien sur la tige, la semelle intérieure mais aussi sur le col.

adidas Hicho x Y-3

Minimaliste à souhait, le coloris blanc reste entièrement dans cette teinte, à l’exception du branding Y-3 qui prend une très belle couleur noire profonde. Quant au coloris noir/blanc, sa base reste noir tandis qu’une touche blanche est apposée sur les fameuses trois bandes latérales et sur la semelle intérieure.

adidas Hicho x Y-3

Son plateforme empile deux couches de semelles intermédiaires en caoutchouc, lui conférant des proportions exagérées mais qui restent plutôt élégantes, bien en phase avec la conception du label Y-3.

adidas Hicho x Y-3
adidas Hicho x Y-3

La adidas Hicho x Y-3 débarquera en rayons dès le 15 juillet chez certains revendeurs, tel Sneakersnstuff au prix de 280$ USD.

DREAMATIC, la campagne fantasmagorique pour l’Automne 2020 de Valentino

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DREAMATIC, tel est le nom de la nouvelle campagne de la maison Valentino qui a été récemment dévoilée pour la saison Automne 2020.

Dernière ce nom, se cache un univers fantastique à mi chemin entre le passé et le futur, entre la fantaisie et une réalité bucolique qui s’exprime à travers des imprimés audacieux et avant-gardistes.

Des paysages surnaturels, des animaux fabuleux et des dirigeables venus des mondes parallèles envahissent la collection Automne 2020 de Valentino et émergent sur des bases en noir et blanc inspirées par le passé.

Les mannequins Callum Heslop, Jeremiah Berko Fourdjour et Jethro Sapon sont les visages de la campagne dont la vidéo a été réalisée par YH Fong.

Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic
Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic
Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic
Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic
Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic
Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic
Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic
Valentino - Campagne Automne 2020 Dreamatic

L’esprit vintage et rebelle s’empare la collection Fall Preview 2020 de Lee Jeans

Vintage, te revoilà ! La nouvelle collection d’automne de Lee Jeans s’est inspirée de l’esprit rebelle des Ninety’s et du Mid-West.

Premier volet de la collection Lee Jeans Automne/Hiver 2020, la ligne Fall Preview 2020 réinvente ses grands classiques, tout en célébrant l’esprit rebelle et les designs des années 70 et 90.

La collection fait bien entendu la part belle au denim, incluant de nouvelles coupes, tels le jean Bronx à la coupe droite inspirée des années 90 avec une couture plus longue ou encore le short Bronx aux détails vintage et rétro.

L’emblématique blouson en denim Lee Rider fait également son retour, en version sans manches, à fermeture éclaire ou en version biodégradable. Cette dernière version fait partie du programme éco-responsable For A World That Works que Lee Jeans a développée il y a quelques années et qui a trouvé un large écho chez les inconditionnels de la marque.

Eléments incontournables de toute garde-robe qui se respecte, les t-shirts répondent aussi à l’appel. Ils apportent à la collection une cool-attitude avec leur aspect vintage et Rock’n’Roll. Les fans du style “motard” retrouvent alors l’aigle à tête blanche Americana, motif par excellence symbolisant la liberté, tandis que les couleurs primaires sourdes, les cotons blancs et les noirs grisés plairont aux amoureux du vintage.

Lee Jeans Collection Fall Preview 2020
Lee Jeans Collection Fall Preview 2020
Lee Jeans Collection Fall Preview 2020
Lee Jeans Collection Fall Preview 2020
Lee Jeans Collection Fall Preview 2020

La collection Fall Preview 2020 de Lee Jeans est à retrouver sur https://eu.lee.com/

La collab Aigle x KOCHÉ, grande gagnante du prix Andam 2019, dévoilée

En décrochant, l’an dernier, le prestigieux prix Andam (Grand Prix de l’Association nationale pour le développement des arts de la mode), le label KOCHÉ se voit courtisé par les acteurs de la mode. La marque de la créatrice Christelle Kocher s’est ainsi vue proposer une collaboration avec l’une des marques les plus emblématiques de la mode de l’Hexagone: Aigle, spécialiste du vêtement d’extérieur français depuis 1853.

