Dormir permettrait de rester mince

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Cette affirmation balaie toutes les préjugés que notre société véhicule autour du sommeil et le surpoids. En effet, dormir pourrait permettre de rester mince, selon des chercheurs américains.

Les chercheurs ont analysé le sommeil, l’activité et les dépenses d’énergie de 14 infirmières du centre médical militaire « Walter Reed Army », à Washington D.C.
Chaque participante était munie d’un brassard mesurant l’activité, la température du corps, la position, et d’autres facteurs calculés au repos et en activité.
« En analysant les résultats et en les séparant selon les catégories « petits dormeurs » et « gros dormeurs », nous avons réalisé que ceux qui dorment peu ont un indice de masse corporelle moyen de 28,3kg/m², tandis que ceux qui dorment beaucoup ont un indice de masse corporelle moyen de 24,5. Ceux qui dorment peu connaissent des difficultés pour s’endormir », explique Arn Eliasson, le principal auteur de l’étude.
Bizarrement, les individus en surpoids sont plus actifs que les autres, ils marchent plus qu’eux. Les personnes en surpoids parcourent en moyenne 14.000 pas par jour, alors que les autres feraient 11.300 pas, soit une différence de 25%. Cela permettrait aux personnes en sur-poids de dépenser 1.000 calories de plus que les autres en moyenne par jour.
Pour expliquer le surpoids malgré une dépense d’énergie supplémentaire, Arn Eliasson estime que dormir moins pourrait déséquilibrer l’équilibre hormonal. Une réduction du taux de leptine, par exemple, appelée couramment l’hormone de satiété, pourrait pousser ces personnes à se nourrir davantage.
Le stress pourrait également être responsable de la réduction de la qualité et du temps de sommeil, ainsi que causer une faim plus forte, ce qui pourrait expliquer la prise de poids.
« Le stress et la manque de sommeil pourrait rendre ces personnes moins organisées que d’autres, ce qui leur demanderait de marcher davantage pour réaliser des tâches similaires », estime Arn Eliasson. « Cela pourrait augmenter encore leur stress et encourager des comportements nerveux comme le grignotage ».