Quel sport contre la dépression ?

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Quel sport contre la dépression

Le sport, ceci n’est plus à démontrer, est bon pour notre santé physique (à condition de le pratiquer en respectant certains préceptes…), mais quels sont ses bienfaits sur la psychologie de l’individu, et sur sa santé mentale ?

De très nombreuses études réalisées dans des pays variés aux racines culturelles très diverses, tendent à le prouver de façon indiscutable : lorsque l’on pratique une ou plusieurs disciplines sportive(s), on a très sensiblement moins de chance de tomber en dépression ou de connaître des épisodes de déprimes plus ou moins violents et répétés.
Si l’on en croit toujours ces mêmes études, cela est encore plus précis et net dans les résultats, puisqu’elles tendent à montrer de façon très claire que plus vous allez vous astreindre à la pratique d’un sport (ou de plusieurs disciplines données), et moins vous allez avoir de chance de connaître les affres d’une dépression.

Le lien de causalité est démontré de façon indubitable et cela sur un très grand nombre d’études. Une fois que l’on a compris cela et que l’on a intégré ce que cela devait nous signifier, il semblerait un peu dommage, pour ne pas dire « ballot », de ne pas faire un minimum d’effort, de ne pas mettre un entrain minimal, afin d’en tirer quelques profits.

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Quel sport contre la dépression

Ne pas en tenir compte et ne rien faire du tout lorsque l’on sait tout cela, serait d’autant moins malin que les bienfaits que vous pourriez en retirer sont doubles : en effet, non seulement le sport va vous permettre d’avoir une sorte de soupape grâce à laquelle vous lutterez plus efficacement contre tout état dépressif, mais en outre, et ceci n’est pas anodin pour la majorité d’entre nous, vos séances sportives, quelle que soit la discipline ou les disciplines choisie(s), seront tout aussi bénéfique pour votre corps et vous feront de jolis courbes.

Nous aimerions éclairer un peu la question qui peut alors se poser, et qui soulève l’interrogation suivante : qu’est-ce que ces fameuses études mettent dans la case « Sport » au juste ?
Convenons tout d’abord qu’à condition que vous pratiquiez correctement (sans en faire trop, ou sans faire « mal »…), toutes les disciplines sportives, pour peu qu’elles vous conviennent et vous plaisent, seront forcément positives s’agissant de votre forme physique et de votre mental.

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Soyons clairs à ce propos, les études que nous évoquons n’ont pas tant ciblé des sports précis que des façons ou des intensités pour les pratiquer. Elles sont donc axées autour d’une pratique sportive régulière (ce qui revient à 2 ou 3 séances par semaine), et avec une intensité modérée à intense (c’est à dire que vous n’êtes pas obligé de pousser votre organisme et votre métabolisme dans ses derniers retranchements lors de chaque séance, mais qu’il et tout de même important de ne pas non plus flâner au point de ne pas forcer du tout sur les muscles et au niveau cardiovasculaire…).

Il faut donc bien comprendre que ce n’est donc pas tant la discipline en elle-même qui va compter afin vous donner les armes qui vous permettront de lutter efficacement contre la dépression.
Un peu plus tard au cours de cet article, nous vous donnerons quelques idées de pratiques sportives (ne serait-ce que pour suggérer à celles et ceux qui sont un peu dans le flou à ce niveau là…), mais ce qui va être central quelle que soit l’activité sportive vers laquelle vous allez vous tourner au final, c’est plutôt votre propension à vous tenir à une certaine intensité dans la pratique, dans l’effort, et à un étalement de cette même pratique, dans le temps (il ne s’agit pas de faire une séance, puis de considérer que l’on s’est mis à l’abri de la dépression pour l’année qui arrive !).

Quel sport contre la dépression

Pour que vous compreniez bien, pour que les choses soient bien claires, sachez qu’il a été démontré de façon factuelle qu’une activité sportive hebdomadaire portée de 240 à 300 minutes (soit de 4 heures à 6 heures), avait un réel impact sur notre propension à sombrer dans la dépression, ou bien à l’inverse, à nous en protéger.

Ce temps d’effort que nous ne pouvons que vous conseiller peut tout à fait être réservé à de la marche, (sportive ou non, elle devra malgré tout rester un minimum soutenue), du vélo, de la natation ou ce genre de choses, mais vous pouvez tout aussi bien faire varier les plaisirs en optant pour la pratique de sports plus intenses tels que la musculation, le crossfit, ou ce genre de choses.