Ainsi, la marque parisienne, lancée en 2014 et connue pour sa street-couture, a eu carte blanche pour revisiter les essentiels du vestiaire Aigle.

Fidèle à son esprit hybride qui associe couture et streetwear, KOCHÉ a réinterprété les parkas, écharpes, polos ainsi que les fameux cirés de Aigle. Patchworks, surpiqûres, taille XXL, esprit unisexe, matières recherchées et robustes sont au rendez-vous de cette collab dont les fameuses bottes en caoutchouc de Aigle ont été redesignées avec un imprimé crocodile.

L’intégralité de la collection sera disponible sur l’e-Shop d’Aigle à partir de l’automne prochain.

BLINDNESS mène son combat contre la pollution marine dans sa collection Automne/Hiver 2020

BLINDNESS, le label Sud-coréen du duo Kyu Yong Shin et Jisun Park et l’une des marques étoiles montantes du Pays du Matin calme, revient avec un nouveau lookbook pour la prochaine saison hivernale misant toujours sur le “gender fluid”, sa marque de fabrique.

Demi-finaliste du concours LVMH en 2017 et finaliste de l’édition 2020 du prestigieux Prix international Woolmark, BLINDNESS s’est inspirée de l’univers marin pour sa collection Automne/Hiver 2020. Ainsi, la prise de conscience environnementale et l’appel au combat contre la pollution marine s’expriment dans les filets de pêche utilisés sur plusieurs looks, tantôt en tant que vêtement à part entière, tantôt en enjolivement pour stimuler le discours.

Les silhouettes, elles, restent fortement ancrées dans le “gender fluid”, avec des formes amples mixant sportswear et esprit tailoring, mais aussi dans l’utilisation de la broderie et des perles.
Des touches d’uniforme militaire soulignent également les liens de la collection avec la protection des mers.

agnès b. dévoile son lookbook de sa collection homme Automne-Hiver 2020

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Face à l’augmentation de cas contaminés du COVID-19 en France et “au regard du contexte sanitaire international actuel”, agnès b. avait préféré, fin février dernier, d’annuler son défilé Automne-Hiver 2020. Une annulation qui avait déçu les fans de la marque qui devraient patienter pour découvrir plus tard la collection. Et c’est chose faite désormais !
La marque vient ainsi de dévoiler le lookbook de sa collection, sans chichi, aux allures décontractées et urbaines.

Depuis toujours, mon travail, quand je fais des photos, est pour moi comme un jeu… Un jeu à “On dirait qu’on serait…” Je m’amuse avec le si beau physique des garçons et filles qui sortent de la cabine d’essayage et j’en fait autant que possible des personnages de fiction cinématographique ou de roman. Ça peut même se passer au temps de Léonard de Vinci, comme l’exposition au Louvre car bouleversée je suis restée après l’avoir vu au Louvre…”, explique la créatrice à propos de sa collection Automne/Hiver 2020.

© Photos : agnès b.

Lacoste – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Lacoste a choisi de présenter sa dernière collection, imaginée par la créatrice britannique Louise Trotter, aux manettes du style de la marque au crocodile depuis deux ans, au Tennis Club de Paris comme un hommage à l’héritage de René Lacoste, son fondateur.

