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Benoît Minc
11-09-2011

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Takashi Murakami Le roi du pop-art japonais

Takashi Murakami Le roi du pop-art japonais
Son rêve est de devenir réalisateur de dessins animés, mais la peinture traditionnelle nihon-ga, située entre la tradition picturale japonaise de l’époque Edo (1650-1868) et les références occidentales, a décidé son destin autrement. 
Représentant de la nouvelle culture nippone, Takashi Murakami revendique la pratique d’un art japonais autonome, d’un « nouveau japonisme », et veut se détacher de l’influence occidentale. 
La culture pop japonaise est ainsi omniprésente dans les œuvres de Murakami : « c’est comme l’air ou la respiration. Elle est une source d’inspiration naturelle pour moi. » dit-il. 
L’artiste, dont certaines de ses œuvres ont été vendues à 1,5 million de dollars et qui fut classé septième, en 2005 par le magazine ArtReview, sur la liste de cent artistes les plus influents du monde, juste derrière Gerhard Richter, est considéré comme l’un des chefs de file du néo-pop japonais dit superflat. 
Murakami revendique l’héritage des pères du pop-art comme Roy Linchtenstein et Andy Warhol, mais son art est une réflexion sur sa propre culture et diffère de ses maîtres en se diversifiant dans le domaine des accessoires de tous genres : les sacs pour Louis Vuitton, les ballons de foot, les tapis de souris… qui sont tous aussi essentiels dans sa démarche de la création artistique.
Ainsi, à la fin des années 80, il a créé la Hiropon Factury, devenue aujourd’hui la Kaikai Kiki Corporation. La société crée des logos, des T-shirts, des motifs pour
des vêtements, toutes sortes de produits dérivés.
Ses œuvres sont le croisement entre la culture ancestrale (nihon-ga) et le merchandising le plus primaire (tapis de souris), la culture Otaku (passion exclusive) et le kawaii (son sens approximatif est mignon et qui désigne l’expression d’un mouvement jeunisme, par exemple Hello Kitty).
En dépit de sa volonté de se démarquer de l’art occidentale, Murakami éprouve beaucoup d’attachements pour la culture pop américaine, laquelle, il a consenti, a énormément influencé son travail : « Star Wars et la culture cinématographique des années soixante-dix ont laissé des traces indélébiles sur mes œuvres. ».
 
Les choix de Takashi Murakami
Music : Nirvana 
Film : « Les rencontres du troisième type » de Steven Spielberg 
Artiste : Jeff Koons 
TV : Saturday Night Live de John Belushi

Takashi Murakami 727-272 The Emergence of God At The Reversal Of Fate
« 727-272 The Emergence of God At The Reversal Of Fate », 2007

Takashi Murakami Tan Tan Bo
« Tan Tan Bo », 2003
 

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