Mais vous avez aussi la possibilité de vous tourner vers des entraînements de sport collectif (du rugby, du basketball, du handball, du football, du volleyball, du hockey sur glace ou sur gazon, du touch-rugby, etc…), ou de sports individuels (de l’athlétisme, du tennis, du squash, du ping-pong, du judo, du karaté, à vous de voir…).

Quoi qu’il en soit, afin d’en retirer un maximum de bienfaits, ce qui est essentiel, outre le fait de vous dépenser (car encore une fois, c’est crucial, il ne s’agit pas de faire semblant et de se donner seulement bonne conscience…), c’est aussi de retirer un certain plaisir lors de la pratique. Plus on est passionné par le sport que l’on pratique, et plus l’effort sera ‘indolore’ d’une certaine manière, et moins les heures nous paraîtront longues en plein effort !

Quel sport contre la dépression

Afin de continuer à décliner des chiffres clairs qui parleront sans le moindre doute à tous et à toutes, sachez que la combinaison parfaite pour une pratique sportive efficace contre la dépression ou les états dépressifs, c’est 300 minutes d’effort modéré par semaine, auquel il faut ajouter 1 à 2 séances de plus forte intensité. Ces 2 dernières séances devront se concentrer sur des disciplines un peu plus toniques, un peu plus musculaires et sans doute aussi plus individualisées (encore une fois, citons la musculation, le fitness, et la salle de sport en général, ou encore le crossfit, pour vous donner une idée précise), et vous donneront un certain confort dans la pratique plus récréative ou plus technique, lorsque vous reviendrez à la discipline aimée.

Si vous parvenez à associer ces 2 types de pratique (qui devraient systématiquement aller de paire, de notre point de vue..) dans les proportions que nous vous suggérons ici, et en faisant le choix de sports qui vous correspondent et vous valent des sensations positives, alors vous mettrez vraiment toutes les chances de votre côté pour lutter contre tout état dépressif, tout au long de l’année. Et ce n’est pas parce que l’automne pointera le bout de son nez roux avec la petite bise mordante que l’on sait, et le ciel gris de circonstance, que vous baisserez la tête et que vous perdrez votre élan positif et optimiste, croyez-le bien !

Quel sport contre la dépression

Alors, bien évidemment, il va de soi que personne ne peut vous garantir une recette magique, une formule absolue qui vous mettra, à coup sûr, hors de portée de toute dépression ou de tout coup de mou au cours de votre vie. Il serait illusoire et mensonger de laisser penser qu’il y a un remède miracle, en dehors de l’alchimie qui s’opère à l’intérieur même de soi et de sa conscience, car ce n’est pas le cas.…
Personne n’est à l’abri à 100 % d’une forme de dépression, qu’elle soit bénigne ou plus profonde, car la vie réserve parfois des épreuves dramatiques qui peuvent sonner et faire chanceler le plus solide des êtres du monde.

Néanmoins il convient de savoir comment se doter des armes nécessaires pour faire face, le cas échéant, avec la meilleure posture possible ; il convient de se doter des armes pour ne pas se laisser abattre facilement, pour s’ancrer solidement dans un sol qui ne se dérobera pas lorsque le vent soufflera en tempête, et pour apprendre aussi, comme dans la fameuse Fable de Lafontaine, à plier comme le roseau !

Attention, nous ne prétendons pas non plus que si vous ne suivez pas cette méthode, cette discipline que nous venons de prendre le temps de vous expliciter au cours de ce contenu, vous allez nécessairement être sujet à la dépression et connaître des affres insurmontables de façon plus ou moins régulière et répétitive.

Ce qui est important de garder à l’esprit par dessus-tout, c’est que même si vous n’avez ni le temps, ni l’énergie de vous astreindre à ce programme idéal décrit un peu plus tôt, il faut malgré tout bien comprendre que chaque effort, chaque minute passée à se faire plaisir et à se ‘faire un peu mal’ en pratiquant une activité sportive (une pratique qui vous plaît et vous donne du plaisir, répétons-le une dernière fois, car c’est important…), va représenter une sorte de levier une technique de lutte si l’on peut dire, afin de repousser l’état dépressif un peu plus loin et parfois même, le chasser pour de bon au-delà de l‘horizon !.


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