Cette saison, la collection de la maison parisienne tournait toute entière autour de Simone Lacoste ou Simone Thion de La Chaume, épouse du fondateur et championne de golf en son temps. Pour les hommes, Louise Trotter avait imaginé un vestiaire très coloré qui revisite bien entendu les classiques de la marque. Ainsi, les fondamentaux se retrouvent dans des tonalités chaudes et ensoleillées dont certaines rappellent la terre battue : vert d’eau, jaune, orange, bleu, vert sapin, bordeaux, émeraude mais aussi des couleurs plus neutres, tels le blanc, le noir, le beige, le gris…

À côté des références au tennis et au golf faisant de clins-d’œil incessants au couple, chacun champion dans sa discipline, l’influence du sportswear est fortement palpable en la présence des ensembles de survêt qui se portent comme des combinaisons de travail. La créatrice britannique n’a pas oublié non plus de revisiter le célèbre crocodile Lacoste qui se retrouve agrandi, dans une proportion inhabituelle.

© Photos : Lacoste

Balenciaga – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Des spectateurs plongés dans le noir, un sol inondé, un ciel orageux alimenté d’une bande-son industrielle… Demna Gvasalia, créateur Géorgien de Balenciaga, fait régner une ambiance de fin du monde à la cité du cinéma de Saint-Denis.

Dans cette ambiance apocalyptique à souhait, Demna Gvasalia, aux commandes de la marque depuis 2015, envoie ses soldats, hommes et femmes, aux allures ecclésiastiques et néo-gothiques marcher sur une piste remplie d’eau – aux deux premiers rangs restés alors vides.

Cent neuf silhouettes à l’épure imparable et émouvante qui revisitent les codes de la maison, auxquels se mêlent ceux du Géorgien. Ainsi, le noir, l’austérité, les volumes parfaitement contrôlés, le glamour s’acoquinent avec force magistrale aux coupes exagérées, aux épaules carrées et au sportswear qui caractérisent l’ADN de Gvasalia.

Cette conjugaison du patrimonial et du futuriste a permis d’aboutir, dans un premier temps, à des tenues impeccables, d’un brin austères, dans un registre noir qui non sans rappeler une certaine iconographie espagnole des siècles passés, pays dont est originaire le fondateur de la maison Cristobal Balenciaga, avant de s’orienter vers un registre plus sportif et streetswear.

© Photos : Balenciaga

Thom Browne – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Juché sur des chaussures à plateformes vertigineux, le premier modèle de Thom Browne émerge d’un paysage hivernal de bouleaux et de sapins, saupoudré de fausse neige, tête couverte d’un masque de girafe. Suivirent alors d’autres silhouettes à tête d’éléphant, de cerf, de lion, de cochon, d’hippopotame… qui annoncent clairement le thème de la collection : l’arche de Noé.

Pour sa toute première collection mixte, le créateur américain joue des références bibliques. Cependant, ceux de ses vêtements sont ailleurs, unis dans un effacement de frontières de genres et de codes conventionnels.

© Photos : Thom Browne

Lemaire – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Chez Lemaire, on oublie les décors grandioses et tape-à-l’œil d’autres mastodontes du luxe mondial pour se concentrer sur les détails car chez Sarah Linh Tran et Christophe Lemaire, chaque détail compte et compte pour beaucoup.

Le duo de créateurs, et partenaires dans la vie, poursuit leur propos qui sublime l’élégance naturelle et une sobriété toute bourgeoise. Sur fond d’une palette de couleurs sobres et presque monochrome où toute décoration est absente, la collection de Lemaire jouent le confort des coupes et la liberté de mouvement, remplie de pièces désirables aux allures allongées pour lesquelles la marque est connue.

© Photos : Lemaire

Haider Ackermann – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Applaudie à tout rompre par un Timothée Chalamet tout excité, la collection de Haider Ackermann, commerciale et accessible, est remplie d’idées exécutées avec une confiance calme et stable.

Je voulais quelque chose de plus absent. Je voulais que les vêtements disparaissent en arrière-plan”, déclarait-il en coulisses. “Ça ne rend pas justice à mes vêtements, je sais, mais… J’ai senti que tout était si fort que je voulais cette tranquillité”.

