Leica SOFORT LimoLand par Jean Pigozzi

Leica SOFORT Édition spéciale « LimoLand par Jean Pigozzi »

in HIGH-TECH

Lors de la faillite de Polaroid en 2008, on avait déclaré la mort certaine de l’“argentique instantanée”. Mais c’était sans compter sur la persévérance de nombreux nostalgiques qui ont tenté par tous les moyens de ressusciter la passion rétro de ces appareils. Contre toute attente, les consommateurs avaient accueilli avec beaucoup d’enthousiasme le retour de la photo instantanée, à l’heure même où les appareils photo numériques sont devenus plus que jamais abordables.
Le japonais Fujifilm fut le premier, sur grande échelle, à croire à ce retour inattendu avec sa large gamme d’appareils Instax déclinée en plusieurs formats “Wide” ou “Mini”. Popularité et succès au rendez-vous, d’autres marques et produits arrivèrent sur le marché et le dernier en date étonnement le “SOFORT” du légendaire fabricant allemand Leica.
À l’annonce de cet appareil, au premier trimestre de l’année, les attentes furent grandes lorsqu’on sait que Leica fut à la manette. Mais lorsque les attentes sont trop grandes, le résultat peut parfois aller proportionnellement à l’inverse et c’est le cas de “SOFORT” de Leica.
La toute première déception est son prix. Quand les appareils de Fujifilm s’affichent à environ 129€, celui de Leica s’élève à 280€ avec des performances qui ne correspondent en rien à ce que son nom voulait signifier.
Dernière sa carrosserie très sobre au style carré avec des bords arrondis se cachent des performances qui ne sont pas dignes de la légende Leica. Sa fiche technique ressemble à s’y méprendre à celle du Fujifilm instax mini 90 Neo Classic. Même objectif 60 mm f/12,7 – une ouverture assez étroite entraînant souvent un manque de lumière -, même système de mise au point sur 3 plages (macro de 0,3 à 0,6 m, standard de 0,6 à 3 m et paysage de 3 m à l’infini), même batterie Li-ion 740 mAh, même obturateur de 8 s à 1/400 s, même retardateur, même pose B et même double exposition. Et enfin, le SOFORT de Leica utilise les même pellicules Fujifilm instax mini, couleur ou monochrome. Autant de points faibles, étonnant quand son nom est SOFORT. Un seul point technique positif cependant est qu’il propose le mode double exposition.Leica SOFORT LimoLand par Jean PigozziEt si malgré tous ces points négatifs, vous êtes toujours intéressé par cet appareil siglé d’une marque mythique, sachez que l’allemand vient sortir une nouvelle déclinaison de son SOFORT. “Limoland by Jean Piggozi”, tel est le nom de cette version flashy et colorée, créée en collaboration avec le photographe, entrepreneur et collectionneur d’art franco-italien Jean Pigozzi. Ses faces avant et arrière sont habillées du logo « Mr. Limo » de la marque Limoland fondée par Jean Pigozzi. Le Leica SOFORT « Limoland by Jean Pigozzi », disponible à 389€ à partir de fin octobre, sera livré avec une courroie en nylon rouge agrémentée de pièces en cuir signée Artisan & Artist et pourvue du logo bleu « Mr. Limo ».

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