Mais derrière cette tranquillité apparente, il y a une force puissante d’énergie créative et de couleurs qui passe par des inspirations venues de l’Est et de l’Ouest, des plis Madame Grès, des kimonos, des vêtements de pyjama, des vêtements utilitaires et plus encore.

Pour ses hommes, Ackermann leur a dédié des pantalons doublés de cuir, d’impeccables manteaux, de costumes ou d’ensembles en velours côtelé – une première chez lui – aux couleurs chatoyantes et lumineuses. Tout est calibré avec soin et précision à travers des coupes magistralement exécutées et sobres.

© Photos : Haider Ackermann

Celine – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Sous le chapiteau monumental installé derrière le tombeau de Napoléon, Hedi Slimane fait défiler sa dernière vision de l’homme et de la femme Celine dans une collection entièrement unisexe.

Le créateur français poursuit ce qu’il a commencé depuis deux saisons, c’est-à-dire l’évocation de la bourgeoisie parisienne des années 1970 et un idéal de la jeunesse rock des années 2000, celle qui puisait les inspirations dans le vestiaire de leurs parents pour s’habiller.
Ainsi, quand un jeune dandy rockeur rencontre une belle étudiante parisienne, bourgeoise sophistiquée ou vice-versa, leur garde-robe devient interchangeable, gommant les frontières du masculin et du féminin, du genre, du style.

Les pièces ultra-désirables, ayant pour point commun une silhouette élancée “Slimanesque” au premier coup d’oeil, se confirment, s’affinent, se colorent, se jouent d’imprimés, sans fioriture, mais avec le souci de l’accessoire, en premier lieu le sac Sulky, un modèle de 1966 réintroduit cette saison par Hedi Slimane et porté aussi bien par les hommes que les femmes.

Cette idée d’unisexe se retrouve également dans sa nouvelle ligne de bijoux, les cristaux Celine, et celle en édition limitée composée de bijoux compressés en argent et vermeil, créée en collaboration avec la Fondation César.

© Photos : Celine

Maison Margiela – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Dans la droite ligne de sa collection Maison Margiela Artisanal qu’il a montrée en janvier dernier, John Galliano a, cette saison, poursuivi la quête éco-responsable – leitmotiv, entre autre, fondateur de la maison éponyme.

On trouve ici, sous l’étiquette officielle de la maison Recicla mentionnant la date de fabrication et la provenance du vêtement, de véritables pièces vintage qui sont intégrées dans la collection, parfois en un seul article, et parfois incorporées à d’autres articles. Galliano a abordé ce concept de “restauration” dans son podcast publié au lendemain du show en ces termes : “l’idée de donner une nouvelle vie à quelque chose … Lancer une nouvelle conscience”.

Il y a également chez Galliano cette forte volonté de faire voler en éclat les codes de la bourgeoisie des plus respectables – un travail qu’il s’acharne depuis plusieurs saisons.

Ainsi, les silhouettes bourgeoises ont été ici déstructurées, découpées, superposées et croisées avec des uniformes pour aboutir à une bourgeoisie d’un nouveau genre. L’atmosphère, pleine d’énergie mais aussi raffinée, était soutenue par une excellente palette de couleurs – des roses poudrés, des oranges, absinthe, vert loden, turquoise, sarcelle, jaune primaire, lilas et saumons. Une immersion émouvante dans son sens unique et inégalé de couleurs.

© Photos : Maison Margiela

Lanvin – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Bruno Sialelli a choisi la Manufacture des Gobelins pour présenter sa nouvelle collection inspirée pour la maison Lanvin – la plus ancienne marque de luxe française est depuis 2018 dans le giron du conglomérat chinois Fosun qui possède entre autres Club Med, Tom Tailor, Wolford.

Entourée par de magnifiques tapisseries qui sont “un pont entre le passé et le présent. Entre Jeanne Lanvin et moi-même”, a expliqué le créateur qui arrivait chez Lanvin il y a un an à peine, sa collection est une replongée dans l’historique de la maison, des silhouettes classieuses aux logos et calligraphies qu’il a retrouvées dans un livre imaginé par la fondatrice Jeanne Lanvin, “L’Opéra de l’Odorat”, écrit en collaboration avec l’une de ses collaboratrices, l’écrivaine et intellectuelle Louise de Vilmorin.

Sialelli s’est ainsi approprié l’histoire de Lanvin en y ajoutant sa touche personnelle. On retrouvera de la fluidité dans les matières, des coupes qui respirent, des jeux de découpes, des tricots confortables, des détails naïfs, et beaucoup de couleurs qui interpellent. Une façon de rendre petit à petit l’identité de la Maison, tout en maintenant un dialogue entre son héritage et le monde qui l’entoure.

© Photos : Lanvin

Kenzo – Automne / Hiver 2020-2021 – Paris Fashion Week

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Bienvenu dans le monde onirique, initiatique et de voyage de Kenzo Takada, version Felipe Oliveira Baptista – portugais de naissance et devenu français depuis peu – qui partage avec le fondateur de la Maison Kenzo – né au Japon mais français de cœur – un point commun : le multiculturalisme.

Après avoir officié avec succès chez Lacoste, le créateur franco-portugais a dévoilé, il y a quelques jours, sa toute première collection pour la marque fondée en 1970 par Kenzo Takada.

Pour son baptême du feu, Oliveira Baptista a choisi les jardins de l’Institut National des jeunes sourds, dans le 5è arrondissement de Paris, pour implanter le décor de son show : une structure tubulaire transparente, conçue comme un objet nomade modulaire qui fait un clin-d’œil à l’esprit nomade de la collection.

On a intitulé cette première collection “Going Places”, avec en tête l’idée du voyage, d’un esprit nomade. Le travail de Kenzo Takada était très facile à comprendre, de l’ordre de l’évidence, une simplicité assumée. Il faut qu’on reste facile à lire, et confortable. D’où des vêtements fonctionnels…”, a expliqué Felipe Oliveira Baptista.

Évoquant la traversé des mers et océans du fondateur Kenzo Takada à bord d’un bateau de croisière, depuis Tokyo jusqu’en France – alors qu’il était un jeune homme, avec pleins de rêves en tête, venu chercher gloire et Haute Couture à Paris, les silhouettes étaient emmitouflées dans un vestiaire de protection, composé de parkas et de manteaux réversibles, comme pour affronter le temps peu clément à bord de ce paquebot.

Puis, il y a eu des souvenirs de jeunesse de Oliveira Baptista dans les Açores et ceux de ses parents, jeunes mariés, au Mozambique quand ils s’apprêtaient à sauter en parachute. Ces référentiels émotionnels se rejoignent dans ces tuniques et djellabas allongées bariolés d’imprimés colorés et de têtes de tigre – le motif évoque à la fois la signature de la maison mais aussi aux oeuvres de l’artiste et peintre lisboète Julio Pomar qui, fasciné par ce félin, a réalisé dans les années 80 une grande série sur ces animaux majestueux.

© Photos : Kenzo

GCDS – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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À la gare centrale de Milan, la maison 100 % made in Italy GCDS (God Can’t Destroy Streetwear) a convié ses invités à “prendre le train et rentrer à la maison, à Naples”, le temps de quelques heures.

La marque street, fondée en 2015 par le créateur napolitain Giuliano Calza et son frère Giordano, délaisse cette saison son côté street qui a contribué à son succès pour une orientation plus haut de gamme.
Le résultat est une collection moins rue et plus douce, confectionnée par des artisans napolitains.

Exit donc les tee-shirts, sweaters et les survêts. Place à de superbes mailles en cachemire, mohair et autres belles laines, recouvert de cristaux, et associés à des jeans amples et pantalons en cuir tandis que les logos voyants ont laissé place à des graphismes plus discrets et colorés.

Dans un autre registre, Calza a également fait un clin-d’œil à Naples, à travers d’une adorable illustration extraite de “Tom et Jerry à Naples”, un court métrage sorti en 1954, imprimée sur un blouson.

© Photos : GCDS

BOSS – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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Le directeur de création de BOSS Ingo Wilts est revenu sur l’âge d’or de la marque dans les années 1970, mais aussi aux années 1920, les Années Folles – tendance majeure de cette saison – qui s’expriment à travers l’un des ses éléments emblématiques : les franges.

Dans ce défilé mixte, ses hommes ont eu droit à d’impeccables costumes de businessman, de grands manteaux en cuir brillant ou dans un imprimé zèbre déstructuré et des pantalons de jogging élégants. En un mot, des vêtements séduisants et extrêmement faciles à porter, au bureau comme en soirée. Le tout dans une palette monochrome, de marron, de noir, de gris, de beige, de bleu marine, de blanc mais aussi d’orange et de lilas, une couleur plutôt audacieuse pour les hommes.

Notre idée, c’était le croisement des générations. Des pièces de notre passé, mêlées avec des nouveautés. Notre entreprise a particulièrement marqué la tradition des années 1970 et 1980. Alors nous sommes partis des campagnes de pub de cette époque. En les mélangeant avec les années 1920 et leurs franges. Il s’agissait de ranimer le passé, mais avec de la fraîcheur”, expliquait Ingo Wilts.

© Photos : BOSS

Versace – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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Presque deux après après avoir été vendue à l’empire Michael Kors pour près de 2,12 milliards de dollars, Versace continue à opérer sa mue, avec cette saison son tout premier défilé mixte.

Composée de 91 looks, la collection de Donatella Versace focalise sur l’idée du pouvoir et de la sexualité, inaugurant une nouvelle interprétation du sexy par la créatrice. Pour ce faire, elle a puisé dans les archives de la maison et en extirpe plusieurs saisons d’un trait.

Ce que j’essaie de dire avec cette collection, c’est que la sensualité passe d’abord par le cerveau. Les vêtements ne sont qu’un moyen de parvenir à une fin. Pour moi, l’hyper-masculinité est parfaite pour les vêtements masculins, et l’hyper-féminité correspond aux vêtements féminins”, a tranché Donatella.

Ainsi, pour les hommes, il y avait des cuirs machos, des bombardiers à la coupe très large, des pulls fleuris surdimensionnés des années 90, des costumes aux imprimés baroques, des rayures zébrées et des smokings brodés de cristal. Quant au logo de la maison milanaise, il a subi de multiples transformations. “Je me suis amusée à jouer avec l’esprit baroque de Versace, à le rendre plus dynamique, à modifier ses formes”, expliquait la créatrice.

© Photos : Versace

Philipp Plein – Automne / Hiver 2020-2021 – Milan Fashion Week

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Créateur du bling-bling. Philipp Plein mérite largement cette réputation et il n’en fait certainement pas économie !

Assuré par le rappeur américain Tyga qui performe sur un ring de boxe, au milieu des feux d’artifice et de la fumée, et devant plus de 3 000 invités dont de nombreuses célébrités (Cameron Dallas, Missy Elliott, Ellen von Unwerth ou Jada Pinkett Smith pour ne citer que quelques uns), son show est à l’image de l’homme.

Des imprimés léopard, de dollars, des clous punk, des cuissardes en or, du doré, et beaucoup de cristaux Swarovski et de logos “Plein” scintillants. La fin du show était un hommage à feu Kobe Bryant avec des maillots et des hoodies aux couleurs des Los Angeles Lakers, affichant le numéro 24 de Kobe Bryant, et recouvert de cristaux Swarovski. L’hommage a été l’objet d’une polémique sur les réseaux sociaux où de nombreux internautes le taxaient de mauvais goût et de récupération.

© Photos : Philipp Plein